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Henry Veatch

De Wikiberal
Henry Veatch
philosophe

Dates 1911-1999
Tendance moraliste
Origine États-Unis États-Unis
Articles internes Liste de tous les articles

Citation
inter lib.org sur Henry Veatch

Henry Babcock Veatch (26 août 1911 à Evansville, dans l'Indiana (USA) - 9 juillet 1999) est un philosophe qui a passé sa carrière à enseigner à l'université d'Indiana, à l'université de Northwestern et à l'université de Georgetown.

Il étudia à Havard où il a obtenu ses diplômes (A.B. (summa cum laude), M.A. and Ph.D.). Il est arrivé au département de Philosophie de l'université d'Indiana University en 1937, en tant que moniteur. En 1941, il devient Professeur assistant et professeur en 1952.

Il quitte l'université d'Indiana en 1965 pour l'université de Northwestern où il reste jusqu'en 1973, date à laquelle il accepte une proposition de l'université de Georgetown. Il prend sa retraite en 1983 et retourne à Bloomington.

Veatch était un aristotélicien qui publia plusieurs livres et articles. En 1974, il défend qu'Aristote est le philosophe du Bon sens. Dans son livre de 1952, en s'appuyant sur cet auteur, il présente la logique, comme un organe, c'est-à-dire comme un outil de connaissance. Il critique de ce fait les confusions et les problèmes posés par la philosophie analytique contemporaine. Il privilégie la logique « intentionnelle » à la logique « mathématique ».

En 1954, il défend l'idée du réalisme modérée de Thomas d'Aquin. Il complète son œuvre en 1959, en utilisant la logique intentionnelle afin d'expliquer les concepts, les propositions et les arguments. Dans Two logics (1968), Henry Veatch conteste la philosophie néo-analytique d'être capable de fournir une connaissance de ce que les choses sont à la différence de la philosophie néo-aristotélicienne. Il anticipe ainsi la montée des philosophes analytiques du déconstructionnisme, comme Stanley Fish et Richard Rorty. Il met un point important à discuter des différences entre la connaissance scientifique et la connaissance humaine, ce que l'essentialisme est et ce qu'il n'est pas, ainsi que la signification du faillibilisme.

La même année, en 1968, il publie un autre livre fondamental, For an ontology of Morals, dans lequel il avance que les philosophies néo-analytique et existentialiste mènent au nihilisme éthique. Henry Veatch défend la thèse d'un "retournement" ontologique nécessaire pour éviter le nihilisme éthique. La recherche d'une éthique « du bien », objective et naturelle, propriété naturelle et inséparable de l'éthique du Droit naturel s'oppose à l'éthique de l'utilitarisme et à l'éthique kantienne. En s'appuyant sur Thomas d'Aquin, il discute comment le bien peut être un objet de désir et détermine ainsi la raison de la façon de servir et de justifier les choix. En 1975, il relie les choix de l'individu à ses choix économiques et sociaux. L'éthique du devoir ou celle basée sur le désir ne peuvent fournir une réponse satisfaisante. La recherche du bien, trait objectif des choses dans un monde réel, objet aussi des désirs et des intérêts, peut aider la compréhension du scientifique en sciences sociales. Il continue son approche en 1985. Seule une éthique de la Loi naturelle basée sur la téléologie peut fournir une fondation solide des Droits naturels. Le désir ou le Devoir ne peuvent fournir une éthique satisfaisante. Henry Veatch a une conception négative des Droits de la vie, de la liberté et de la propriété. Le bien commun pour l'ensemble de la communauté doit nécessairement être considéré comme un bien pour chaque individu. Aussi, l'État ne peut pas prétendre défendre le bien commun lorsqu'il n'existe pas une acceptation de tous les membres de la communauté de cette fonction remplie par l'État.

Ouvrages

  • 1948, “Concerning the Ontological Status of Logical Forms.” The Review of Metaphysics 2, pp40-64
  • 1950,
    • a. Aristotelian and Mathematical Logic, The Thomist, 13, pp50-96
    • b. In Defense of the Syllogism, The Modern Schoolman, 26, pp184-202
  • 1951,
    • a. Formalism and/or Intentionality in Logic, Philosophy and Phenomenological Research, 11, pp348-365
    • b. Discussion: Reply to Professor Copi, Philosophy and Phenomenological Research, 11, pp373-375
    • c. Basic Confusions in Current Notions of Propositional Calculi, The Thomist, 14, pp238-258
  • 1952, Intentional Logic: A Logic Based on Philosophical Realism. New Haven, CT: Yale University Press
  • 1954, Realism and Nominalism Revisited. Milwaukee, WI: Marquette University Press
  • 1959, avec Frank Parker, Logic as a Human Instrument, New York: Harper & Row
  • 1962, Rational Man: A Modern Interpretation of Aristotelian Ethics. London and Bloomington, IN: Indiana University Press
    • Traduit en 1967 en espagnol, par Garcia del la Mora, J.M., Etica del ser racionel. Barcelona
  • 1963, “On Trying to Say and Know What’s What.” Philosophy and Phenomenological Research 24
  • 1964, “The Truths of Metaphysics.” The Review of Metaphysics 17, pp372-395
  • 1965, “St. Thomas and the Question ‘How are Synthetic Judgments A Priori Possible?” The Modern Schoolman 42, pp239-263
  • 1966, “Non-Cognitivism in Ethics: A Modest Proposal for its Diagnosis and Cure.” Ethics 76, pp102-116
  • 1968,
    • a. Two Logics: The Conflict between Classical and Neo-Analytic Philosophy. Evanston, IL: Northwestern University Press
    • b. For an Ontology of Morals: A Critique of Contemporary Ethical Theory. Evanston: IL: Northwestern University Press
  • 1970, Intentional Logic: A Logic Based on Philosophical Realism
  • 1971,
    • a. Language and Ethics: "What's Hecuba to Him, or He to Hecuba?" Proceedings and Addresses of the American Philosophical Association, Vol. 44, pp45-62
    • b. For An Ontology of Morals: A Critique of Contemporary Ethical Theory, In: Evanston, Northwestern University Press
  • 1974, Aristotle: A Contemporary Appreciation. London and Bloomington, IN: Indiana University Press
  • 1974, “Kant and Aquinas: A Confrontation on the Contemporary Meta-Ethical Field of Honor.” The New Scholasticism 48, pp73-99
  • 1975, “The Rational Justification of Moral Principles: Can there be Such a Thing?” The Review of Metaphysics 29, pp217-238
  • 1977, “On the Use and the Abuse of the Principle of Universalizability.” Proceedings of the American Catholic Philosophical Association 51, pp162-170
  • 1980, “Is Kant the Gray Eminence of Contemporary Ethics Theory?” Ethics 90 (1980): 218-238
  • 1985,
    • a. Human Rights: Fact or Fancy?, Baton Rouge, LA and London: Louisiana State University Press
    • b. Deconstruction in Philosophy: Has Rorty Made it the Denouement of Contemporary Analytical Philosophy?, Review of Metaphysics, Vol 39, December
  • 1990, Swimming Against the Current in Contemporary Philosophy: Occasional Papers and Essays. Studies in Philosophy and the History of Philosophy, ed. Jude P. Dougherty, vol. 20. Washington, DC: The Catholic University Press of America
  • 1992, “Modern Ethics, Teleology, and Love of Self.” The Monist 75 (1992): 52-70 (This essay provides an argument showing how an ethics of self-love, if teleologically construed, can be universalizable, but not impersonal or agent-neutral)
  • 1994, Aristotle, Human Rights, and Classical Liberal Ethical Theory, Humane Studies Review, Volume 9, Number 1 Summer. Commentaire du livre de Douglas Rasmussen et de Douglas J. Den Uyl, Liberty and Nature: An Aristotelian Defense of Liberal Order (La Salle, Illinois: Open Court, 1991); et du livre de Douglas J. Den Uyl, The Virtue of Prudence (New York: Peter Lang, 1991)

Littérature secondaire

  • 1984, Rocco Porreco, dir., Georgetown Symposium on Ethics: Essays in Honor of Henry Babcock Veatch, New York: University Press of America
  • 1999, Rocco Porecco et Ronald Duska; Henry Veatch, 1911-1999, Proceedings and Addresses of the American Philosophical Association, Vol 73, n°2, Nov., pp127-129

Liens externes

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