Suède

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La Suède est située dans la partie septentrionale de l'Europe, elle a une frontière avec la Norvège à l'ouest et une autre avec la Finlande au nord-est, tandis qu'au sud, le Danemark se situe à 4 km au large. Ses habitants ont toujours été attirés par l'extérieur par les mouvements migratoires maritimes, au profit des échanges internationaux et de la mondialisation.

  • Indice de liberté de la presse : 10ème place (2013)[1]

La Suède fait également partie des pays neutres, comme la Suisse ou l'Autriche.

Histoire de la Suède

Les modèles suédois

Le modèle suédois a longtemps représenté un pays de plein emploi et de faible inflation. Dans les années 1950, ses industries sont compétitives, sa fiscalité est relativement faible (inférieur au niveau américain à l'époque) et ses marchés étaient peu réglementés. Le modèle suédois admiré dans l'après guerre fut abandonné dans les années 1970, précisément au moment où il a gagné sa renommée internationale et l'admiration de beaucoup.

Un autre modèle se mit en place, le modèle de la social-démocratie. Alors vinrent les taux fiscaux les plus élevés du monde, avec l'interventionnisme politique, en particulier dans la politique sociale et sur le marché du travail. L'expansion du gouvernement a été un effet et non pas la cause des succès antérieurs du système. Le résultat de cette expansion finit par une crise lamentable au début des années 1990, lorsque la Banque centrale suédoise a vainement tenté de lier la couronne surévaluée au mécanisme de change européen et ensuite de la protéger avec des taux d'intérêt très élevés.

Une transition silencieuse vers une économie de libre marché

Puis la politique publique de la Suède a radicalement changé dans le restant de la décennie 1990. Un grand nombre de vaches les plus sacrées du modèle suédois furent sacrifiées par le Parti social-démocrate. Le leadership politique pratique fut un leadership silencieux. A la différence du changement conscient et explicite de la politique néo-travailliste en Grande-Bretagne, le processus suédois fut un changement de cap dans la pratique, mais pas en théorie ni dans la rhétorique du gouvernement. L'action était plus parlante que le discours.

La Suède a aujourd'hui une position honorable dans les classements du libre marché. Elle se classe en 21ème et en 24ème position, respectivement, dans le classement effectué en 2007, par la Heritage Foundation et le Fraser Institute selon l'indice de liberté économique. Jadis, la Suède et son port de Stockholm prenaient une part importante dans les échanges commerciaux de la "Ligue Hanséatique" dans la mer du Nord, avec l'Allemagne, les Pays-Bas, le Danemark. Sa tradition de libre échange s'observe par son niveau élevé du PIB qui en découle (60%). Au début des années 1990, la Suède a aboli toutes les subventions agricoles alors qu'elle possédait l'un des secteurs agricoles les plus déréglementés dans le monde. Malheureusement pour elle, elle fut obligée de re-réguler en entrant dans l'Union européenne (UE) et de sa Politique agricole commune (PAC). En 1996, la Suède a déréglementé son marché de l'électricité, autorisant la concurrence privée dans la distribution. Aujourd'hui, la moitié des centrales nucléaires sont détenues par une société allemande. Les monopoles d’État ont été abolis. Les télécommunications (la compagnie publique de téléphonie a été partiellement privatisée), les services postaux et les transports publics ont été largement déréglementés pour ouvrir de nouveaux marchés. L'introduction d'un système de coupons scolaires (vouchers) a ouvert un marché dans lequel les parents ont pu faire leur choix pour savoir où envoyer leurs enfants à l'école. Le secteur de la santé a été largement ouvert aux alternatives privées. Par exemple, l'hôpital Saint-Göran est une société privée cotée en bourse ; il s'agit d'un des plus grands hôpitaux d'urgence de Stockholm. L'Autorité suédoise de la concurrence a vigoureusement réagi contre les hommes politiques locaux qui limitaient la pleine concurrence.

La Suède est un des rares pays au monde (avec l'(Allemagne, la Finlande, l'Italie et la Suisse) à ne pas imposer un niveau minimal national du salaire. La Suède a un taux d'imposition sur les bénéfices des entreprises relativement faible (28%). En 2005, le gouvernement a aboli la fiscalité sur l'héritage et sur les donations. La Suède présente peu d'obstacles aux investisseurs étrangers, seuls certains secteurs liés à la sécurité nationale subissent des restrictions. La plupart des banques commerciales en Suède sont des propriétés privées. Les banques sont autorisées à offrir une gamme complète de services sans discrimination vis à vis des banques étrangères.

Le système de retraite a été réformé en passant de la formule problématique "pay-as-you-go" à un programme financé en fonction des performances de l'économie. Dans ce système, les Suédois choisissent des placements pour leurs retraites. Si l'économie ne se développe pas, il y a des mécanismes qui empêchent le système de tomber en faillite.

Toutefois, il reste encore des vestiges du modèle social-démocrate. Les impôts sur le revenu restent encore élevés (60,3 pour cent en moyenne), la taxe sur la valeur ajoutée est forte (25 pour cent), le marché du travail est encore très réglementé et les systèmes de redistribution sont les zones problématiques dans l'économie suédoise.

Personnalités de la Suède

Les instituts libéraux

  • Eudoxa
  • Ratio
  • Timbro
  • Ludwig von Mises Institutet i Sverige, avec son site internet

Sources

  • 1985, Lars Jonung, "The economics of private money: the experience of private notes in Sweden, 1831-1902", Stockholm School of Economic Research
  • 1986, Mats Johansson et Peter Stein, "Frihetens idéer" (Liberté des idées), Stockholm: Timbro
  • 1988, Ingemar Stahl, "Political and Economic Freedom in the Welfare State: Some basic concepts applied to the case of Sweden", In: Michael Walker, dir., "Freedom Democracy and Economic Welfare: Proceedings of an International Symposium", Fraser Institte: Canada, pp295-305
  • 1995, Johan Hakelius, "Den österrikiska skolan: en introduktion till humanistik nationalekonomi" ("L'école autrichienne d'économie : une introduction à l'économie humaniste"), Stockholm: Timbro, ISBN 9175663031, ISBN 9789175663036

Notes et références

  1. "Reporters sans frontière"

Liens externes