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Frank Chodorov

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Frank Chodorov
philosophe

Dates 1887 - 1966
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Tendance minarchiste
Origine États-Unis États-Unis
Articles internes Autres articles sur Frank Chodorov

Citation « L'État acquiert le pouvoir. Et, à cause de son goût insatiable du pouvoir, il est incapable d'en abandonner une quelconque parcelle. L'État n'abdique jamais. »
inter lib.org sur Frank Chodorov

Frank Chodorov (18871966), Fishel Chodorowsky de son vrai nom, est un auteur qui a appartenu à la Old Right (le courant paléoconservateur). Il a exercé une très grande influence sur les libertariens américains par son opposition à l'impôt sur le revenu, son refus de l'interventionnisme militaire, et son ardent individualisme. Il a exercé plusieurs professions avant de découvrir la philosophie de la liberté en lisant les œuvres d'Henry George. Ses livres célèbres incluent "One is a Crowd" et "The Income Tax: Root of All Evil". Il fut le fondateur et rédacteur en chef de la revue "Analyse" en 1950 et le rédacteur en chef de la revue The Freeman de 1954 à 1955.

Frank Chodorov était un fervent défenseur du libre commerce. Dans un article paru dans la revue The Freeman, en 1956, il donna un aperçu de l'importance du commerce dans la vie humaine, la manière dont il rassemble les diverses cultures, et inversement l'auteur exprima le aspects négatifs des entraves au commerce qui conduisent définitivement à l'isolement et aux conflits guerriers. Dans cet essai, il insiste sur le fait que le commerce profite à tout le monde. En effet, il proclame que le commerce sans entrave est crucial pour une pleine jouissance de la vie. Il sonne également un danger qui menace la paix à savoir l'ingérence de l'État dans la libre circulation des échanges. Pour lui, cette intervention politique est digne d'une déclaration de guerre. Il n'est pas loin, non plus, de spéculer que la suppression des restrictions commerciales dans le monde ferait plus pour la cause de la paix universelle que ne pourrait le faire toute alliance militaire.

Publications

De 1947 à 1949

  • 1947,
    • a. Human Events Pamphlet Number 15, Taxation is Robbery, Chicago: Human Events Associates
    • b. A Byzantine Empire of the West?, Analysis, avril
      • Repris en 1980, In: Fugitive Essays: Selected Writings of Frank Chodorov, Charles H. Hamilton, dir., Indianapolis: Liberty Press
  • 1948,
    • a. The Spy-Hunt, Analysis, Vol 4, no. 11, septembre, pp1–2
      • Repris en 1962, In: Frank Chodorov, Out of Step, New York: Devin-Adair, pp181–83
    • b. "The Myth of the Post Office", Regnery, Hillsdale, Ill.
  • 1949, How to Curb the Commies, Analysis 5, no. 7, mai

De 1950 à 1959

  • 1950, "Trailing the Trend", analysis, N°6, avril
  • 1952,
    • a. McCarthy’s Mistake. Human Events (12 novembre)
    • b. One Is a Crowd: Reflections of an Individualist, New York: Devin-Adair Company

De 1960 à 1982

  • 1963, "The Income Tax: Root Of All Evil", New York: DevinAdair

Littérature secondaire

Citations

  • L'État acquiert le pouvoir. Et, à cause de son goût insatiable du pouvoir, il est incapable d'en abandonner une quelconque parcelle. L'État n'abdique jamais.
  • Toutes les guerres arrivent à leur terme, du moins provisoirement. Mais l'autorité acquise par l'État demeure; le pouvoir politique n'abdique jamais.
  • Ce que les socialistes ont fait peut être défait, s'il existe une volonté en ce sens. Mais cela ne s'accomplira pas en essayant de détruire les institutions établies. Cela pourra être accompli seulement en conquérant les esprits, et pas uniquement ceux qui ont déjà été endurcis par les fixations socialistes. L'individualisme peut être revivifié en implantant les idées dans les esprits des générations à venir. En somme, c'est un projet s'étalant sur cinquante ans.
  • Le communisme ne sera pas importé depuis Moscou, il viendra de Wall Street et Main Street. (Remarque prononcée à propos du soutien apporté par le Big Business à l'interventionnisme du gouvernement américain)
  • Un ordre social fondé sur l’axiome socialiste, qui fait du gouvernement le juge ultime de toute moralité, est une société absurde. Il s’agit d’une société dans laquelle la valeur la plus haute est l’acquisition du pouvoir, comme incarné par un Hitler ou un Staline – et le sort de ceux qui ne peuvent l’acquérir, c’est l’asservissement en tant que condition d’existence.
  • Les droits de propriété sont en fait des droits de l’homme. Une société construite autour de la négation de ce fait est, ou doit devenir, une société d’esclaves – bien que les socialistes la décrivent différemment. Il s’agit d’une société dans laquelle certains produisent et d’autres disposent de leur production. Le travailleur n’est pas stimulé par la perspective de satisfaire ses désirs, mais par la crainte d’une punition.
  • Beaucoup de traités savants ont été écrits sur l’impôt sur le revenu, et une fortune a été dépensée en érudition pour son soutien. Mais quand on en regarde les causes profondes, on les trouve assez simples : l’impôt sur le revenu attire la classe dirigeante parce que, dans son avidité éternelle pour le pouvoir, elle a besoin d’argent. L’impôt sur le revenu attire la masse des gens parce qu’il exprime leur envie ; ça soulage leur sens de la douleur. Au final, la somme de tous les arguments pour l’impôt sur le revenu tient à l’ambition politique et au péché de convoitise.

Liens externes

En français

En anglais


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