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Particratie

De Wikiberal

La particratie signifie le règne des partis politiques. C'est le destin de toute démocratie, car les partis n'ont de cesse de grappiller chaque parcelle de pouvoir qui est laissée au peuple. Les élections ne sont plus que des rituels anachroniques visant à faire croire à la démocratie. Les « enjeux politiques » sont de nouvelles façons d'opprimer le peuple et de perpétuer le règne des partis.

La plupart des régimes parlementaires sont des particraties. La représentation proportionnelle permet à chaque parti politique d'obtenir un nombre de sièges proportionnel au nombre de voix.

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Exemples

  • la Quatrième République en France fut un régime parlementaire très instable (22 gouvernements en 12 ans) ; le Président du Conseil (pouvoir exécutif) doit consulter les partis pour composer son gouvernement.
  • la Suisse est une particratie, et non une démocratie directe comme on le croit souvent. Après les élections, les partis se partagent les offices (les "départements" ou dicastères) à proportion de leur représentation. De même, les juges doivent pour être élus appartenir à un parti politique (pas d'école de la magistrature). Le Conseil fédéral lui-même (organe exécutif de la Confédération) est composé de sept représentants issus des principaux partis ("formule magique"), le président de la Confédération étant un primus inter pares qui change chaque année. La justification de cette particratie est la recherche du "consensus" et le prétendu intérêt général.

Citations

  • Cette singulière attribution des ministères en raison de l'incompétence des titulaires semble, au premier regard, un simple jeu, une simple coquetterie spirituelle et raffinée de la déesse Incompétence. C'est un peu cela ; ce n'est pas cela, tout à fait cela. Les ministères sont d'ordinaire attribués ainsi parce qu'il s'agit pour celui qui les forme de donner une portion de pouvoir à chacun des groupes de la majorité sur laquelle il veut s'appuyer. (Émile Faguet, Le culte de l'incompétence et l'horreur des responsabilités, 1910)
  • Si le populisme est à l’ordre du jour, c’est parce que la démocratie ne tient pas ses promesses. La classe politique s’est coupée de la société. Elle a pris le visage d’une partitocratie ou d’une oligarchie gouvernante, et les citoyens ont le sentiment de ne plus être écoutés, et encore moins représentés, d’être délaissés en matière économique et sociale. L’actualité du populisme, c’est l’actualité d’une fatigue démocratique, c’est l’ombre noire des dysfonctionnements démocratiques. (Pierre Rosanvallon, L'Obs, 01/12/2016)

Voir aussi

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