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Institut économique Molinari

De Wikiberal

L'Institut économique Molinari (IEM) est un institut de recherche et d'éducation, actuellement présidé par Cécile Philippe. Il défend une ligne libérale voire libertarienne, proche de l'école autrichienne en économie.

Présentation

Il a été fondé par Cécile Philippe en 2003 à Bruxelles mais travaille aussi bien sur des thématiques françaises que belges.

Il a pour objet d’entreprendre et de stimuler la recherche sur des questions et des développements économiques, politiques, culturels et éthiques. Ainsi il envisage de se concentrer sur la recherche et le développement de politiques alternatives encourageant la croissance économique et l’entreprise et veut étudier de nouvelles solutions s’inspirant des mécanismes d’opération du marché.

L’Institut a été baptisé du nom de l’économiste Gustave de Molinari car en libéral orthodoxe, il ne cessa dans ces nombreux écrits de condamner les interventions de l’État jugées excessives. Il rappelant ainsi toute sa vie durant que « l’homme ne s’est développé et ne peut se développer que par la concurrence »[1].

Il est en particulier extrêmement critique des méthodes d'intimidation employées par certains écologistes pour faire taire le débat scientifique sur la question du réchauffement climatique. Constatant l'absence d'unanimité parmi les chercheurs sur l'origine humaine de ce réchauffement, il appelle au dialogue scientifique avant de prendre des mesures dangereuses et aux effets opposés à ceux souhaités. Dans une note de septembre 2006, il écrit ainsi[2] :

Il faut admettre que le débat public sur le réchauffement climatique est loin d'être clos. Non seulement ce débat mérite d'être poursuivi, mais il doit évoluer vers une meilleure prise en considération des différents aspects et incertitudes concernant le réchauffement et les mesures destinées à le limiter.

L'Institut organise également des événements pour faire connaître la pensée libérale comme un séminaire sur le thème du livre L'Action humaine de Ludwig von Mises ou de Man, Economy and State de Murray Rothbard.

Etudes réalisées de l'Institut économique Molinari

Domaine social

Une étude a été réalisée par Valentin Petkantchin, chercheur associé à l'Institut économique Molinari, dans le domaine de la Protection sociale. Cette étude montre les effets pervers du monopole de l'Assurance maladie. Cette étude s'inscrit dans le cadre de l'Abrogation du monopole de la Sécurité Sociale, dans le contexte européen. Valentin Petkantchin fait la comparaison entre les système de Sécurité sociale hollandais et suisse. Il indique, en outre, que, dans le contexte de l'Assurance maladie en Suisse, l'idée d'y réaliser un monopole de la Sécurité sociale n'a pas disparu, malheureusement, et conduirait, effectivement à la situation que les Pays-Bas avaient connu, avant la mise en concurrence des caisses de Sécurité Sociale, c'est-à-dire à une augmentation des dépenses de santé, d'une part, et à une privation de liberté de choix, d'autre part, inhérentes au dit monopole.

Domaine économique et monétaire

Cette partie comporte trois études réalisées par Valentin Petkantchin, par Martin Masse et par Cécile Philippe, directrice générale de l'Institut économique Molinari. Ces trois études se complètent et sont convergentes l'une de l'autre, sur le même sujet :

1)Une étude vient d'être réalisée par Valentin Petkantchin, chercheur associé à l'Institut économique Molinari, dans le domaine des relations entre les monnaies nationales et l'Or, ou du moins de la dénaturation des principes et de l'utilisation de la monnaie et de l'or produite par les politiques et les Banques Centrales :

Cette étude La planche à billets fait monter l'or ! fait état des comportements singuliers des politiques et des Banques Centrales, vis-à-vis de la monnaie et plus particulièrement vis-à-vis de l'Or. En effet, les politiques et les Banques Centrales, en produisant des liquidités dans des proportions, maintenant devenues vertigieuses, veulent faire croire que l'argent est abondant, sans dire que les biens sont de plus en plus onéreux, d'une part, et en omettant de dire que l'[[Or] est naturellement redevenu une valeur refuge. L’Or jouait ainsi toujours le rôle de « valve de sécurité » contre l’abus de création monétaire inflationniste par les autorités américaines. Cette étude ne fait pas seulement référence à la Crise financière de 2007-2008, mais aussi, de façon plus générale, aux crises financières et monétaires, que l'on a connu, notamment, depuis 1971, faisant, ainsi la relation entre la fin de la convertibilité en Or des monnaies, la surproduction de liquidités, l'inflation et le surendettement des Etats, et ce, à raison, aussi de l'interventionnisme de ces Etats, pour financer, en outre, la Protection sociale.

2)Une étude a été réalisée par Martin Masse, directeur du Québécois Libre, et chercheur associé à l'Institut économique Molinari, au sujet des Banques Centrales et de leur comportement ayant des conséquences néfastes dans le domaine économique et social. En effet, Martin Masse montre et explique comment une banque centrale passe son temps à vous voler !. En effet, Martin Masse explique en quoi la création voire la surproduction de liquidités par les Banques Centrales entraîne une forme de " spoliation" ou un appauvrissement des populations, et ce, en raison de cette dite inflation ainsi provoquée, puisque les produits sont de plus en plus chers, mais aussi, du fait que cette inflation implique un processus de surendettement des Etats. Martin Masse le montre de la façon suivante : "Par ailleurs, en réduisant constamment la valeur de l’argent qui doit être remboursé, la banque centrale rend la vie plus facile aux débiteurs. C’est ainsi qu’on constate que dans l’économie contemporaine dominée par l’argent facile, les dettes, publiques et privées, ne cessent de croître, au point où l’édifice monétaire au complet risque de s’écrouler".

3)Une étude a été réalisée par Cécile Philippe, directrice générale de l'Institut économique Molinari, au sujet des effets pervers de l'Euro, la monnaie unique européenne. Cécile Philippe montre que la tragédie de l'euro est comparable, en prenant une exemple très concret, à une exploitation agricole mal organisée et surexploitée, au détriment d'une réelle efficacité et d'une bonne gestion, lorsqu'elle est un domaine d'exploitation commune.

Mais, Cécile Philippe montre que l'euro, en tant que monnaie unique, a contribué à accentuer le laxisme de certains Etats européens. À partir du moment où cette monnaie unique a remplacé les anciennes monnaies nationales, donc, à partir du moment où cette monnaie unique est devenue " une structure collective supranationale ", lesdits Etats européens, comme la Grèce, l'Espagne, le Portugal, l'Italie et l'Irlande ont commencé à avoir des comportements irresponsables, à raison de l'accroissement de leur déficit et donc de leur surendettement, comme conséquence, d'une certaine façon de cette monnaie unique et commune qu'est l'euro et contribuant aussi, d'une certaine façon à l'aggravation de la Crise financière de 2007-2008. Cela entraîne aussi comme conséquence la perte de compétitivité, à terme, non seulement des desdits Etats ( avec des conséquences sur les entreprises en question ), mais aussi sur toute la zone euro, contribuant à une certaine atonie économique, puisque les investisseurs ont de moins en moins confiance en l'euro. Les abaissements de note de dettes souveraines ( ou de capacité de remboursement de la dette ) de ces Etats européens par les agences Fitch, Standard and Poors et Moody's, ces derniers temps, ont, d'ailleurs, révélé cette évolution singulière.

Notes et références

  1. Gustave de Molinari, Les Soirées de la rue Saint Lazare, Eventura, édition 2003,p.28
  2. Acrobat-7 acidtux software.png [pdf]Note économique de l'Institut Economique Molinari, décembre 2006

Voir aussi

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Articles connexes

Lien externe


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