Anders Chydenius

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Anders Chydenius
Personnage politique

Dates 1729-1803
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Tendance Libéral classique
Origine Finlande Finlande
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Citation « Tout individu trouve l'endroit et le secteur où il peut le mieux contribuer à la richesse nationale, du moins tant que les règlements ne l'étouffent pas. »
inter lib.org sur Anders Chydenius

Anders Chydenius (Sotkamo, le 26 février 1729 - 1er février 1803) a été l'un des principaux contributeur au libéralisme classique en Scandinavie.

Présentation

Jeune prêtre venant d'Österbotten, en Finlande, qui relevait alors du royaume de Suède, représente le clergé de sa région au Parlement. Influence par les Lumières et particulièrement les physiocrates français, il souhaite venir en aide aux pauvres de son pays.

Il se fait connaître dès 1763 par un essai sur les causes de la grande émigration qui sévissait en Suède. Pour lui, c'est à cause du manque de liberté que les gens fuient la Suède. Talent et énergie ne servent à rien là où il n'y a pas de sécurité juridique pour les pauvres, de droits de propriété et de liberté du commerce.

En 1765 il publie Le Gain national un pamphlet dans lequel il expose des idées libérales, capitalistes et démocrates. L'ouvrage contient une théorie proche celle de la main invisible onze ans avant qu'Adam Smith ne la publie dans sa Richesse des nations. Il a d'ailleurs été surnommé l'Adam Smith nordique.

«Tout individu trouve l'endroit et le secteur où il peut le mieux contribuer à la richesse nationale, du moins tant que les règlements ne l'étouffent pas. (…) Le type de travail qui a le plus de valeur est toujours celui qui est le mieux payé, et le type de travail qui est le mieux payé est toujours celui qui est le plus recherché. »

En tant que membre du Riksdag (sorte de parlement) suédois, il a proposé et obtenu une libéralisation du commerce entre les villes du golfe de Bothnia ainsi qu'une loi sur la liberté de la presse en 1766. Cependant sa proposition de transformer la province pauvre de Laponie en minarchie a été rejetée.

Il veut un État minimal ne devant intervenir que pour garantir l'ordre public et la sécurité. Il écrit : Une seule chose m'intéresse, ce mot petit mais béni, liberté. Son radicalisme lui aliène la noblesse et il est chassé du Parlement pour avoir critiqué la politique monétaire. Il a exercé une grande influence sur des personnages de l'élite culturelle suédoise. Le roi Gustave III signe d'ailleurs une loi sur la liberté religieuse dont le brouillon avait été rédigé par Chydenius.

Citations

  • « Un état libre, la propriété privée et la liberté individuelle. Les habitants pourraient choisir la profession de leur choix, la liberté du commerce serait totale, il n'y aurait pas de privilèges, de régulations ou de taxes. La bureaucratie n'existerait pas et le seul fonctionnaire serait un juge qui vérifieraient que les droits de personne ne sont enfreints. »[1]

Notes et références

Source

  • Johan Norberg, Den svenska liberalismens historia, Stockholm, 1998.

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