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Crise financière de 2007-2008

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Sommaire

Résumé synthétique

Depuis la Crise de 2007-2008, une certaine parenté a été établie avec la Crise de 1929. En effet, dans les apparences les plus visibles, les deux Crises présentent des similitudes, dans l'enchaînement des séquences économiques. Les endettements entraînent des faillites de banques, d'institutions financières et d'entreprises, qui sont alors révélées lors d'un Krack boursier très important. Les crises sont traitées uniquement avec des critères keynésiens, qui sont suceptibles d'aboutir à des tensions internationales. Mais la Crise de 2007-2008 diffère de la Crise de 1929, en raison de l'aspect financier, qui a évolué de façon notable. Cette présente étude fera état, alors, des caractéristiques spécifiques et des conséquences de la Crise de 2007-2008.

L'interventionnisme étatique récurrent et permanent, comme origine de la Crise de 2007-2008

Dans cette partie, l'interventionnisme étatique sera analysé dans la Crise de 2007-2008. Il sera question alors d'établir une chronologie des événements et des origines de la crise. On pourra, alors, signaler que cet interventionnisme étatique a été, est et sera toujours un facteur de perversion du système monétaire, économique et financier international et de tensions internationales et géopolitiques.

Afin d'établir les origines de la Crise de 2007-2008, il est nécessaire de remonter aux causes lointaines de cette crise.

Tout commence, alors, en 1919. L'Europe a été ravagée par la Première Guerre Mondiale causée par les Etats-Nations européens. Le bilan de la Première Guerre Mondiale est très lourd sur le plan humain ( près d'une dizaine de millions de morts ) et économique ( les pays sont ruinés et présentent un bilan financier et économique catastrophique ). Les Etats-Nations européens, afin de " résoudre " les conséquences de la Première Guerre Mondiale, décident de détacher les monnaies nationales par rapport à l'or, afin de produire des liquidités ( autrement dit "faire fonctionner la planche à billets" ), afin de "recréer" les conditions favorables à un retour à une croissance économique. En procédant ainsi, les Etats européens produisent une première erreur considérable, c'est-à-dire en rendant le système économique, financier et monétaire ingérable voire incohérent. En effet, les Etats-Unis avaient conservé le lien entre le Dollar et l'Or. Autrement dit, comment peut-on, alors, établir des accords économiques, financiers, commerciaux et monétaire, dans ce tel système devenu totalement incohérent, avec une Europe devenue débitrice et des Etats-Unis dans la situation de créanciers et dont de créditeurs ? Le fait révélateur de cette incohérence s'est produit en 1923 avec le record de la parité Dollar-DeutschMark, où 1 Dollar équivalait à 4200 Milliards de DeutschMarks. Cette incohérence économique, financière et monétaire sera la cause de la Crise de 1929, de la montée des Totalitarismes et de la Deuxième Guerre Mondiale, en raison des faillites de plus en plus importantes et fréquentes d'établissements financiers et monétaires européens, dans les années 1926-1927-1928. Il n'est pas étonnant que, dès lors que ces établissements ne pouvaient plus rembourser la dette qu'ils ont contracté auprès des établissements de crédit américains, cesdits établissements financiers américains se trouvaient dans des situations financières de plus en plus difficiles, en raison, précisément de cette incohérence de système financier international. L'événement révélateur a, donc, été le Jeudi Noir du Krack boursier du 24 Octobre 1929, où les cours des actions des entreprises ont fortement chuté et où les faillites d'entreprises américaines ont accéléré l'effondrement économique mondial. Les conséquences politiques aux Etats-Unis ont été les suivantes : En 1932, Franklin Roosvelt ( Démocrate ) arrivait au Pouvoir de la Présidence des Etats-Unis. Mais, les Démocrates, voulant " résoudre " les conséquences de la crise, décident d'appliquer les conceptions étatistes kéynésiennes ( redistribution et relance par la consommation par des hausses d'impôts ), viennent à faire l'erreur de la hausse d'impôts. D'après de nombreuses études, il ressort que c'est cette hausse d'impôts qui retardé la sortie de crise de 1929 et qui, d'une certaine manière, a été une des causes de la Deuxième Guerre Mondiale, puisque les investissements ne pouvaient être réalisés et donc que l'innovation et le rétablissement économique ne pouvaient donc se produire. Comme le retour à une gestion économique correcte ne pouvait être, lesdits Totalitarismes se sont renforcés sur ces frustrations, et les conséquences politiques du Pacte Germano-Soviétique, le 23 Août 1939, conduisant à la Deuxième Guerre Mondiale, en 1939.

Nous sommes en 1945. La Deuxième Guerre Mondiale a complêtement ravagé l'Europe. Afin de rendre enfin de nouveau le système financier, économique et monétaire cohérent, il a été décidé qu'un nouvel accord doit être signé et appliqué. Le Traité de Bretton Woods, a donc été signé en 1944. Cet accord visait au " rattachement " des monnaies nationales européennes par rapport au Dollar. Le Dollar avait conservé sa parité par rapport à l'Or. Le Traité de Bretton Woods a donc permi les conditions du Plan Marshall, afin de rétablir la croissance économiques mondiale, pendant les Trentes Glorieuses.

Mais, les Etats-Unis conservant leur penchant keynésien, créent, en 1945, avec une forte présence étatique, les organismes de réassurance, basés sur un système d'économie mixte FANNIE MAE et FREDDY MAC, dans le but de palier les défauts de crédit immobilier des Américains et de " résoudre " lesdits problèmes de liquidités. Ces établissements jouereont un rôle non négligeable dans la crise de 2007-2008, comme nous le verrons plus tard. Ainsi, donc, FANNIE MAE et FREDDY MAC, sont aussi bien le résultat de la crise de 1929, que l'amorce de la crise de 2008.

Or, les événements ont commencé à se précipiter, dans les années 1970. En effet, l'interventionnisme étatique, durant cette période a été responsable du basculement dans une crise économique chronique. En effet, en 1971, les Etats-Unis, durant les Républicains ( Richard Nixon ) dénoncent le Traité de Bretton Woods, en détachant le Dollar par rapport à l'Or :

La première conséquence a été la crise économique de 1974, causée par les chocs pétroliers, puisque le détachement du Dollar par rappor à l'Or, a été la cause de la hausse des prix du baril de pétrole indéxés sur le Dollar. Ce qui a entraîné des tensions internationales mettant en jeu les relations avec les pays arabo-musulmans ( concernant le pétrole ) et avec Israël ( concernant la géopolitique ).

La deuxième conséquence a été plus durable et a entraîné un endettement chronique des Etats-Unis. En effet, une partie de la dette des Etats-Unis est supportée par la Chine. Les processus économiques de la Crise de 2008 sont exactement les mêmes que ceux qui ont engendré la Crise de 1929, mais, maintenant, les domaines économiques et géopolitiques sont " à front renversé ", par rapport aux conceptions classiques. Il est important de clarifier cette notion de " front renversé ". En effet, dans la conception classique, il y a une " filiation " entre les conceptions politiques et les décisions économiques. Un gouvernement social-démocrate appliquera une politique keynésienne et un gouvernement conservateur appliquera une politique libérale. C'est un cadre général. Toutefois, deux " exceptions " se sont produites, durant les années 1970. Les Etats-Unis, réputés plutôt conservateurs et libéraux, sur le plan politique, ont commencé à appliquer une politique keynésienne d'endettement, suite au détachement du Dollar par rapport à l'Or, en 1971. La Chine restée toujours communiste, sous l'impulsion de Deng Xiaoping, a commencé à appliquer les conceptions économiques du libéralisme, uniquement dans ce domaine. La notion de " front renversé " signifie une décorrélation entre ce qui relève du Politique et ce qui relève de l'Economie, avec l'apparition de ces paradoxes.Cette contradiction est précisément analysée, dans l'article de François Lenglet " La Chine n'est pas l'Amérique !" Autrement dit, pour synthétiser, si un gouvernement, quel qu'il soit, applique une politique économique keynésienne, il y aura un fort ralentissement des potentiels économiques. Inversement, un gouvernement, n'importe lequel, qui applique des conceptions issues du libéralisme économique, peut assurer un progrès économique et financier.

L'autre fait s'est produit, en 1979, lorsque les Démocrates ( Jimmy Carter ), ont instauré le Community Reinvestment Act. Le Community Reinvestment Act est un mécanisme financier visant à obliger les banques à souscrire des prêts immobiliers à des personnes pauvres voire insolvables. Ce Community Reinvestment Act visait à donner aux minorités ethniques cette possibilité de souscription à cesdits prêts immobiliers.

A partir de ce moment précis, il n'était pas étonnant que les deux Décisions étatiques de 1971 ( dénonciation du Traité de Bretton Woods ) et de 1979 ( le Community Reinvestment Act ) aient été les causes plus récentes de la Crise de 2007-2008, compte tenu de l'endettement des Etats-Unis, par rapport au reste du monde, et compte tenu de l'endettement chronique des ménages américains, à partir du moment où ce détachement du Dollar par rapport à l'Or a produit des créations de liquidités très importantes ( cf les comportements des Etats européens, en 1919 ), et que cela a entraîné cette hausse du prix de ces biens immobiliers, forçant les banques elles-mêmes à s'endetter.

En outre, le rôle de FANNIE MAE et FREDDY MAC a été dévoyé, puisque ces organimes de réassurance, n'étaient plus seulement chargés de réassurer comme c'était leur métier principal, mais aussi de faire respecter les dispositions du Community Reinvestment Act, même au prix de s'endetter ou de faire imputer l'endettement ainsi produit à l'Etat américain, provoquant ainsi une spirale d'endettement et donc de faillites d'entreprises et de banques. Ce qui a été d'ailleurs le cas pour Lehmans Brothers qui a été mise en état de faillite. Le Mardi Noir du Krack du 16 Septembre 2008 a donc révélé ces difficultés financières de ces banques, entreprises et organismes de crédits.

Les problèmes des organismes financiers internationaux posés par les conséquences de l'interventionnisme étatique. Leur réaction face aux décisions de ces États

Dans cette partie, il sera question du fonctionnement de ces marchés financiers internationaux, dans les conditions de cet interventionnisme étatique.

Cette partie fera état de la création de produits financiers à risque par ces marchés financiers et du fait des Décisions étatiques ayant donc des conséquences sur le système économique, financier et monétaire international. Ce sera la partie financière des origines de la Crise de 2007-2008.

En effet, les marchés financiers réagissent d'une certaine façon en fonction du degré de l'interventionnisme des États.

Cet interventionnisme étatique a donc obligé voire contraint les organismes financiers internationaux à créer des produits financiers à risque qui peuvent porter atteinte aux conditions d'existence du système financier international.

Depuis des décennies, les échanges économiques, financiers et monétaires se sont accrus et ont constitué un maillage suffisamment dense mais peut être plus fragile. Si une crise se déroule à un endroit de la Terre, celle-ci se propage très vite et de façon très importante.

Les différentes bulles financières qui éclatent sont la conséquence des Décisions étatiques et entraînent des crises économiques qui, n'étant pas complètement résolues, entraînent des crises de plus en plus violentes.

En effet, ce sont bien les décisions étatiques japonaises qui ont poussé les organismes financiers à créer les produits dérivés asiatiques, en raison des données financières fixées arbitrairement par l'État Japonais. Ces produits dérivés étaient des produits financiers à risque, dont on a vu les aspects toxiques, lors de l'éclatement de cette bulle financière qui s'est manifestée, au début des années 1990, dans la région asiatique.

Au cours des années 1995, les banques américaines et les organismes d'assurance et de réassurance ont dû être dans la nécessité d'émettre des titres d'actions basés sur les endettements produits par lesdites Décisions étatiques américaine citées précédemment. Ces produits financiers hypothécaires à risque, indexés sur l'insolvabilité de personnes ayant contracté des prêts immobiliers sont désignés, alors, sous l'appellation de SUBPRIMES. Ce sont, d'ailleurs, ces SUBPRIMES, ces bulles financières de titrisations hypothécaires à risque qui ont été le détonateur de la Crise financière de 2007-2008. Le Mardi Noir du 16 Septembre 2008 a été signalée par la faillite de Lehmans Brothers, en raison de ces SUBPRIMES.

D'ailleurs, la France n'a-t-elle pas aussi une part de responsabilité, même si ce n'est que relatif, dans la constitution des crises économiques, en ayant créé la CADES ( Caisse d'Amortissement de la Dette Sociale ), en 1995, et donc en vendant à l'étranger la dette sociale par une titrisation indéxée sur cette dette, de la même façon que les Etats-Unis l'ont fait pour les SUBPRIMES ?

Mais, il convient, alors de remarquer, alors, que d'autres produits financiers à risque existent aussi comme les HEDGE FUNDS ou comme les treasuries and mortgage-backed securities (actions adossées aux emprunts hypothécaires et à ceux du Trésor), ou comme les LBO et qui sont en train eux aussi de révéler leur existence toxique. La bulle des "Leverage Buy Out", ces rachats d'entreprise financés par emprunt, est en train d'exploser, sous l'effet de l'effondrement de la conjoncture et de la raréfaction du crédit. Comme pour les "subprimes", le dénouement des positions va se traduire par des créances irrécouvrables et des pertes bancaires. Nous voici au mieux à mi-chemin de la crise, trois ans après son commencement : les bulles boursières et immobilières ont crevé, celle de l'endettement se dégonfle seulement. Restera la fille de toutes les bulles, plus grosse que les mères, celle de la dette des états.

Autrement dit, en raison de l'interventionnisme étatique ( que cela émane du Gouvernement, de la Banque Centrale ou des organismes étatiques ), les opérateurs, qu'ils soient privés ou même publics étant contraints, alors, de payer avec l'argent qu'ils n'ont pas ou de vendre des marchandises qu'ils n'ont pas non plus ( principe de la vente à découvert ), sont amenés à créer ces structures de produits financiers hypothécaires à risque, en falsifiant les principes d'assurance liée à ces transactions économiques et financières, au risque de porter atteinte à l'existence même du système financier international. Or, comme ces produits financiers hypothécaires à risque sont imbriqués les uns dans les autres, en raison de la mondialisation des échanges économiques, financiers, et monétaires, il suffit que la bulle de l'un de ces produits financiers à risque éclate, pour que les autres soient en mesure d'exploser aussi, augmentant à chaque fois les montants d'endettement des États.

Une autre conséquence plus emblématique de la crise de 2007-2008 s'est manifestée de la façon suivante : Depuis la crise de 2007-2008, le cours de l'Or a enregistré un phénomène haussier extrêmement important, où l'achat, les transferts et les transactions d'Or se sont multipliés. L'exemple le plus visible a été signalé par la Chine. La Chine veut racheter tout le stock d'or du Fonds Monétaire International.

Le mouvement des transactions liées à l'Or est aussi très important en France où la Banque de France rachète de façon très régulière des quantités très importantes de stock d'Or venant de Suisse. Ce phénomène a subitement débuté en Novembre 2009 et il est, maintenant, très régulier. La crise de 2007-2008, peut-elle, paradoxalement, créer le retour à l'Étalon or, dans le contexte d'endettement et de surendettement chronique privé et public?

A ce sujet, deux analyses sont convergentes, dans le domaine de cette référence liée à l'Or :

1)L'analyse d'Alan Greenspan :

« L’or représente encore l’ultime forme de paiement dans le monde. Dans le pire des cas, la monnaie fiduciaire ne sera plus acceptée par personne, alors que l’or le sera encore. » (Alan Greenspan)

2)L'analyse de Georges Lane :

Les monnaies, désormais égouts collecteurs d'actifs toxiques

Que s'est-il passé depuis la Crise de 2007-2008 ou les leçons de l'histoire économique n'ont manifestement pas été retenues

Cette partie sera consacrée au problème de savoir comment et de quelle manière les pouvoirs publics ont tenté de " résoudre " la Crise de 2007-2008 .

Premièrement, la conséquence politique de la Crise de 2007-2008 s'est manifestée par l'élection de Barack Hussein Obama ( Démocrate ) à la Présidence des Etats-Unis.

Deuxièmement, de façon plus générale et de façon plus importante, afin de " résoudre " la Crise de 2007-2008, les Etats-Nations ont repris les dispositions kéynésiennes, lors de l'établissement des Plans de Relance. Afin de faire un lien par rapport à la première conséquence, il convient de dire que, en effet, la quasi totalité des Démocrates et une très grande majorité des Républicains ont voté le Plan Paulson de près de 800 milliards de Dollars. C'est le Plan de Relance américain qui a été constitué au tout début de la mandature de Barack Obama. Il n'y a qu'un parti qui a refusé la mise en place de ce tel Plan. Ce parti est le Parti libertarien (États-Unis) dirigé par Bob Barr.

Il convient aussi de signaler que l'expression Too big to fail a été employée pour éviter que les organismes responsables de ladite Crise de 2007-2008 n'assument leur responsabilité. En effet, les organismes FANNIE MAE et FREDDY MAC, créés par les Démocrates, en 1945, ont été responsables de la Crise de 2007-2008, puisqu'ils devaient appliquer le C.R.A ( Community Reinvestment Act ) et qu'ils ont, d'une certaine façon, été impliqués dans la constitution desdits SUBPRIMES.

Les points communs des différents Plans de Relance, ainsi mis en place afin de " résoudre " ladite Crise de 2007-2008, qu'ils soient américains, européens, ou japonais, ou même chinois montrent, effectivement l'esprit et le caractère kéynésien du contenu de ces Plans. Ce sont, en fait des Plans de relance basés sur un accroissement de l'endettement des Etats, dans les buts d'agir sur la redistribution et la relance par la consommation. Pour l'instant, officiellement, il n'y a pas de hausse d'impôts pour " résorber " la dette des Etats, sauf que ces mêmes Etats procèdent, depuis la Crise de 2007-2008 à des créations de taxes, comme la taxe sur les transactions financières, ou d'autres taxes ou pénalités appliquées aux traders.

Or, ces dispositifs kéynésiens, basés sur l'endettement, et contribuant à l'accroissement de la dette des Etats, étant donné que la Comptabilité Publique des Etats est faussée par cesdites titrisations de produits financiers hypothécaires à risque, dans les domaine de l'assurance ou de la réassurance et dans les domaines de la garantie des transactions financières, ont, justement, commencé à faire exploser la bulle de la dette des Etats, de façon beaucoup plus rapide que l'on aurait pu le penser. Ce qui est important à signaler, c'est que les dettes des Etats étaient masquées par une croissance économique, certes faible, dans les années antérieures. Or, c'est précisément cette dette des Etats qui a été la cause principale de la crise de 2007-2008, puisque les faillites qui en résultaient étaient occultées par cette faible croissance économique, jusqu'au moment où ces faillites ne pouvaient plus être ignorées ( la révélation de la crise économique et financière s'étant produite le 16 Septembre 2008, par la faillite de Lehmans Brothers ). Les différents plans de relance basés sur un endettement supplémentaire et de plus en plus coûteux ( puisque les intérêts de la dette augmentent donc ), contribuent, effectivement, à l'exacerbation de la crise économique provoquée, précisément par ces dettes étatiques et continuant à mettre en péril d'autres entreprises et d'autres services. En effet, des faillites de plus en plus nombreuses d'Etats se sont manifestées depuis la Crise 2007-2008. L'Islande, la Californie, Dubai, et sept autres Etats américains des Etats-Unis ont fait faillite.L'Islande est dans un état de faillite telle qu'elle refuse de rembourser la Grande-Bretagne et les Pays-Bas, risquant des tensions internationales avec ces pays.Le sort des PIGS ( Portugal, Ireland et / ou Italy, Greece, Spain ) n'est guère enviable puisque ces pays sont au bord de la faillite, risquant l'explosion de l'Euro, mais de toute façon, se sont écartés des critères économiques d'endettement et de déficit imposés par le Traité de Maastricht, établi en 1992. Il est à signaler que la Roumanie a obtenu, in extremis, le report d'un an, le problème de sa dette et de son remboursement. Pour information, il convient d'établir une opposition et un parallèle saisissant entre les BRIC ( les nouveaux pays qui commencent à se développer sur le plan économique, qui sont le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine ) et lesdits PIGS, cités précédemment, renforçant l'idée de front renversé, citée lors de l'étude entre la Chine et les Etats-Unis. En effet, ce sont les pays autoritaires politiquement qui émergent économiquement, alors que les pays démocratiques politiquement, connaissent une récession économique.

A ce stade, il est important d'ouvrir une parenthèse historique intéressante et explicative sur le fait que les mêmes faits entraînent les mêmes conséquences. Il convient, alors, de préciser un fait historique important ayant eu lieu, il y a 150 ans, environ. Au cours de la deuxième moitié du XIXème siècle, naissait l'Union Latine, le 23 décembre 1865, une sorte d'union économique, financière et monétaire, signée principalement par la France (1865), la Belgique (1865), l'Italie (1865), la Suisse (1865), le Luxembourg (1865) et la Grèce (1868). Ce sont des pays latins et / ou francophones puis cette Union Latine s'est étendue vers d'autres pays par des accords bilatéraux comme l'Autriche-Hongrie, la Suède, la Russie, la Finlande, la Roumanie, l'Espagne, le Vatican, St-Marin, le Liechtenstein, Monaco et la Crète. Déjà, l'idée d'une union économique, financière et monétaire était en cours, au XIXème siècle. Cette Union Latine visait à la convergence économique des pays latins, mais échoua, précisément, parce que les pays latins ( comme la France, l'Italie, l'Espagne, la Grèce et la Roumanie ) n'avaient pas de discipline budgétaire, économique et financière, d'une part, et leurs intérêts étaient trop divergents, d'autre part. L’Union fut, de facto, dissoute le 1er janvier 1927.

Or, 150 ans plus tard, la plupart des pays responsables de la crise au sein de l'Union Européenne, en raison de leur endettement excessif et dans une situation de quasi-faillite, étaient précisément ceux qui, d'une certaine sorte, avaient constitué cette Union Latine. Comment, dans ces conditions, associer des pays aussi différents culturellement et économiquement ( pays latins vs pays anglo-saxons-germaniques ) dans un tel projet d'union, et peut-on dire que les peuples ont la mémoire courte et les Institutions aussi ?

Le manque de gestion rigoureuse des dirigeants français ( de droite comme de gauche ) peut conduire à la faillite réelle de la France. Les comptabilités des collectivités nationales et locales ( régionales, départementales et municipales ), en France, fait apparaître des accroissements de dette, étant un facteur de risque très élevé pour la France de voir sa note d'évaluation des capacités de remboursement de la dette dégradée par une des plus importantes agence de notation Moody's. François Fillon l'a avoué, en outre, en disant que " La France est en faillite ". Officiellement, la dette de la France est de plus de 1500 milliards d'Euros, sans compter les provisionnements des retraites des fonctionnaires.Le défilement de la dette de la France est signalé en temps réel sur le site contribuables.org.

Il convient d'indiquer la duplicité de la France, dans le domaine financier, dans le contexte de sa dette, et plus précisément de la dette de la Sécurité sociale, mais qui fait partie, de façon plus générale de la façon très singulière que la France a à traiter et à " résoudre " sa dette étatique, dans son ensemble. Cette façon curieuse est déjà énoncée, dans l'étude de l'Abrogation du monopole de la Sécurité Sociale, mais aussi exposée de la façon suivante, dans cette présente étude. En effet, il faut, alors, faire, ici, une incidence de nature financière, dans cette partie, concernant la CADES. Maintenant, on sait Comment la France escamote 120 milliards d'euros de sa dette. En effet, par des tours de passe-passe, les pouvoirs publics, le Gouvernement et les organismes chargés de la gestion des caisses de Sécurité sociale, ne veulent pas assumer ladite dette de la Sécurité sociale, en refusant par tous les moyens de l'intégrer dans le bilan de la dette financière de la France, sous le fallacieux prétexte que, juridiquement, la CADES, financée par l'ACCOSS, est indépendante des autres structures de l'Etat. Ce qui est vrai, puisque les URSSAF sont, effectivement, régies par le Droit privé. Mais cela n'empêche pas pour autant, que les dettes de la Sécurité sociale doivent figurer au bilan des Comptes Publics. Quel est, alors, le but de cette manoeuvre ? Cela est très simple. Le but est d'éviter ou de repousser " à demain " que la note, que les Instituts de notation attribuent pour évaluer la capacité de remboursement de la dette des Etats en général, ne soit véritablement dégradée, dans le cas de la France, puisque la France est quasiment en faillite et pour faire en sorte que les préteurs financiers internationaux continuent à préter de l'argent, dans le contexte de la Crise financière de 2007-2008, liée aux faillites des Etats et des très importants organismes publics et / ou privés, que l'on nomme les Too big to fail. La Sécurité sociale est-elle un Too big to fail, alors ?

Ces précédentes indications avaient pour objectif de signaler la notion de " canards boiteux ". C'est-à-dire, que, en raison de l'expression Too big to fail, les établissements publics et / ou privés, comme AIG, FANNIE MAE, FREDDIE MAC, ou comme les Etats, notamment la Grèce, sûrs de leur bons droits ne font aucun effort pour se gérer et s'organiser correctement. Ainsi, donc, en dépit des sommes considérables issues des différents Plans de relance utilisées à ces fins, afin de les financer, ces organismes ou ces Etats sont manifestement et continuellement en déficit, voire en situation de ruine, comme les documents précédents le montrent, précisément. Autrement dit, sans ces Plans de relance, ils auraient fait faillite depuis longtemps. Dans ces conditions, la purge financière n'aurait-elle pas été plus salutaire ?

Le deuxième effet de cette politique keynésienne a produit le retour à un certain Protectionnisme, réduisant de façon très substantielle le commerce international, soit donc de 12%, puisque l'aggravation de l'endettement des Etats a contribué à une insécurité économique, financière et monétaire. En outre, cette création par les organismes privés et publics de titrisation de produits financiers hypothécaires à risque indéxés sur l'endettement privé et public, dans les domaines de l'assurance et de la réassurance et dans les domaines des garanties des transactions financières, a contribué à " détruire " la notion de confiance ( cette notion de confiance est très importante, car elle est la base des conceptions de tout échange économique normal ), puisque les comptes privés et publics sont évidemment faussés. Il est peut-être à craindre que des nouvelles titrisations toxiques voient le jour, dans ce contexte d'endettement et de surendettement public et privé. En effet, on a appris qu'il y a encore 90 milliards de ces actifs toxiques dans les banques allemandes.

En outre, le rôle des banques centrales, dans l'aggravation des crises financières, économiques et monétaires ne doit pas être sous estimé. Voire, ce rôle est considérable, dans la mesure où ces banques centrales contribuent, effectivement, à cette aggravation de cesdites crises, par la création de liquidités, d'une part, et par l'endettement, d'autre part. Martin Masse, directeur du Québécois Libre, chercheur associé à l'Institut économique Molinari a, d'ailleurs réalisé une étude, dans cette optique, montrant Comment une banque centrale passe son temps à vous voler !, faisant état du fait que les interventions des Banques Centrales, afin de justifier leur seule présence, contribuent à une certaine spoliation, puisque, s'il y a une augmentation des liquidités, alors les prix des produits augmentent, même si la production est réalisée industriellement.


Il convient aussi de signaler, pour être plus mesuré, que des solutions ont pourtant été trouvées quant à cesdites titrisations de produits financiers hypothécaires à risque, qui visent les domaines de l'assurance et de la réassurance, d'une part, et des garanties des transactions financières, économiques et commerciales, d'autre part. En effet, des Sociétés de Défaisance ont été crées. Ces Sociétés de Défaisance sont en fait des structures financières et bancaires ou des services intégrés aux banques, aux institutions de crédit et aux organismes financiers qui ont pour rôle la collecte, l'archivage, le traitement et l'isolation de cesdites titrisations, afin de les résorber et donc de rembourser les sommes perdues. Ces Sociétés de Défaisance ( soit donc les banques, les institutions de crédit et autres organismes financiers ) ont le devoir de présenter dans leur bilan les caractéristiques, les structures, les montants, les domaines concernés, le nombre de ces titrisations toxiques et l'évolution financières de celles-ci. Ces efforts de résolution de ces litiges financiers ne peuvent aboutir qu'à une condition qu'il n'y ait pas de création d'autres titrisations toxiques.

Les contrôles exercés par les pouvoir publics sur les banques, institutions de crédit, et organismes financiers internationaux, décidés par les différentes réunions du G20, par l'établissement de taxes sur les traders et les banques et par l'obligation aux banques d'accorder des crédits aux entreprises, ont aussi contribué à réduire le commerce international de façon très importante. Il ressort que, manifestement, ces pouvoirs publics n'ont pas assumé leur responsabilité, dans les cours de la Crise de 2007-2008, puisque le G20 était une réunion de Chefs d'Etat, ou de Premiers Ministres, qui font partie de l'ensemble de ces Pouvoirs Publics ayant pris les décisions amenant à cette crise.

Le troisième effet de la crise de 2007-2008 et des politiques keynésiennes d'endettement a contribué à l'aggravation des tensions internationales. Les essais de missiles en Iran, en Corée du Nord, en Chine et en Russie se sont considérablement multipliés depuis le début de la crise de 2007-2008. Il convient, en outre, de signaler le rapprochement voire l'établissement d'accords entre la République Islamique Nationale Socialiste d'Iran et la République Socialiste du Vénézuéla.

Voir aussi

Liens externes

Des analyses économiques, au sujet de la crise de 2007-2008, sont exposées sur les site internet suivants :

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Société.png Accédez d'un seul coup d’œil au portail actualités du libéralisme.