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Gustave Flaubert

De Wikiberal
Gustave Flaubert
romancier

Dates 1821-1880
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Origine France France
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Citation « Je suis un libéral enragé. C'est pourquoi le socialisme me semble une horreur pédantesque qui sera la mort de tout art et de toute moralité. »
inter lib.org sur Gustave Flaubert

Gustave Flaubert (12 décembre 1821 - 8 mai 1880) est l'un des plus importants romanciers français du XIXe siècle, célèbre notamment pour Madame Bovary ou L'Éducation sentimentale.

Flaubert avait une attitude anti-politique et était dégoûté du prototype de « l'artiste engagé », mais sa correspondance montre qu'il se considérait comme un libéral, comme en attestent plusieurs lettres où il se dit « libéral enragé » ou bien résume son attitude politique en se définissant comme « une vieille ganache romantique et libérale ». On apprend également par ces correspondances qu'il était un lecteur de Frédéric Bastiat, qu'il détestait le socialisme, dont il pressentait le caractère tyrannique, et la démocratie, en tant que négation du droit, de la justice et de l'individu.

Citations sur le socialisme

« Continuons les confidences : je n’ai de sympathie pour aucun parti politique ou pour mieux dire je les exècre tous, parce qu’ils me semblent également bornés, faux, puérils, s’attaquant à l’éphémère, sans vues d’ensemble et ne s’élevant jamais au-dessus de l’utile. J’ai en haine tout despotisme. Je suis un libéral enragé. C’est pourquoi le socialisme me semble une horreur pédantesque qui sera la mort de tout art et de toute moralité. »
    — à Mademoiselle Royer de Chantepie. Paris, lundi 30 mars 1857.
« J'ai lu à Jérusalem un livre socialiste (Essai de Philosophie positive par Aug. Comte). (...) J'en ai feuilleté quelques pages : c'est assommant de bêtise. (...) Il y a là-dedans des mines de comique immenses, des Californies de grotesque. (...) Une des premières études auxquelles je me livrerai à mon retour sera certainement celle de toutes ces déplorables utopies qui agitent notre société et menacent de la couvrir de ruines. »
    — Correspondance, t. I, p.492-493.
« Le rêve du socialisme, n'est-ce pas de pouvoir faire asseoir l'humanité, monstrueuse d'obésité, dans une niche toute peinte en jaune, comme dans les gares de chemin de fer, et qu'elle soit là à se dandiner sur ses couilles, ivre, béate, les yeux clos, digérant son déjeuner, attendant le dîner et faisant sous elle ? Ah ! je ne crèverai pas sans lui avoir craché à la figure de toute la force de mon gosier.  »
    — A Louise Colet. Croisset, Nuit de jeudi 2-3 mars 1854.
« vous vous préoccupez beaucoup des injustices de ce monde, de socialisme et de politique. Soit. Eh ! bien, lisez d'abord tous ceux qui ont eu les mêmes aspirations que vous. Fouillez les utopistes et les rêveurs secs. – Et puis, avant de vous permettre une opinion définitive, il vous faudra étudier une science assez nouvelle, dont on parle beaucoup et que l'on cultive peu, je veux dire l'Économie politique. Vous serez tout étonnée de vous voir changer d'avis, de jour en jour, comme on change de chemise. »
    — à Mademoiselle Leroyer de Chantepie, 18 mai 1857.
« Quant à votre ami, il continue ses lectures socialistes, du Fourier, du Saint-Simon, etc. Comme tous ces gens-là me pèsent ! Quels despotes, et quels rustres ! Le socialisme moderne pue le pion. Ce sont tous bonhommes enfoncés dans le Moyen-âge et l’esprit de caste. Le trait commun qui les rallie est la haine de la liberté et de la Révolution française. »
    — à Mademoiselle Amélie Bosquet. Croisset, mardi soir juillet 1864.
« Le socialisme est une face du passé, comme le jésuitisme une autre. Le grand maître de Saint-Simon était M. De Maistre et l'on n'a pas dit tout ce que Proudhon et Louis Blanc ont pris à Lamennais. L'école de Lyon, qui a été la plus active, est toute mystique à la façon des lollards. Les bourgeois n'ont rien compris à tout cela. On a senti instinctivement ce qui fait le fond de toutes les utopies sociales : la tyrannie, l'antinature, la mort de l'âme. »
    — à Madame Roger Des Genettes. Croisset, été 1864.
« Je viens de lire le livre de Proudhon sur l'art ! On a désormais le maximum de la pignouferie socialiste. C'est curieux, parole d'honneur ! ça m'a fait l'effet d'une de ces fortes latrines, où l'on marche à chaque pas sur un étron. Chaque phrase est une ordure. »
    — à Edmond et Jules De Goncourt. Croisset, samedi soir, 12 août 1865.
« La Magie croit aux transformations immédiates par la vertu des formules, exactement comme le Socialisme.  »
    — à Du Camp, Paris, 1879.

Citations sur la Commune de paris

« Quant à la Commune, qui est en train de râler, c'est la dernière manifestation du Moyen-âge. La dernière ? Espérons-le ! Je hais la démocratie (telle du moins qu'on l'entend en France), c'est-à-dire l'exaltation de la grâce au détriment de la justice, la négation du droit, en un mot l'anti-sociabilité. »
    — à George Sand. Croisset, 29 avril 1871.
« Il y a quinze jours, j'ai passé une semaine à Paris et j'y ai "visité les ruines" ; mais les ruines ne sont rien auprès de la fantastique bêtise des Parisiens. Elle est si inconcevable qu'on est tenté d'admirer la Commune. Non, la démence, la stupidité, le gâtisme, l'abjection mentale du peuple "le plus spirituel de l'univers" dépasse tous les rêves.(...) Je n'ai aucune haine contre les communeux, pour la raison que je ne hais pas les chiens enragés. »
    — à Ernest Feydeau. Croisset, jeudi 29 juin 1871.

Citations sur des libéraux

« Si on avait suivi la grande route de M. de Voltaire au lieu de prendre les petits sentiers néo-catholiques, si on avait un peu plus songé à la Justice sans tant prêcher la Fraternité, si l’on se fût préoccupé de l’instruction des classes supérieures en reléguant pour plus tard les comices agricoles, si on avait mis, enfin, la Tête au-dessus du Ventre, nous n’en serions pas là, probablement ? »
    — à George Sand. Croisset, 18 décembre 1867
« Dans trois ans tous les Français peuvent savoir lire. Croyez-vous que nous en serons plus avancés ? Imaginez au contraire que, dans chaque commune, il y ait un bourgeois, un seul, ayant lu Bastiat, et que ce bourgeois-là soit respecté, les choses changeraient ! »
    — à George Sand. Croisset, 7 octobre 1871

Liens externes

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