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A Royal Affair

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A Royal Affair est un drame historique de Nikolaj Arcel (2012)

A Royal Affair
En kongelig affære
Royal affair.jpg
Réalisé par : Nikolaj Arcel
Acteurs
Mads Mikkelsen (Johann Friedrich Struensee)
Alicia Vikander: (Caroline Mathilde)
Mikkel Boe Følsgaard (Christian VII)
Genre
Drame historique
Année de sortie
2012
Synopsis
Danemark 1770. La passion secrète que voue la reine Caroline Mathilde au médecin du roi, l’influent Struensee, va changer à jamais le destin de la nation toute entière. Royal Affair relate une page capitale de l’histoire danoise, oubliée des manuels français. La relation amoureuse et intellectuelle entre Caroline Mathilde et Struensee, fortement influencée par les philosophes des Lumières, Rousseau et Voltaire en tête, conduira au renversement de l’ordre social établi, et annoncera les révolutions qui embraseront l’Europe vingt ans plus tard.
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Fiche technique

  • Titre original : En kongelig affære
  • Scénario : Rasmus Heisterberg et Nikolaj Arcel d'après Prinsesse af blodet de Bodil Steensen-Leth
  • Photographie : Rasmus Videbæk
  • Musique : Cyrille Aufort et Gabriel Yared
  • Distribution : Mads Mikkelsen (Johann Friedrich Struensee, le médecin du roi) Alicia Vikander: (Caroline Mathilde de Hanovre, la reine) Mikkel Boe Følsgaard (Christian VII de Danemark, le roi) Trine Dyrholm (Juliane Marie de Brunswick, la reine douairière) David Dencik (Ove Høegh-Guldberg, théologien meneur de l'opposition) Thomas W. Gabrielsson (Schack Carl Rantzau) Cyron Bjørn Melville (Enevold Brandt) Bent Mejding (Johann Hartwig Ernst Bernstorff)
  • Production : DR TV, Film i Väst, Sirena Film, Sveriges Television, Trollhättan Film AB et Zentropa Entertainments
  • Sortie : 29 mars 2012
  • Récompenses : Ours d'argent du meilleur scénario et du meilleur acteur (Mikkel Boe Følsgaard) à la Berlinale 2012.

Scandale à la cour de Danemark

La jeune sœur du roi d’Angleterre épouse le roi du Danemark qu’elle ne connaît pas. Son mari se révèle atteint de crises de folie. Après avoir donné un héritier et accompli son devoir, la jeune reine prend ses distances avec son époux qu’elle s’est mise à détester pour sa brutalité, son caractère volage et sa vie de débauche.

A l’occasion d’un voyage en Europe, Christian VII choisit pour médecin un Allemand adepte des idées des philosophes, Johann Friedrich Struensee. Celui-ci utilise l’influence qu’il a sur le roi pour faire passer des réformes libérales et répandre l’esprit des Lumières, par exemple en faisant inoculer le prince héritier contre la variole. Il finit par devenir le ministre tout puissant, suscitant l’hostilité de la cour et des partisans de la tradition.

Sa liaison avec la reine, qui donne naissance à une fille, va provoquer sa chute. Des libelles inondent Copenhague dénonçant l’étranger qui abuse de la confiance du roi. La reine douairière avec l’appui du théologien réactionnaire Høegh-Guldberg fait arrêter Struensee ainsi que la reine pour adultère. Le médecin est exécuté et la reine exilée. Caroline Mathilde meurt quelques années plus tard, laissant le récit de ce qui s’est passé à ses enfants. Le film s’achève sur l’annonce du coup d’Etat fait par le prince héritier Frédéric pour revenir à une politique libérale.


Une figure libérale

Ce film danois, en coproduction suédoise et tchèque, s’inspire d’un épisode de l’histoire du Danemark au temps des Lumières et du Despotisme éclairé. Il met en vedette une figure libérale, le docteur Struensee. La reconstitution historique est soignée et l’interprétation remarquable. Si les opposants réactionnaires et obscurantistes sont un peu caricaturés, ce qui est la loi du genre, le film ne verse pas dans l’hagiographie.

L’adepte des Lumières, disciple de Rousseau et Voltaire, se révèle un personnage complexe qui établit la liberté de la presse mais qui revient à la censure quand se multiplient les libelles hostiles à son égard. Les décrets réformateurs sont affichés sur les murs de la capitale sous le regard indifférent de la population. De plus, il se comporte à l’égard du roi comme le faisait son prédécesseur, le ministre Bernstorff, avant lui, le manipulant, lui extorquant des signatures pour gouverner en son nom. Si le traitement infligé au favori déchu est dénoncé dans sa cruauté, les accusations portées contre le médecin sont en partie fondées : il a bien trahi la confiance royale. La liaison du médecin et de la reine est d’ailleurs montrée sans excès de romanesque.

Liens externes

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