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Brian P. Simpson

De Wikiberal

Brian P. Simpson est Professeur assistant d'économie à la National University à La Jolla, en Californie. Ses domaines de recherche portent sur la théorie des processus de marché (ou l'économie de marché libre), l'économie monétaire, les cycles économiques et les fondements philosophiques des idées économiques

La relation entre la théorie autrichienne du cycle et les anticipations rationnelles

Brian P. Simpson répond à la critique de Tyler Cowen et de Richard E. Wagner sur leur affirmation que la théorie des fluctuations économiques de l'école autrichienne n'est pas compatible avec les «anticipations rationnelles». Selon cette attaque, si la banque centrale crée régulièrement un cycle économique par une manipulation de la masse monétaire et du crédit, les managers et les entrepreneurs devraient être en mesure d'apprendre de ces épisodes répétés et ne pas faire toujours les mêmes erreurs. Selon cet argument, l'apprentissage des acteurs économiques devrait empêcher la banque centrale de créer sans cesse un tel cycle en compensant les effets des actions de la banque centrale. Les managers des entreprises seraient alors en mesure de tirer profit des actions de la banque centrale. Au minimum, ils pourraient utiliser la théorie des fluctuations de l'école autrichienne pour se mettre à l'abri des actions néfastes de la banque centrale. Ils pourraient ainsi utiliser la théorie autrichienne des cycles pour anticiper les différentes phases du cycle et prédire quand elles se produisent et se positionner stratégiquement et correctement dans l'alignement des phases successives du cycle.

Afin de prendre faits et causes pour la théorie autrichienne du cycle, Brian Simpson se concentre sur le rôle des changements du taux de profit sur ​​les actions des entrepreneurs et comment les fonctionnaires de la banque Centrale et certains économistes qui ont des anticipations irrationnelles soutiennent la monnaie fiduciaire et la banque de réserve fractionnaire. Brian Simpson expose les erreurs de ces économistes contemporains sur leur conception de la rationalité.

Les entrepreneurs sont parfaitement rationnels puisque la politique monétaire laxiste de la banque centrale leur permet d'augmenter leur profit sur les investissements qu'elles effectuent et ils anticipent des investissements supplémentaires puisque le taux d'intérêt est artificiellement bas diminuant le coût d'utilisation de la dette pour financer de nouveaux investissements. Ces changements du taux d'intérêt et du taux de profit ont pour effet d'allonger la structure de la production, c'est à dire de modifier la répartition entre les biens de consommation et les biens en capital. Un autre effet agit sur la gestion financière de l'entreprise. Lors de l'expansion, l'accroissement des ventes tend à faire accroitre la trésorerie de l'entreprise. Le fonds de roulement s'améliore puisque les recettes dépassent les dépenses de court terme. La demande de monnaie, mesurée par la vélocité de circulation, tend à diminuer durant les phases d'inflation. La baisse du taux d'intérêt par la banque centrale joue aussi sur l'allègement des contraintes de l'équilibre financier du bas de bilan. La structure de leur passif se modifie au bénéfice du financement d'investissement à moyen et à long terme. Même si les entrepreneurs sont conscients que les opportunités sont de courte durée, l'incitation à investir pour essayer de continuer à bénéficier de ces opportunités de profit est trop forte, tant que la banque centrale mène une politique monétaire laxiste.

Les hommes d'affaires sont aussi rationnels dans la phase de "contraction" lorsque l'expansion de la masse monétaire se termine (ou se ralentit de façon suffisante), de sorte que les dépenses, les recettes et les bénéfices diminuent (ou augmentent à un rythme moins rapide). Les chefs d'entreprises rationnellement diminuent leurs activités. Si l'économie dans son ensemble entre dans une période de récession ou de dépression, alors le taux d'intérêt augmente brièvement par rapport au taux de profit et fournit une incitation supplémentaire pour les entreprises à contracter leurs activités. Les entrepreneurs prennent conscience que le coût des activités de financement des investissements a augmenté.

L'effet d'un apprentissage institutionnel et sectoriel sur l'anticipation managériale des effets modificateurs des taux d'intérêt

L'expansion monétaire ne touche pas toutes les industries en même temps et dans la même mesure. Deux raisons expliquent ce phénomène de répartition inégalitaire. Brian P. Simpson s'appuie tout d'abord sur la théorie de la structure de la production autrichienne classique. Les industries les plus éloignées de la consommation finale ont tendance à croître plus que les industries proches de la consommation finale. Mais, il ajoute un autre facteur d'ordre cognitif. Certaines industries, par l'apprentissage de leur manager transmis par la connaissance institutionnelle du secteur, sont particulièrement sensibles aux changements des taux d'intérêt dans leur prises de décisions et d'anticipation de leurs choix, tels que l'industrie de la construction et l'activité du marché boursier.

Dans ses derniers travaux, Brian P. Simpson applique la théorie du cycle des affaires en adoptant la théorie des fluctuations économiques de l'école autrichienne pour les divers épisodes cycliques qui ont eu lieu à travers l'histoire et montrer comment la théorie autrichienne des cycles peut être utilisée afin de comprendre l'histoire économique.

L'éviction du critère des externalités dans le champ d'intervention de l’État

Brian P. Simpson démontre que le marché ne produit pas des externalités, c'est à dire qu'il ne sur-produit ou ne sous-produit pas comme pourrait le faire croire la théorie basée sur les externalités. Le marché fournit la bonne quantité de marchandises, car il approvisionne sur la base des choix volontaires des individus. Si quelque chose est temporairement en sur-production ou en sous-production, les prix s'ajustent en fonction de l'offre et la demande et les gens réagissent en conséquence pour corriger leur situation.

Les produits qui sont visés dans une économie guidée par la doctrine des externalités ne seraient pas fournis de façon optimale en raison de la force physique qui devrait être utilisé sur une grande échelle afin de fournir plus de certains biens et moins d'autres, contre le choix volontaires des individus l'impliquerait.

Le concept «externalité» doit donc être rejeté. Il ne doit pas être utilisé que dans le discours intellectuel ou le débat. Il ne fournit pas une critique du marché parce qu'il ne permet pas de mieux comprendre certains aspects de la réalité, il ne conduit qu'à une plus grande confusion qui conduit les gens à ignorer (ou, du moins, à ne pas reconnaître l'importance) des distinctions politiques fondamentales, telles que la distinction entre la violation des droits et la protection des droits de propriété.

La prise en compte des effets appropriés en ce qui concernent les actions des individus n'est pas de savoir si elles ont un effet externe positif ou négatif dans leurs interactions à l'échange économique. La prise en compte appropriée est de savoir si les actions d'une personne respectent ou violent les droits. Si les actions d'une personne portent atteinte aux droits de quelqu'un d'autre, il est juste d'agir pour protéger l'individu dont les droits ont été violés. Dans les cas où les droits de propriété n'ont pas été violés, l'Etat ne doit prendre aucune mesure corrective.

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