Vous pouvez contribuer simplement à Wikibéral. Pour cela, demander un compte à admin@liberaux.org. N'hésitez pas!



Arthur Laffer

De Wikiberal
Arthur Laffer
Économiste

Dates Né en 1941
Arthurlaffer.jpg
Tendance Économie de l'offre et école de Chicago
Origine États-Unis États-Unis
Articles internes Liste de tous les articles

Citation « Les hauts taux tuent les totaux »
inter lib.org sur Arthur Laffer

Arthur Laffer est un économiste américain né en 1941. Père de la célèbre « courbe de Laffer », il fait partie des supply siders (école de l'offre) qui ont trouvé un certain écho dans la politique économique conduite par Ronald Reagan (reaganomics) aux États-Unis et celle de Margaret Thatcher en Grande-Bretagne.

Présentation

Il est professeur d'économie à l'université de Californie à Los Angeles (UCLA). Lors d'un diner en décembre 1974 avec ses étudiants, il explique, au cours du repas, que le taux fiscal élevé entraîne une baisse des recettes fiscales à partir d'un certain niveau. Il dessine, donc, sur la nappe en papier, une courbe qui devint célèbre sous le nom de courbe de Laffer.

Courbe de Laffer

Il explique la forme en cloche par la préférence des contribuables en faveur des loisirs (ou de l'inaction) quand l'effort marginal entraîne une taxation plus que proportionnelle au gain de revenu. Il est préférable, dans ces cas là, de rester inactif. La difficulté est, cependant, de connaître, le point des recettes maximales.

Sa découverte engendre un mouvement de réflexion de la population. En Californie, en 1978, une révolte fiscale mène au vote de la proposition 13 qui visait à réduire fortement la pression fiscale. Le gouverneur de la Californie, d'alors, était Ronald Reagan.

Arthur Laffer et Jan Seymour publient The economics of the tax revolt (L'économie de la révolte fiscale) et expliquent comment « trop d'impôts tue l'impôt ». En France, cette théorie est suivie par les associations de contribuables comme Contribuables Associés, créée par Bernard Zimmern sur la proposition de François Laarman.

Publications

  • 1980.
    • Government Exactions and Review Deficiencies, Cato Journal, 1(1), Spring, p12.
    • Reinstatement of the Dollar, The Blueprint, Rolling Hill Estates, CA, A.B. Laffer Associates.
  • 1981. « Government Exactions and Revenue Deficiencies ». Cato Journal 1, n° 1 (printemps) : p. 1-21. [lire en ligne]
  • 1982.
    • Avec Marc A. Miles, International Economics in an Integrated World. Glenview, Ill.: Scott, Foresman.
    • Avec Charles W. Kadlec, The Point of Linking the Dollar to Gold, Wall Street Journal, October 13, p32.
  • 1983, avec Victor Canto et Douglas H. Joines, "Persistent Growth Rate Differentials Among States in a National Economy." In Foundations of Supply-side Economics. New York: Academic Press.
  • 2004. The Laffer Curve: Past, Present, and Future, Heritage Foundation Backgrounder N°1765, juin, 1.

Citations

  • L'idéal n'est pas de rendre les riches pauvres, mais de rendre les pauvres riches.
  • Les emplois et les richesses sont créés par ceux qui sont imposés, et non pas par ceux qui taxent. Le gouvernement, par sa nature même, ne crée pas de richesses, mais les redistribue. Afin de minimiser les dommages infligés à l'économie par les impôts, la meilleure façon de faire est d’avoir une large assiette avec un faible taux uniforme qui offre aux personnes et aux entreprises le moins d'incitations à éviter de déclarer un revenu imposable, et le moins grand nombre de niches fiscales pour échapper à l'imposition.
  • Les impôts ne créent pas de richesse. Les dépenses de relance créent bien des emplois et ont des répercussions en cascade dont on peut analyser l’effet multiplicateur, mais le Trésor ne crée pas de ressources, il les redistribue : la dépense publique équivaut à une taxe. Elle n’a qu’un effet de substitution, c’est-à-dire que la richesse provenant des revenus de transferts reçus par les uns (prestations sociales par exemple) est égale à la perte de revenus des contribuables taxés, comme l’a expliqué l’économiste John Hicks dans son livre Valeur et Capital. En pratique, ce n’est même pas un jeu à somme nulle, car une partie de ces ressources s’évapore dans ce processus. (Les Echos/Enjeux, 03/10/2018)
  • La formule « Les hauts taux tuent les totaux » est souvent attribuée à Arthur Laffer, mais elle est due en réalité à l'homme politique français Joseph Barthélemy (1874-1945).

Voir aussi

Archives audio

Money-128x128.png Accédez d'un seul coup d’œil au portail économie.

5179-pittux-Stylo.png Accédez d'un seul coup d’œil au portail des grands auteurs et penseurs du libéralisme.

Kurt.jpg Accédez d'un seul coup d’œil à toute la série des articles de Wikibéral concernant les célébrités libérales, libertariennes et assimilées.