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Carlos Rodríguez Braun

De Wikiberal
Carlos Rodríguez Braun
Économiste

Dates né en 1948
Rodriguez-braun.jpg
Tendance école autrichienne
Origine Argentine Argentine
Articles internes Liste de tous les articles

Citation
inter lib.org sur Carlos Rodríguez Braun

Carlos Rodríguez Braun, né en 1948, en Argentine, est professeur d'histoire de la pensée économique à l'Université Complutense à Madrid, en Espagne.

Combattif et courageux intellectuellement, Carlos Rodríguez Braun a recueilli des centaines d'articles de journaux qui furent écrits dans un style polémique et dirigés contre l'individu. Il réfute les arguments les plus populaires contre le libéralisme avancés par des personnes de droite et de gauche, par les politiciens et les économistes, par les hommes d'affaires et les syndicalistes, par les religieux et les artistes, par les chercheurs et les journalistes.

La légende de Robin des Bois ou la redistribution par le marché ?

Les mauvaises idées ont quelquefois la vie longue, à l'image de la citation fallacieuse de George Bernard Shaw qui déclarait : "Je suis un gentleman: Je vis en privant les pauvres". Cependant, le marché n'obéit pas à la «loi de la jungle», bien au contraire. La loi de la jungle s'épanouit là où il n'y a pas de marché. Et, il demeure moins productif que des échanges pacifiques annexés à des droits de propriété garantis. Le vol généralisé est symbolisé par les mythes comme celui de Robin des Bois.

La fortune, la prospérité, la richesse ou l'opulence, dans certains cas, d'un homme d'affaires ou d'un entrepreneur est liée à l'utilité sociale de son travail. Cette utilité se manifeste par la liberté des consommateurs d'apprécier ou non les produits ou les services d'une organisation dans un marché libre en achetant auprès de cette entreprise. D'autres formes d'accès à la richesse existent comme enfreindre la loi, comme les voleurs et les escrocs le font. Mais tout aussi injuste, est d'obtenir de l'Etat des privilèges afin d'éviter la concurrence (Monopoles, Protectionnisme) par des activités de recherche de rente (lobbying) ou de subventions.

Robin des Bois est présenté, dans la légende, comme un voleur des riches (ne cherchant pas à savoir comment ceux-ci ont obtenu l'argent) et un donateur aux pauvres. Cette vision sympathique au grand public trouve également une justification de son interprétation libertarienne. Robin des Bois peut être vu comme un ennemi de la tyrannie et de l'abus de droit. Il serait un ami du peuple, un homme qui a volé les collecteurs d'impôts et les aristocrates aux privilèges indus pour redonner l'argent aux victimes paysannes. Cette version de ce récit est tout à la fois attrayante et naïve. Car la récupération de la légende par les Hommes de l'Etat ou par ceux qui désirent s'accaparer le pouvoir est très facile. S'ils veulent diriger, proclament tous en cœur ces redistributeurs, ce n'est pas pour la recherche de leur propre intérêt, car ils ont le sens de "l'intérêt général" se mortifiant béatement devant des yeux ébahis de candeur et éclairés par des écrans plasmas. En endossant l'image puissante d'un héros cherchant à obtenir réparation et justice, ces hommes de l’État légitiment leurs opérations de vaste distribution tout s'accordant une supposée libéralité.

Comment savoir si le bonheur collectif s'accroît lorsque les pouvoirs publics prennent de force un Euro pour le redonner à une personne pauvre ? Aucune étude ne le démontre. S'appuyant sur Anthony de Jasay, Carlos Rodríguez Braun écrit que la seule façon, pour l'Etat, de résoudre le problème des comparaisons entre les individus est d'imposer ses préférences à l'ensemble de la communauté. Bertrand de Jouvenel, indiquait lui, qu'il ne s'agit pas là d'une redistribution du revenu des riches vers les pauvres, mais de tout le monde vers l'Etat. Et, réciproquement, l'Etat finance son budget en prenant l'argent de tout le monde.

Certains hommes politiques prétendent que l'injustice sociale provient de l'inégalité croissante des revenus et que sans l'intervention de l’État, les pauvres seraient délaissés à leur destin mortifère. Ceci est totalement contradictoire avec les faits historiques où des organisations d'entraide se sont développées durant le cours de l'humanité pour aider les plus démunis. Et Carlos Rodríguez Braun ajoute avec justesse, que malgré les impositions voraces et croissantes, il y a toujours un élan humanitaire qui vient au secours des plus pauvres alors que l’État prétend s'en charger par sa politique redistributive des revenus. Les statistiques montrent rarement les effets de la mobilité sociale. Il y a toujours eu et il y aura toujours des gens plus pauvres que d'autres. Mais, ceci est-il important ? De telles statistiques sont basées sur des enquêtes qui ne parviennent pas à suivre les mêmes personnes à travers le temps. Hors, le problème est de savoir si une personne est passée d'un décile inférieur à un décile supérieur dans l'ordre hiérarchique des revenus, du moins si on s'accorde sur ce critère comme un élément universel de comparaison.

"La clameur des interventionnistes contre l'inégalité prend la forme d'une clameur pour un État plus grand et plus large. Ce chemin conduit à la perte de la liberté et d'une distorsion de la démocratie et de la justice. Elle dénature la démocratie parce que, en tentant de résoudre les inégalités, elle supprime les limites du Pouvoir et elle étend le champ d'actions de l’État. Elle fausse la justice parce que la seule façon de résoudre politiquement les inégalités, pour l'Etat, est de pouvoir traiter les individus de manière inégale. Ainsi la lutte pour éliminer les inégalités finit par détruire la forme la plus importante de l'égalité pour une société ouverte : l'égalité devant le Droit."
Carlos Rodríguez Braun, 2009, From Good Samaritan to Robin Hood, The Freeman, July/August, Vol 59, n°6

Publications

  • 1983, avec Pedro Schwartz, “Cartas españolas de Jeremías Bentham” (« Lettres espagnoles de Jeremy Bentham »), Moneda y Crédito, nº165, pp59-88
  • 1986, «Entrevista a F.A. Hayek», Revista de Occidente, n°58, marzo, pp124-135
  • 1989, "La cuestión colonial y la economía clásica", Alianza
  • 1990, dir., "Argentina 1946-1982. The economic ministers speak", Macmillan
  • 1992, Encuentro con Karl Popper, Alianza
  • 1994, avec Pedro Schwartz et F. Méndez Ibisate, dir., "Encuentro con Karl Popper", Madrid, Alianza
  • 1997,
    • a. "Grandes economistas", Pirámide
      • 2ème édition en 2007, Pirámide
    • b. dir., "'Estudio preliminar' de La teoría de los sentimientos morales", Alianza, Madrid
  • 1998,
    • a. avec J. Segura, dir., "La economía en sus textos" (L'économie dans les textes), Taurus, Madrid
    • b. "Non puo fare a meno della liberta politica e civile", Biblioteca della liberta, Vol 143, January–February, pp71–74 (article traduit en italien à partir de son papier présenté au meeting régional de la société du Mont Pèlerin à Barcelonne (Espagne) le 10 setembre 1997, "Latin American (Not Only Economic) Liberalism"
      • Traduction en espagnol en 2008, "Liberalismo (no solo económico) en América Latina", In: Carlos Rodríguez Braun, dir., "Diez Ensayos Liberales, Madrid, LID Editorial Empresarial. pp212–216
  • 1999, "A pesar del gobierno" (Malgré le gouvernement), Madrid: Unión Editorial, S.A., ISBN-13 9788472093379
  • 2000,
    • a. "Estado contra mercado" (L'Etat contre le marché), Taurus Pensamiento, ISBN 9788430603688
    • b. “La novela de una novelista”, Expansión, 29 mayo
  • 2001,
    • a. “La economía como ‘ciencia lúgubre’, Un mito perdurable”, Claves, n°112, mayo, pp62-68
      • Repris en 2011, In: Carlos Rodríguez Braun, dir., Economía de los no economistas, Madrid, LID Editorial Empresarial
    • b. “Internet y el Far West”, Expansión, 15 enero
    • c. “En economía hay demasiadas metáforas”, Cambio, 16, n°1.048, 23 diciembre, pp48-49
  • 2004,
    • a. An Eponymous Dictionary of Economics, Edward Elgar
    • b. Retórica antiliberal: dos casos, La Ilustración liberal: revista española y americana, n°21-22, pp95-106
      • Repris en 2011, In: Carlos Rodríguez Braun, dir., Economía de los no economistas, Madrid, LID Editorial Empresarial
  • 2005, Panfletos liberales, LID Editorial Empresarial
  • 2006, Tonterías económicas, LID Editorial Empresarial
  • 2007,
    • a. Adam Smith, La Escuela Austríaca en el Siglo XXI Revista Digital, n°4, pp24-27
    • b. "Jeremy Bentham", In: Luis Perdices Blas et Alfonso Sánchez Hormigo, dir., "500 años de economía a través de los libros españoles y portugueses = 500 years of economic writing in Spanish and Portuguese", Madrid, Universidad Complutense, ISBN 978-84-95215-94-0, p173
  • 2008,
    • a. "Alvaro Florez Estrada: compromised liberalism in nineteenth-century Spain", Independent Review, Vol 13, n°1, (Summer), pp81–98
    • b. Avant-propos du livre d'Alberto Benegas Lynch, "Estados Unidos contra Estados Unidos", México, Fondo de Cultura Económica
    • c. Diccionario políticamente incorrecto; LID Editorial Empresarial, 3ª ed.
    • d. Diez ensayos liberales, Madrid, LID Editorial Empresarial
    • e. "Early Liberal Socialism in Latin America: Juan B. Justo and the Argentine Socialist Party", American Journal of Economics and Sociology, Vol 67, n°4, Octobre, pp567–603
      • Traduit en espagnol en 2008, "Origenes del Socialismo Liberal: Juan B. Justo", In: Carlos Rodríguez Braun, dir., "Diez Ensayos Liberales, Madrid, LID Editorial Empresarial. pp55–83
    • f. "Social State and Anti-Social Envy", Laissez-Faire, n°28-29, mars-septembre, pp54-63
  • 2017, "Piketty malinterpreta a Austen e ignora a Smith" ("Piketty interprète mal Austen et ignore Smith"), In: Wenceslao Giménez-Bonet, Antón A. Toursinov, dir., "Libertad y convicciones: Ensayos en honor al Dr. Juan Carlos Cachanosky (1953-2015)" ("Liberté et convictions : Essais en l'honneur du Dr. Juan Carlos Cachanosky (1953-2015)"), Editorial Episteme, pp91-130