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L'Opium des intellectuels

De Wikiberal
L'Opium des intellectuels
L'Opium des Intellectuels.jpg
Auteur : Raymond Aron
Genre
Année de parution
1955
Au milieu des années cinquante, Raymond Aron prend vivement à partie les intellectuels compagnons de route du parti communiste, et notamment Sartre et le groupe des Temps Modernes, et analyse les raisons de leur aveuglement.
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L'Opium des intellectuels est un livre écrit par le philosophe français Raymond Aron et paru en 1955.

Présentation

Pour une analyse détaillée, lire l'article de Catallaxia

Raymond Aron, dans les années 1940 et 1950, est un personnage atypique, en marge de la majorité des « intellectuels » qui suivent aveuglément le PCUS et Staline. Ainsi, dans ses Mémoires, il écrit : « dans mon milieu, imprégné de hégélianisme et de marxisme, l’adhésion au communisme ne faisait pas scandale, l’adhésion au fascisme ou au PPF était simplement inconcevable. De tous, dans ce groupe, j’étais le plus résolu dans l’anticommunisme, dans le libéralisme, mais ce n’est qu’après 1945 que je me libérai une fois pour toutes des préjugés de la gauche »[1]. À l'inverse, Sartre écrit à cette époque Les communistes et la paix, de « stricte obédience stalinienne » comme le souligne Nicolas Baverez[2].

Aron est l'un des seuls intellectuels à ne pas alors devenir « compagnon de route » et à garder un regard objectif sur la politique. Il s'intéresse donc dans cet ouvrage à destination du grand public aux raisons qui expliquent cette erreur collective dans laquelle se vautrent les intellectuels.

Le livre s'attache dans un premier temps à démonter les mythes sur lesquels reposent l'idéologie de la gauche. Puis il revient sur la vision de l'histoire du marxisme, avant d'étudier les raisons qui expliquent la fascination que cette idéologie mortifère peut alors exercer sur les intellectuels, « son petit camarade »[3] Sartre au premier chef.

Citations

  • « Cherchant à expliquer l'attitude des intellectuels, impitoyables aux défaillances des démocraties, indulgents aux plus grands crimes, pourvu qu'ils soient commis au nom des bonnes doctrines, je rencontrai d'abord les mots sacrés : gauche, Révolution, prolétariat. »[4]
  • « Radicaux et socialistes ne se sont réellement accordés que contre un ennemi insaisissable, la réaction. »[5]
  • « Si la tolérance naît du doute, qu'on enseigne à douter des modèles et des utopies, à récuser les prophètes de salut, les annonciateurs de catastrophes. Appelons de nos vœux la venue des sceptiques s'ils doivent éteindre le fanatisme. »

Notes et références

  1. Raymond Aron, Mémoires, 1983, p.212
  2. Emission 2000 ans d'histoire avec Nicolas Baverez sur France Inter le 22 mars 2005, [prés. en ligne]
  3. Surnom que se donnait les normaliens. Sartre et Aron étaient tous deux normaliens, de la même promotion
  4. Raymond Aron, L'Opium des intellectuels, 1955, p.7 (édition Agora 1986)
  5. Aron, 1986, p.20

Voir aussi

Bibliographie

  • "L'opium des intellectuels", Sciences Humaines, Hors-série N° 30 - Décembre 2000/Janvier-Février 2001 100 ans de sciences humaines, [prés. en ligne]

Liens externes

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