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Structure du salaire en France

De Wikiberal.

Sommaire

Définitions

Liste des prélèvements sur salaire

Cotisations sociales obligatoires

  • Assurance chômage
  • Allocations familiales
  • Assurance maladie, maternité, invalidité, décès
  • Accidents du travail
  • Assurance vieillesse
  • Assurance veuvage
  • APEC (pour les cadres)
  • CSG (Contribution Sociale Généralisée)
  • CRDS (Contribution pour le Remboursement de la Dette Sociale)
  • FNAL (aide au logement)
  • Retraite complémentaire
  • Taxe d'apprentissage et de formation professionnelle

Les versements volontaires

Cotisations patronales et salariales : la fausse dichotomie

Equivalence des deux types de cotisations

Les cotisations sociales sont séparées fictivement en cotisations salariales et cotisations patronales. En réalité, les cotisations patronales n’appartiennent pas au patron, elles font partie des avantages et appartiennent donc au salarié. C’est d'ailleurs un point confirmé par la législation européenne, qui définit une rémunération comme étant « le salaire ou traitement ordinaire de base ou minimum, et tous autres avantages payés directement ou indirectement, en espèces ou en nature, par l'employeur au travailleur en raison de l'emploi de ce dernier. » (point 2 de l’article 141, ex article 119, du traité d’Amsterdam).

Le salarié serait largement gagnant à toucher son salaire complet et à s’assurer librement par lui-même. Le fait que ce soit le patron (en fait la Sécurité sociale) qui décide à sa place ressortit d’un paternalisme digne du XIXe siècle (« si on les laisse libres, ils ne s’assureront pas », « si on leur donne leur salaire complet, ils vont aller tout dépenser au bistrot »). Étonnamment, on estime que le salarié est assez responsable pour aller voter et décider ainsi de l’avenir de son pays, mais pas pour adhérer de lui-même à une assurance !

Les raisons de la distinction entre cotisations salariales et patronales

En quoi, ou à qui, peut-il être utile de distinguer deux types de cotisations plutôt qu'un seul ? Pour l'employeur : aucune utilité, toutes ces cotisations représentent de l'argent que lui coûte le salarié. Pour le salarié : aucune utilité, patronales ou salariales, peu importe, c'est de l'argent qu'il ne touche pas, et qui est destiné à partir dans le trou sans fond de la Sécurité sociale para-étatique. Comme le dit Georges Lane :

En fait les cotisations patronales n'existent pas. Ce sont un leurre entretenu par les hommes de l'état (dont ceux des syndicats) pour mieux voler l'employé. L'employeur ne connaît qu'une chose : le prix du travail de l'employé qu'il doit payer ET QUE DEVRAIT TOUCHER L'EMPLOYÉ.

En fait, l'existence de cette part patronale fictive permet à l'État et à la Sécurité sociale d'augmenter à volonté la part du gâteau salarial qu'ils s'arrogent sans que le salarié se mette à grogner, puisque rien ne change pour lui. C'est uniquement le "méchant" patron qui paye les augmentations de cotisations patronales. En dernier ressort, c'est bien le salarié qui est volé, mais comme tout se passe dans le bureau du patron, le bouc émissaire est tout désigné.

Les coûts réels sont ainsi cachés

La distinction entre les deux types de cotisations permet de cacher la réalité des coûts. Un salarié qui voudrait savoir combien lui coûte par exemple son assurance maladie (qui n'a d'"assurance" que le nom), se contenterait de regarder sa cotisation salariale d'assurance maladie et pourrait la trouver, somme toute, assez modique. Le coût réel de son assurance maladie est beaucoup plus élevé, puisqu'il est constitué de la somme des postes suivants :

  • cotisation salariale d'assurance maladie ;
  • cotisation patronale d'assurance maladie ;
  • CSG (Contribution sociale généralisée, créée en 1990, imposition affectée au financement du système de sécurité sociale et se substituant pour partie à des cotisations assises sur les revenus d’activité) ;
  • CRDS (Contribution pour le remboursement de la dette sociale, créée en 1996 pour tenter d'apurer la dette sociale)

Un exemple chiffré (chiffres 2007, voir [1]) :

  • cotisation salariale d'assurance maladie : 0,75% du salaire de base
  • cotisation patronale d'assurance maladie : 12,8% du salaire de base
  • CSG : 7,5% du salaire de base (5,1% + 2,4%)
  • CRDS : 0,50% du salaire de base

Au total, plus de 20% du salaire de base est consacré à la seule assurance maladie (les autres cotisations concernant retraite, prévoyance, assurance chômage, invalidité, etc.).

Lien externe

Voir aussi

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