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Jean-Louis Caccomo

De Wikiberal
Jean-Louis Caccomo
Économiste

Dates Né en 1963
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Tendance Libéral classique
Origine France France
Articles internes Liste de tous les articles

Citation
inter lib.org sur Jean-Louis Caccomo
Catallaxia

Jean-Louis Caccomo, né le 23 juin 1963, est docteur en sciences économiques, actuellement maître de conférences à l'université de Perpignan - Via Domitia où il est responsable des relations internationales du département « Economie & Management », et directeur du Master professionnalisé « Economiste Financier ».

Notes biographiques

Auteur de trois ouvrages aux éditions L’Harmattan consacrés à l’innovation, il a réalisé plusieurs articles scientifiques dans les revues internationales (Journal of Evolutionary Economics, Economics of Innovation and New Technology) et les revues nationales (Revue d’Economie Industrielle, Revue Innovations) ainsi que de nombreuses contributions dans la presse nationale (Les Echos, Le Monde, Le Figaro, Le Midi-Libre) et internationale (Le Providence à Boston, l’Express de Toronto, L’Echo de Bruxelles). Il a été chroniqueur économique à l’AGEFI, le quotidien suisse de l’économie et des finances. Il participe à de nombreux programmes de coopération académique (dans la formation et la recherche) qui l’ont conduit en Suède (Stockholm), en Ukraine (Kiev, Simféropol, Yalta), en Thaïlande (Phuket), aux Comores (Moroni), au Maroc (Marrakech, Casablanca, Safi) en Algérie (Alger, Oran, Annaba) et en Syrie (Damas).

Observateur attentif de la vie politique française, il diffuse depuis 5 ans sur le net sa « Chronique de Résistance » qui est reprise par de nombreux sites français et étrangers.

Selon Éric Brunet dans Être de droite : un tabou français, il a été exclu de promotions pour certaines de ses prises de position jugées comme non conformes au politiquement correct de l'université française. Brunet déclare par exemple : « Dans mon livre, je raconte l'histoire de ce professeur d'économie français, Jean-Louis Caccomo, connu dans le monde entier, et que l'université française a muté dans l'université décentralisée de Mende, en Lozère ».

Il fait partie des 100 auteurs du livre Libres ! 100 idées, 100 auteurs.

Les valeurs morales d'une société constituent les piliers indispensables au développement économique et social

Dans son livre sur "Le modèle français dans l'impasse", Jean-Louis Caccomo traite des caractéristiques inhérentes au "modèle français" qui empêchent le développement économique et social de ce pays.

Il est ridicule de croire un Président de la république, quelle que soit son orientation politique quand il déclare que nous sommes sur la voie de sortie de la crise. La raison essentielle de cette incrédulité sagace face au leadership présidentiel ou au leadership politique est évidente. Ce n'est pas un chef d’État ou un ministre qui peut décider de l'essor d'une nation même si malheureusement, il peut être celui ou celle qui va plonger des hommes et des femmes dans un long marasme. Il n'y a pas d'économie viable sans valeurs morales fortes et claires, nous précise l'auteur. Son livre est un plaidoyer optimiste de l'esprit individuel, non pas pris dans son sens égoïste, mais dans un contexte d'un homme ou d'une femme contrariant c'est-à-dire de celui ou de celle qui va à contre-courant des idées reçues et reproduites par la "masse" informe et suiveuse[1]. Jean-Louis Caccomo met en garde contre un leadership charismatique qui, bien souvent, mène à un leadership discursif[2] toxique.

Quand les penseurs socialistes accusent "la dictature du marché", ils utilisent leur propre référence à une nature de la liberté qui n'est pas réelle. La liberté n'est pas unique, mais elle est plurielle. Le leadership dictatorial implique un monopole que seule la centralisation des pouvoirs et de la gestion de ce pouvoir, par l'administration publique, imposent. Le marché n'est pas un monopole, il est pluriel car les libertés sont multiples[3]. La mesure de la liberté dans une société ne se réalise donc pas, à l'aide d'indices de performance et d'efficacité mais par un leadership éthique, c'est à dire par les valeurs morales que cette liberté incarne et qui sont adoptées par les hommes et les femmes qui prennent des décisions personnelles[4]. L'obsession avec les résultats est une vanité contemporaine. Elle est, en partie, responsable de l'érosion de la dimension morale du leadership. Lorsque l'économiste s'intéresse au pouvoir d'achat, il ne réduit pas son enquête à une notion purement quantitative ou à une dimension seulement financière. Il doit comprendre toutes les dimensions de ce pouvoir qui intègre également le pouvoir de ne pas acheter[5]. Mais, a-t-on le choix de refuser de payer des impôts ?

Le leadership des hommes et des femmes qui servent les intérêts de l'État n'est pas seulement toxique mais il est également pervers. Ce leadership oblige la consommation de services publics non désirés, et s'ils sont désirés, on ne peut pas en discuter le prix. Les effets du leadership toxique étatique conduit à l'exil fiscal ou au développement de l'économie parallèle. Mais, pire encore, en justifiant son activité de contrôle, les hommes et les femmes de l'État utilisent une leadership rhétorique[6] biaisé : "celui qui refuse de payer ses impôts est un mauvais citoyen". Mais a-t-on demandé à ces "mauvais citoyens" leurs réels besoins ? Si le plan est censé être omniscient et juste, alors, les individus sont peu à peu réduits à un rôle passif, proche de l'esclavage[7] soumis au leadership du Plan dictant leurs besoins.

Le mal français est un mal de statu quo, de l'impossibilité des leaders politiques d'adopter un leadership transformationnel et visionnaire. Cela se traduit par une politique du "Ni-Ni", ni socialisme, ni marché ou des services publics "gratuits"[8] sans compensation d'efforts de ceux qui en bénéficient.

Publications

  • 1996, "Les défis économiques de l'information, la numérisation", L’Harmattan, Paris
  • 2001, avec avec B. Solonandrasana, "L’innovation dans l’industrie du tourisme - Enjeux et stratégies", L’Harmattan, Paris
  • 2002,
    • a. « Système nationaux d’innovations, changement technologique et cycles économiques », In: C. Diebolt, J. L. Escudier, "La croissance économique dans le long terme. Formes historiques et prospective", L'Harmattan, Collection Logiques Economiques, Paris
    • b. "La mondialisation : réflexion autour d’un concept ambiguë", In: R. Granier et M. Robert, dir., "Culture et structures économiques", Economica, Paris
  • 2007,
    • a. "Analyse économique du secteur touristique : application au cas des DOM", In: N. Levratto, dir., "Comprendre les économies d’outre-mer", L’Harmattan, Paris
    • b. Fondements de l’économie du tourisme, De Boeck Université, Bruxelles
    • c. dir., "Tourisme et frontières", L’Harmattan, Paris
  • 2010, "L’approche évolutionniste dans l’analyse économique : le concept de rationalité revisité", In: M. Amblard, "La rationalité, mythes et réalités", L’Harmattan, Paris
  • 2015, "Histoire des faits économiques", Ellipses Marketing, ISBN 2340007011

Citations

  • Si la tendance à la paupérisation des masses s'est réalisée quelque part, c'est bien chez les nations qui ont éliminé le droit à la propriété privée et le principe de concurrence parce que leurs dirigeants ont cru qu'ils pouvaient construire, produire et régenter l‘ordre social au nom de l‘intérêt général. Faire du « social », voilà la grande ambition moderne des politiciens qui se rendent compte de leur incapacité à contrôler l'économie. (L'Inculture Economique des Français, Libres ! 100 idées, 100 auteurs)
  • Ce n’est pas le libre-échange qui est la loi du plus fort, mais plutôt le protectionnisme car seuls les pays riches et puissants ont les moyens de mettre en œuvre des aides pour protéger leurs industries.
  • Les États totalitaires détruisent la liberté individuelle en la supprimant purement et simplement, l'État se proposant d’administrer toute l’économie du pays. Les États-providence agissent plus sournoisement, offrant au peuple une "sécurité sociale" en échange de sa liberté, substituant la responsabilité collective à la responsabilité individuelle. Dans le premier cas, les individus ne peuvent plus agir ; dans le second cas, les individus ne savent plus agir.
  • Les économistes disent souvent "il n'y a pas de repas gratuit". C'est fondamentalement vrai. Il y a toujours quelqu'un qui paie. Ce que l'on vous donne "gratuitement" provient toujours d'autres personnes qui l'ont produit.
  • À partir du moment où quelqu’un s’enrichit plus vite que vous, une inégalité surgit. Sauf à contrôler la vie de tout le monde, l’inégalité est le résultat, à un instant donné, d’un processus de développement qui est par nature dynamique. Comme la croissance repose sur la libération des énergies et des potentiels de chacun, il en découlera nécessairement des trajectoires de revenus différentes.
  • Dans l'économie de marché, il y a évidemment des riches et des pauvres car il y en a dans toutes les sociétés et il y en aura toujours bien que les concepts modernes soient des concepts relatifs. Mais, dans l'économie de marché, cette distinction n'est pas la marque d'une inégalité inscrite a priori entre des groupes sociaux prédéfinis une fois pour toutes. Cette inégalité sociale traduit l'inégalité ex post des performances économiques et, à ce titre, elle n'est jamais définitive, acquise et irréversible alors même que tous les individus sont égaux en droit.
  • L’économie semble paraître hermétique ou inintéressante pour le commun des mortels qui ne se doute pas à quel point elle façonne tous les jours notre existence. À ne pas comprendre l’économie, on prend le risque de la subir, et de se laisser influencer par les apprentis sorciers du contrôle social qui sont nombreux aujourd’hui à profiter de l’ignorance ou de l’aveuglement.
  • L'économie de marché n'est pas parfaite (personne ne le prétend), elle est même souvent défaillante. Mais elle a une caractéristique précieuse qu'aucun autre modèle ne partage avec une telle constance : elle existe.

Notes et références

  1. "Les 'masses' ne réfléchissent pas : elles répètent et suivent généralement un leader dont le charisme aveugle." p15, J.L. Caccomo, "Le modèle français dans l'impasse", ed. Tatamis
  2. "Les discours ne font pas vivre même s'ils peuvent toujours faire illusion devant des masses désorientées", p15, J.L. Caccomo, "Le modèle français dans l'impasse", ed. Tatamis
  3. Les marchés sont multiples quand l'État est unique. Car les libertés sont plurielles, interactives et dynamiques alors que l'administration est centralisée, rigide et figée."p23, J.L. Caccomo, "Le modèle français dans l'impasse", ed. Tatamis
  4. "C'est pourquoi l'éthique de la liberté ne doit pas être jugée à l'aune de son efficacité, mais bien plus à l'aune des valeurs morales qu'elle incarne."p27, J.L. Caccomo, "Le modèle français dans l'impasse", ed. Tatamis
  5. Le vrai pouvoir d'achat désigne aussi la capacité à ne pas user de ce pouvoir, c'est-à-dire la liberté de ne pas acheter même si l'on en a la possibilité. Le pouvoir est l'expression d'un choix et d'une aptitude."p38, J.L. Caccomo, "Le modèle français dans l'impasse", ed. Tatamis
  6. "Car, pour contrôler et réguler l'économie, les autorités publiques vont contrôler et réguler l'information qui, du même coup, va devenir de la propagande"p42, J.L. Caccomo, "Le modèle français dans l'impasse", ed. Tatamis
  7. "Dans une économie totalement planifiée, les gens sont donc réduits à la condition d'esclaves au service du Plan".p41, J.L. Caccomo, "Le modèle français dans l'impasse", ed. Tatamis
  8. "Que l'État impose la gratuité dans n'importe quel domaine, et l'on récoltera la pénurie." p70, J.L. Caccomo, "Le modèle français dans l'impasse", ed. Tatamis

Liens externes

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