Frédéric Bastiat
| Frédéric Bastiat | |||||
| Philosophe, Économiste | |||||
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| Dates | 1801 - 1850 | ||||
| Tendance | minarchiste | ||||
| Origine | |||||
| Articles internes | Autres articles sur Frédéric Bastiat | ||||
| Citation | |||||
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Frédéric Bastiat (30 juin 1801 - 24 décembre 1850) est un économiste, philosophe et homme politique libéral français.
Présentation
Économiste et pamphlétaire, élu député des Landes en 1848, il n'a de cesse de combattre le protectionnisme et le socialisme, et de promouvoir le libre-échange et les droits de l'individu. Il a été la figure centrale de l'école de Paris.
Écrivain au style direct, ses écrits (articles ou pamphlets) manient les comparaisons pédagogiques et les fables satiriques, et visent à débusquer les principaux mythes ou sophismes entretenus autour de l'État (la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde), du socialisme (la spoliation légale), de la richesse (le profit de l'un est le profit de l'autre), de la solidarité (il m'est tout à fait impossible de concevoir la Fraternité légalement forcée, sans que la Liberté soit légalement détruite, et la Justice légalement foulée aux pieds), de l'impôt, de l'interventionnisme, du machinisme, etc.
La satire de Bastiat la plus célèbre (qui vise le protectionnisme) est sa pétition au Parlement français de la part des fabricants de chandelles [1], qui demandent à être protégés « de la compétition ruineuse d'un rival étranger » (qui s'avère finalement être le soleil !). Cette pétition s'achève par la demande d'une « loi qui ordonne la fermeture de toutes fenêtres, lucarnes, (...) par lesquelles la lumière du soleil a coutume de pénétrer dans les maisons ».
En matière économique, il insiste souvent sur la distinction entre ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas (on parlerait aujourd'hui des coûts cachés). Ce thème, élargi pour critiquer l'activité interventionniste de l'État, est développé à l'origine dans sa parabole de la vitre cassée. L'argent dépensé pour réparer une fenêtre cassée apportera du travail au réparateur ; ce dernier pourra augmenter ses dépenses, ce qui produira plus d'affaires pour d'autres. Ce qu'on ne voit pas ici, c'est comment l'argent aurait été dépensé si la fenêtre n'avait pas été cassée. La fenêtre cassée a seulement détourné de l'argent vers d'autres dépenses. Selon Bastiat, l'État agit continuellement de la sorte en prenant aux plus actifs pour subventionner des groupes d'intérêt, des associations corporatistes ou assister les inactifs.
Dans le Dictionnaire d’économie de Coquelin et Guillaumin, Bastiat écrit ce paragraphe spectaculaire : « Si l’abondance était un fléau, cela serait aussi malheureux qu’étrange, car quelque facile que soit le remède (s’abstenir de produire et détruire, quoi de plus aisé !), jamais on n’y déterminera l’individualité. On a beau déclamer contre l’abondance, la surabondance, la pléthore, l’encombrement, on a beau faire la théorie de la disette, lui donner l’appui des lois, proscrire les machines, gêner, entraver, contrarier les échanges, cela n’empêche personne, pas même les coryphées de ces systèmes, de travailler à réaliser l’abondance. Sur toute la surface du globe, on ne rencontrerait pas un seul homme dont la pratique ne proteste contre ces vaines théories. On ne rencontrerait pas un qui ne chercherait à tirer le meilleur parti possible de ses forces, à les ménagers, à les économiser, à en augmenter le résultat par la coopération des forces naturelles ; on n’en trouverait pas un, même parmi ceux qui déclament le plus contre la liberté des transactions, qui ne se conduise sur ce principe (tout en voulant l’interdire aux autres) : vendre le plus cher et acheter au meilleur marché possible ; -de telle sorte que la théorie de la disette qui prévaut dans les livres, dans les journaux, dans les conversations, dans les parlements, et, par là, dans les lois, est réfutée et démentie par la manière d’agir de toutes les individualités, sans aucune exception, qui composent le genre humain, ce qui est certes la plus péremptoire réfutation qu’il soit possible d’imaginer ».
L'accent qu'il met sur le rôle économique de l'individu consommateur en fait un précurseur d'économistes du XXe siècle tels que Ludwig von Mises, Friedrich Hayek ou Pascal Salin. Ronald Reagan a dit de lui qu'il était son économiste préféré.
Idées de Frédéric Bastiat
La nature de l'homme
L'homme occupe une place essentielle au sein d'un univers harmonieux. Frédéric Bastiat souligne que l'homme a été créé avec la capacité de ressentir et d'exercer son libre arbitre. Cette dimension sensible et cette faculté de faire des choix autonomes font partie intégrante de sa nature fondamentale. Cependant, il convient de reconnaître que la connaissance humaine est limitée et ne peut prétendre expliquer de manière exhaustive les raisons ultimes des choses qui échappent à notre compréhension. Malgré ces limites, il est indéniable que l'homme, en tant qu'être sensible et doté de libre arbitre, joue un rôle crucial dans l'ordre harmonieux de l'univers.
Il est tout simplement impossible de concevoir un être qui ressemble à l'homme sans attributs tels que la sensibilité et le libre arbitre. Frédéric Bastiat souligne que la sensibilité est une caractéristique essentielle de l'homme. Elle lui permet de ressentir des sensations identifiables, qu'elles soient agréables ou douloureuses. Ainsi, la sensibilité humaine est à l'origine du bien-être, mais également de la souffrance.
Cependant, il est important de noter que l'existence de la sensibilité ouvre également la possibilité du mal. En créant des êtres sensibles, Dieu a permis l'existence du mal ou la possibilité de sa survenue. Cela suggère que la sensibilité humaine est intrinsèquement liée à la dualité du bien et du mal. Par conséquent, la capacité à ressentir et à faire des choix autonomes peut entraîner à la fois des conséquences positives et négatives dans la vie de l'homme et de la société.
Frédéric Bastiat met en évidence l'association étroite entre le libre arbitre et l'intelligence de l'homme. Le libre arbitre, en tant que faculté de faire des choix autonomes, nécessite une intelligence développée pour être exercé de manière efficace.
En effet, l'intelligence joue un rôle primordial dans l'exercice du libre arbitre. Elle permet à l'homme d'analyser, de comparer et de juger les différentes options qui se présentent à lui. C'est grâce à cette capacité intellectuelle que l'homme peut évaluer les conséquences possibles de ses actions et prendre des décisions en accord avec ses convictions et ses valeurs.
L'intelligence joue également un rôle crucial dans la distinction entre le bien et le mal. Grâce à sa capacité de raisonnement et de discernement, l'homme est en mesure de distinguer ce qui est juste et ce qui est injuste, ce qui est bénéfique et ce qui est néfaste. C'est par l'exercice de son intelligence que l'homme peut orienter son libre arbitre vers des choix éthiques et moralement justes.
Ainsi, l'intelligence agit comme un guide pour le libre arbitre de l'homme, lui permettant de prendre des décisions éclairées et responsables. Elle est essentielle pour maintenir un équilibre entre les différentes possibilités et influencer les choix en faveur du bien plutôt que du mal.
La force motrice de la nature humaine
L'instinct de préservation de soi est une force intérieure qui pousse les individus à éviter le mal et à rechercher le bien. Frédéric Bastiat met en évidence cette pulsion fondamentale qui guide les actions humaines. Cet instinct peut également être désigné par d'autres termes tels que l'instinct de préservation de soi, l'intérêt personnel ou l'égoïsme.
Il est important de souligner que cette force motrice est présente chez chaque individu et qu'elle est une réalité certaine. Elle se manifeste par le désir profond de chaque être humain d'améliorer sa condition et de rechercher ce qui est bénéfique pour lui-même. Cet instinct de préservation de soi est ancré dans notre nature et agit comme une impulsion irrésistible qui influence nos choix et nos actions.
Bien que parfois critiqué ou mal compris, l'instinct de préservation de soi joue un rôle essentiel dans notre existence. Il est une manifestation naturelle de notre désir d'épanouissement et de notre volonté de rechercher le bien-être et la satisfaction. C'est une force intrinsèque qui guide nos décisions et nos comportements dans la vie quotidienne.
En somme, l'instinct de préservation de soi constitue une composante fondamentale de la nature humaine, reflétant notre aspiration à éviter le mal et à poursuivre le bien. Il est une réalité indéniable qui influence nos actions et contribue à la dynamique de la société.
La nature humaine est caractérisée par une double impulsion fondamentale. D'une part, les êtres humains sont naturellement attirés par le bonheur. Cette aspiration profonde les pousse à rechercher et à poursuivre ce qui leur procure joie, épanouissement et satisfaction. D'autre part, les individus ressentent une aversion instinctive envers la douleur, la souffrance et tout ce qui peut nuire à leur bien-être.
Cette double impulsion de la nature humaine peut être comparée à la dynamique observée dans l'univers physique. En effet, tout comme la matière est soumise à des forces d'attraction et de répulsion, les êtres humains sont intrinsèquement guidés par ces deux mouvements opposés. L'attraction vers le bonheur et l'aversion envers la douleur sont les grandes forces motrices qui animent la machine sociale.
La recherche du bonheur et la volonté d'éviter la souffrance sont des aspects essentiels de la condition humaine. Ces impulsions influencent nos décisions, nos actions et nos interactions avec autrui. Elles sont le moteur de nos aspirations individuelles et jouent un rôle clé dans la dynamique des relations sociales et de la société dans son ensemble.
Frédéric Bastiat reconnait que cette double impulsion de la nature humaine peut parfois entrer en conflit. Les choix que nous faisons pour atteindre le bonheur peuvent parfois entraîner des conséquences indésirables ou des conflits avec les intérêts d'autrui. De même, l'aversion envers la douleur peut nous conduire à éviter certaines situations ou interactions qui pourraient être bénéfiques sur le long terme.
Cependant, en comprenant et en équilibrant ces deux impulsions, il est possible de rechercher le bonheur et de minimiser la souffrance de manière harmonieuse. La conscience de ces forces motrices et de leurs conséquences peut nous guider vers des choix plus éclairés et des actions qui favorisent le bien-être individuel et collectif.
En résumé, la double impulsion de la nature humaine, composée de l'attraction vers le bonheur et de l'aversion envers la douleur, est une réalité fondamentale. Elle façonne nos motivations et nos actions, et sa compréhension nous permet d'aspirer à un équilibre harmonieux entre le bien-être personnel et le bien-être de la société dans laquelle nous évoluons.
La réciprocité dans le libre échange chez Frédéric Bastiat
La réciprocité dans le libre-échange était un concept important pour Frédéric Bastiat. Il croyait fermement que le libre-échange devait être basé sur la réciprocité entre les nations.
Selon Bastiat, la réciprocité signifiait que les avantages du libre-échange devaient être mutuellement bénéfiques. Il soutenait que si un pays ouvrait ses frontières aux produits étrangers et abaissait ses barrières tarifaires, il devait s'attendre à ce que les autres pays fassent de même. Pour lui, le libre-échange unilatéral, où un pays pratiquerait le libre-échange sans réciprocité, était injuste et préjudiciable à l'économie nationale. Bastiat considérait la réciprocité comme essentielle pour préserver l'équilibre des avantages et des désavantages dans les échanges internationaux. Il pensait que si un pays permettait l'entrée libre de produits étrangers, cela favoriserait les échanges et les gains mutuels entre les nations. Cependant, si un autre pays imposait des barrières commerciales, cela fausserait cet équilibre et pourrait nuire à l'économie ou à l'industrie du premier pays.
Il soulignait également que la réciprocité était une question de justice et d'équité. Selon lui, chaque pays avait le droit de protéger ses intérêts économiques et ses industries, et le libre-échange ne devait pas être une voie à sens unique où certains pays bénéficient des avantages sans donner en retour. Cependant, il est important de noter que Bastiat ne défendait pas le protectionnisme. Il croyait fermement aux avantages du libre-échange et à ses effets positifs sur la prospérité économique. Pour lui, la réciprocité était un principe qui devait accompagner le libre-échange afin de garantir des conditions équitables et équilibrées entre les nations.
En résumé, Frédéric Bastiat considérait la réciprocité comme un élément clé du libre-échange. Il pensait que le libre-échange devait être fondé sur des relations équitables et mutuellement bénéfiques entre les nations, où chaque pays ouvre ses frontières aux échanges internationaux dans un esprit de réciprocité et de justice.
Le rôle crucial du temps et le progrès des outils appliqués selon Frédéric Bastiat
Dans son œuvre, l'économiste français Frédéric Bastiat met en évidence le rôle crucial du temps dans l'activité économique et souligne les progrès dans le développement des outils appliqués. Bastiat reconnaissait que le temps joue un rôle essentiel dans l'évaluation de la valeur des biens et des services. Il soutenait que le passage du temps pouvait réduire la valeur des outils coûteux, indépendamment de leur usure physique, en raison de leur utilisation fréquente. Selon lui, cela mettait en évidence les progrès dans le développement des outils appliqués. Les nouvelles inventions et les améliorations techniques permettent souvent de produire plus efficacement et à moindre coût, ce qui conduit à une diminution de la valeur des outils obsolètes.
L'accent mis par Bastiat sur le progrès technique et l'évolution des outils reflète sa compréhension de l'importance de l'innovation dans le processus économique. Il a souligné que les entrepreneurs et les innovateurs qui adoptent de nouvelles technologies et développent de nouveaux outils sont souvent en mesure d'accroître leur efficacité et leur productivité, ce qui peut avoir un impact positif sur la croissance économique.
Dans son célèbre essai intitulé "Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas", Bastiat a également mis en évidence les conséquences invisibles mais réelles des politiques économiques. Il a soutenu que les politiques qui semblent bénéfiques à court terme peuvent avoir des effets néfastes à long terme. Cette perspective temporelle souligne l'importance d'évaluer les conséquences à long terme des politiques économiques et de prendre en compte le progrès technologique et les évolutions des outils dans l'analyse économique.
En résumé, Frédéric Bastiat mettait en avant le rôle essentiel du temps dans l'activité économique et soulignait les progrès dans le développement des outils appliqués. Son analyse mettait en lumière l'importance de l'innovation technologique et des changements dans les outils pour stimuler la productivité et la croissance économique. Les écrits de Bastiat rappellent l'importance de prendre en compte la dimension temporelle dans l'analyse économique et de considérer les conséquences à long terme des politiques économiques.
Postérité en France
Frédéric Bastiat est tombé dans un certain oubli en France en dehors des milieux libéraux (contrairement à de nombreux autres pays). La mémoire de son œuvre nous est toutefois parvenue en France grâce à quelques libéraux en province comme Gilbert Fournier dans le Dauphiné ou Jacques de Guenin ou dans les Landes.
Un monument lui est consacré sur la place éponyme de Mugron, dans les Landes, ville dans laquelle il vécut et dont il fut député.
En 2007, René de Laportalière publie (sous le pseudonyme d'Emile Jappi) Les Lunettes à Frédéric, ou : le Voyage au bout de l'Etat, un petit livre qui contient de nombreux clins d’œil à Frédéric Bastiat, inventeur de célèbres lunettes, qui permettent de « voir ce qui ne se voit pas ».
Œuvres
- 1844, De l'influence des tarifs français et anglais sur l'avenir des deux peuples
- repris en 1863, In: "Les œuvres complètes de Frédéric Bastiat", tome I, pp334-386
- 1845, Sophismes économiques
- Traduit en anglais en 1934, "Economic Fallacies", Harbor, Fla.: Simon
- Traduit en anglais en 1944, "Social Fallacies", Register Publishing Company edition, à partir de la 5ème édition
- Extrait en 1955, "Freedom In Transactions", The Freeman, Mai, Vol 5, n°5
- Traduit en anglais par Arthur Goddard, en 1996, "Economic Sophisms", Irvington-on-Hudson, NY: Foundation for Economic Education
- Traduit en espagnol en 1846, "Sofismas economicos", Paris
- Traduit en italien en 1847 par Antonio Contrucci, "Sofismi economici", avec une postface du professeur Antonio Scialoja (1817-1877), Firenze : C.P. Onesti
- Traduit en néerlandais en 1848 par W.R. Boer, "Staatshuishoudkundige droggredenen", Utrecht : C. Van der Post Jr.
- Extraction, condensé et traduction par Mallory Cross, en 1965, de "L’Etat" dans "Sophismes Economiques", Volume I, Paris: Guillaumin, "The State", The Freeman, Vol 15, n°4, Avril
- 1847, Le petit arsenal du libre-échangiste
- Pamphlets « Propriété et Spoliation », « L'État » (1848)
- 1848,
- a. « Justice et Fraternité »
- Traduit en italien en 1994, Giustizia e fraternità, In: F. Bastiat - G. de Molinari, Contro lo statalismo, Macerata, Liberilibri, pp45-75
- b. "Propriété et loi", Journal des économistes, 1ère série, Septième année, T. 20, n°80, 15 Mai, pp177-191
- Reproduit en 1854, In: "Oeuvres complètes", Tome 4, Paris : Guillaumin, pp275-297
- a. « Justice et Fraternité »
- Pamphlets « Protectionnisme et communisme », « Capital et rente », « Paix et liberté ou le budget républicain », « Les incompatibilités parlementaires »
- 1849, Maudit Argent, Journal des économistes, April
- 1850,
- a. "Harmonies Economiques", Paris : Guillaumin
- seconde édition en 1851, Paris: Guillaumin
- Cinquième édition en 1864, "Œuvres complètes", Tome 6, Paris : Guillaumin
- Traduit en allemand en 1850, "Volkswirthschaftslicher Harmonien : nach dem franzosischen des Friedrich Bastiat", Berlin : G. Hempel
- Traduit en anglais en 1964, "Economic Harmonies". Irvington-on-Hudson, N.Y.: Foundation for Economic Education
- Nouvelle édition en 1979, "Economic Harmonies", Irvington-on-Hudson, N.Y.: Foundation for Economic Education
- Nouvelle édition en 1996, "Economic Harmonies", Irvington-on-Hudson, NY: Foundation for Economic Education
- Nouvelle édition en 2004 préfacée par Georges Lane aux [2]Éditions du Trident. La partie posthume a été publiée en 2007 sous le titre des "Harmonies sociales".
- b. La Loi
- Traduction en anglais par Dean Russell, en 1994, "The Law", Irvington-on-Hudson, NY: Foundation for Economic Education
- Traduction en polonais en 1986 par Jozef Emil à partir de la version anglaise, "Prawo : podstawy racjonalnej i sprawiedliwej organizacji panstwa" (La Loi : une base rationnelle et équitable pour l'organisation de l'Etat), publié par la Fondation pazwoleniem
- Traduction en italien en 2001 par Nicola Iannello, "La Legge", Leonardo Facco Editore, Treviglio
- a. "Harmonies Economiques", Paris : Guillaumin
- 1863, « Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas », In: OEuvres complètes de Frédéric Bastiat, tome cinquième, Paris, Guillaumin
- Traduit en anglais en 2001, par Seymour Cain, What Is Seen and What Is Not Seen, The Freeman, Juin, Vol 51, n°6
- Traduit en italien en 2005, "Ciò che si vede, ciò che non si vede e altri scritti", dir., Nicola Iannello, préface de Gérard Bramoullé, Rubbettino, Soveria Mannelli, Catanzaro
- 1862, "Discours au cercle de la librairie (suivi d’une lettre à…)", In: "Œuvres complètes", tome 2, Paris : Guillaumin, écrit le 16 septembre 1847
- Repris en 2002, In: Dominique Sagot-Duvauroux, dir., "Les majorats littéraires : la propriété intellectuelle c’est le vol!", Dijon : les presses du réel, pp37-49
- 1964, "Selected Essays on Political Economy", Princeton, N.J.: D. Van Norstrand
- Seconde édition en 1968
- Troisième édition en 1975
- Quatrième édition en 1995, "Selected Essays on Political Economy", Irvington-on-Hudson, NY: Foundation for Economic Education
- Cinquième édition en 2001, "Selected Essays on Political Economy", Irvington-on-Hudson, NY: Foundation for Economic Education
Citations
- « L'État, c'est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s'efforce de vivre aux dépens de tout le monde. Car, aujourd'hui comme autrefois, chacun, un peu plus, un peu moins, voudrait bien profiter du travail d'autrui. Ce sentiment, on n'ose l'afficher, on se le dissimule à soi-même ; et alors que fait-on ? On imagine un intermédiaire, on s'adresse à l'État, et chaque classe tour à tour vient lui dire : "Vous qui pouvez prendre loyalement, honnêtement, prenez au public, et nous partagerons." »
- « Il y a la spoliation extra-légale et la spoliation légale (...) Or, la spoliation légale peut s'exercer d'une multitude infinie de manières ; de là une multitude infinie de plans d'organisation : tarifs, protection, primes, subventions, encouragements, impôt progressif, instruction gratuite, Droit au travail, Droit au profit, Droit au salaire, Droit à l'assistance, Droit aux instruments de travail, gratuité du crédit, etc. Et c'est l'ensemble de tous ces plans, en ce qu'ils ont de commun, la spoliation légale, qui prend le nom de Socialisme. »
- « Il y a trop de grands hommes dans le monde ; il y a trop de législateurs, organisateurs, instituteurs de sociétés, conducteurs de peuples, pères des nations, etc. Trop de gens se placent au-dessus de l'humanité pour la régenter, trop de gens font métier de s'occuper d'elle. »
- « Si l’impôt n’est pas nécessairement une perte, encore moins est-il nécessairement une spoliation. »
- « Dans les sociétés modernes, la spoliation par l’impôt s’exerce sur une immense échelle. »
- « De tous les monopoles, le pire c'est celui de l'enseignement. »
- « N'attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité, et bien voir qu'on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. »
- « Organiser la contrainte dans l'échange, détruire le libre arbitre sous prétexte que les hommes peuvent se tromper, ce ne serait rien améliorer ; à moins que l'on ne prouve que l'agent chargé de contraindre ne participe pas à l'imperfection de notre nature, n'est sujet ni aux passions ni aux erreurs, et n'appartient pas à l'humanité. »
- « Ce pays est trop gouverné, voilà le mal. Le remède est qu’il apprenne à se gouverner lui-même, qu’il apprenne à faire la distinction entre les attributions essentielles de l’État et celles qu’il a usurpées, à nos frais, sur l’activité privée. Tout le problème est là. »
Citations sur Bastiat
- « Dans trois ans tous les Français peuvent savoir lire. Croyez-vous que nous en serons plus avancés ? Imaginez au contraire que, dans chaque commune, il y ait un bourgeois, un seul, ayant lu Bastiat, et que ce bourgeois-là soit respecté, les choses changeraient ! » (lettre de Gustave Flaubert à George Sand)
- « Je suis un des premiers lecteurs du grand Bastiat et toute objection aux vérités qu’il a si bien mises en lumière me révolte jusque dans les moelles. » (Gustave Flaubert)
- « Vous vous souviendrez avec reconnaissance de ce missionnaire de bien-être et de richesse, qui est venu vous apporter de si loin et avec un zèle entièrement désintéressé, la vérité gratuite, dont il est l’organe, et la parole de vie matérielle ; et vous placerez le nom de M. Bastiat, ce nom qui grandira à mesure que sa vérité grandira elle-même, vous le placerez à côté de Cobden, de J. W. Fox et de leurs amis de la grande ligue européenne, parmi les noms des apôtres de cet évangile du travail émancipé, dont la doctrine est une semence sans ivraie, qui fait germer chez tous les peuples − sans acceptation de langue, de patrie ou de nationalité − la liberté, la justice et la paix ! » (Alphonse de Lamartine, Discours sur le libre-échange, 24 août 1847)
- « La défense la plus brillante du XIXe siècle du libre-échange et de la démolition intellectuelle de toutes les formes de politiques protectionnistes se trouve chez Frédéric Bastiat, Sophismes Économiques, Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas, La Loi, Propriété et Loi, Justice et Fraternité, L’État, Propriété et Spoliation. » (Hans-Hermann Hoppe, Démocratie, le dieu qui a échoué, chap.8)
Littérature secondaire
Pour voir les publications qui ont un lien d'étude, d'analyse ou de recherche avec les travaux et la pensée de Frédéric Bastiat : Frédéric Bastiat (Littérature secondaire)
Liens externes
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| Bouquins de et sur Bastiat (for) | |
| Réédition Des "sophismes Economiques" De Bastiat, Chez les Belles Lettres (for) | |
| Bastiat : Illusions Et Désillutions Libérales, par JJ Rosa (for) | |
| Le Croisé du libre-échange (for) | |
En français
- L'édition Guillaumin (1862) en six volumes des Œuvres complètes de Frédéric Bastiat est entièrement disponible en version numérique sur le site Gallica (bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France) :
- Tome premier (Correspondance - mélanges ) (fr)
- Tome deuxième (Le libre-échange ) (fr)
- Tome troisième (Corden et la Ligue ou L'agitation anglaise pour la liberté des échanges ) (fr)
- Tome quatrième (Sophismes économiques - Petits pamphlets I ) (fr)
- Tome cinquième (Sophismes économiques - Petits pamphlets II ) (fr)
- Tome sixième (Harmonies économiques ) (fr)
- Tome septième (essais, ébauches, correspondances ) (fr)
- bastiat.org propose une version numérisée de certains de ses textes.
- (fr)Wikisource présente également certains de ses textes.
- (fr)Les Sophismes économiques sur Librairal
- (fr)Cercle Frédéric Bastiat
- (fr)L'héritage économique de Bastiat par Jörg Guido Hülsmann
- (fr)Préface de Georges Lane pour la réédition de Harmonies économiques par Les éditions du Trident en mars 2006.
- (fr)Bastiat vu par Gustave de Molinari
- (fr) [pdf]Bastiat: Illusions et désillusions libérales par Jean-Jacques Rosa
- (fr)A. de Foville. « Bastiat ». Institut Coppet, 8 janvier 2011.
- (fr)La primauté de la propriété sur l'Institut Coppet
- (fr)Bastiat entre les révolutions française et marginaliste sur l'Institut Coppet
- (fr)La vitre cassée sur l'Institut Coppet
- (fr)"Bastiat: ce que l'on pense, et où cela nous mène", article de Jérémie Rostan, Le Québécois Libre, n°262, 15 décembre 2008
En anglais
- (en)Why Bastiat is My Hero Vidéo de Robert McTeer, président de la Federal Reserve Bank de Dallas de 1991 à 2005. Cette vidéo est issue d'une conférence marquant le 200eme anniversaire de Frédéric Bastiat, en 2001, à Saint-Paul-lès-Dax, en France.
- (en) Frédéric Bastiat dans l’Open Library de l’Internet Archive
Articles connexes
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- Parabole de la vitre brisée
- Pétition des fabricants de chandelle
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