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Samuel Gregg

De Wikiberal
Samuel Gregg
Philosophe

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Tendance Libéral classique
Origine
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Citation
inter lib.org sur Samuel Gregg

Samuel Gregg est directeur de recherche à l'Institut Acton.

Dans son livre publié en 2003, "La liberté ordonnée", Samuel Gregg dépasse le schéma traditionnel et évite la fracture qui existe entre le camp des libertariens et ceux des conservateurs. Il demande à ses lecteurs de réfléchir sur les fins propres des choix et des actions humaines dans une société libre. Commençant, dans sa préface, par une citation d'Alexis de Tocqueville[1] et s'appuyant sur plusieurs auteurs de la théorie du droit naturel, l'auteur, Samuel Gregg, suggère que le droit de la liberté doit être distingué de la plupart des visions contemporaines. Cela nécessite, selon lui, un rejet complet des idées utilitaristes comme étant incompatibles avec la nature humaine et cela demande une analyse approfondie de la base théorique, souvent négligée, à savoir la question ontologique : qu'est-ce que l'homme ?

La liberté est presque universellement appréciée comme une bonne chose en soi, mais la définition de la liberté et son application impliquent beaucoup plus de difficultés. Le livre de Samuel Gregg est une visite brève et féconde des théories concurrentes sur la manière de préserver la liberté désirée par une grande majorité de personnes de par le monde. Une préoccupation de cet ouvrage, notamment mise en valeur dans le quatrième et dans le cinquième chapitre, est de savoir comment établir des lois afin de préserver les droits de liberté. Samuel Gregg s'interroge comment le pouvoir de l'État peut être contrôlé et il évoque, dans le sixième chapître, le rôle des associations non gouvernementales à cet égard. Mais, plus qu'un sujet institutionnel, Samuel Gregg se tourne vers l'individu avec l'espoir de comprendre si la liberté exige l'obligation morale et personnelle d'être vertueux et s'il est nécessaire d'en exiger la même pratique vis à vis des autres. Autrement dit, s'agit-il de soumettre la liberté individuelle à une norme absolue et nécessaire de la vérité afin de plaider la cause de la liberté ? Une réponse affirmative implique une confiance dans les vertus de la nature humaine et de sa capacité à nous orienter vers la vérité. Dans le cas contraire, devons-nous adapter nos comportements dans la direction que notre gouvernement laisse supposer nous laisser. N'allons-nous pas vers notre propre destruction ? Comment doit s'organiser la liberté ordonnée ? C'est pourquoi, Samuel Gregg invite l'Eglise catholique ainsi que ses fidèles à s'engager dans le débat public. Pourtant, il prévient qu'il existe un danger d'avoir des politiques publiques exprimées par les gens de foi qui seraient disqualifiées du fait que leurs motivations seraient étiquetées comme de nature religieuse.


Notes et références

  1. Citation d'Alexis de Tocqueville : "Rien n'est plus fertile que l'art d'être libre, mais rien n'est plus difficile que l'apprentissage de la liberté", dans le livre de Samuel Gregg, On Ordered Liberty: A Treatise on the Free Society (Religion, Politics, and Society in the New Millennium), Lexington Books, pXII


Publications

  • 2003,
    • a. On Ordered Liberty: A Treatise on the Free Society (Religion, Politics, and Society in the New Millennium), Lexington Books
    • b. End of a Myth: Max Weber, Capitalism, and the Medieval Order, Journal des économistes et des études humaines, Vol 13, n°2-3, Juin
  • 2004, avec O. Schenone, "A Theory of Corruption", Grand Rapids: Acton Institute
  • 2005,
    • a. Banking, Justice and the Common Good
    • b. "Globalization : insights from Catholic social teaching", In: Nicholas Capaldi, "Business and Religion: A Clash of Civilizations?", Salem, MA: , M&M Scrivener, pp418-427
  • 2006, "A Lost Opportunity: The Compendiun of the Social Doctrine of the Church—A Review Essay", Journal of Markets and Morality, Vol 9, n°2, Fall, pp261-276
  • 2007, The Commercial Society: Foundations and Challenges in a Global Age, Lexington Books, Lanham, Maryland
  • 2008,
    • a. Natural law, Scholasticism and free markets, In: Stephen F. Copp, dir., The Legal Foundations of Free Markets, Institute for Economic Affairs, pp65-83
    • b. avec Ian R. Harper, dir., "Christian Theology and Market Economics, Northampton, MA: Edward Elgar Publishers, ISBN 978-1-84720-377-9 et ISBN 978-1-84980-182-9
  • 2010,
    • a. The Creative Imperative, NOMOI, Revista Digital sobre Epistemología, Teoría del Conocimiento y Ciencias Cognitivas, n°1, Année 2010, pp8-9
    • b. "Wilhelm Röpke’s Political Economy", Cheltenham: Edward Elgar

Littérature secondaire

  • 2010,
    • Kathryn D. Blanchard, commentaire du livre de Ian R. Harper et Samuel Gregg, dir., "Christian Theology and Market Economics", Journal of the History of Economic Thought, Vol 32, n°2, pp301-303
    • Keith Tribbe, commentaire du livre de Samuel Gregg, "Wilhelm Röpke’s Political Economy", Erasmus Journal for Philosophy and Economics, Vol 3, n°2, Autumn, pp142-145
  • 2011, Michael Walsh, commentaire du livre de Samuel Gregg, The Modern Papacy (Major Conservative and Libertarian Thinkers Vol 5), The Heythrop Journal, Vol 52, n°3, May, pp533–534

Liens externes

  • "Spirit of Capitalism", conférence de Samuel Gregg, présentée à la Catholic University of America, Washington, DC, le 12 mars 2008
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