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Pierre Lemieux

De Wikiberal
Pierre Lemieux
économiste

Dates Né en 1947
Lemieux.jpg
Tendance anarcho-capitaliste
Origine Canada Canada
Articles internes Liste de tous les articles

Citation
inter lib.org sur Pierre Lemieux

Pierre Lemieux est un économiste québécois né à Sherbrooke en 1947. Il enseigne à l'Université du Québec en Outaouais (UQO) et est research fellow à l'Independent Institute (Oakland, Californie).

C'est un anarcho-capitaliste, auteur notamment du Que sais-je ? n° 2406 : "L’anarcho-capitalisme" (1988). Il fait également partie des 100 auteurs du livre Libres ! 100 idées, 100 auteurs.

Œuvres

  • 1987,
    • a. La souveraineté de l'individu, Paris, Presses Universitaires de France
    • b. Etiamsi daremus, In: Henri Lepage et Serge Schweitzer, dir., De l'ancienne économie à la nouvelle économie, Librairie de l'Université, Aix-en-Provence, pp159-172
  • 1991, Apologie des sorcières modernes [sur le délit d'initié]
  • Le droit de porter des armes (1993)
  • 1997, Smoking and Liberty: Government as a Public Health Problem [Tabac et liberté : L'État comme problème de santé publique], Montreal: Texas Public Policy Foundation
  • 2003, The Idea of America

Il a également traduit en français Les limites de la liberté de James Buchanan et L'Éthique de la liberté de Murray Rothbard. Il a aussi dirigé avec Alain Laurent la collection "Iconoclastes" aux Belles Lettres.

Articles

En français

  • 1995(fr)Acrobat-7 acidtux software.png [pdf]Chaos et Anarchie sous la direction de Alain Albert, Chaos and society, Amsterdam, IOS Press, 1995

Citations

  • Il est difficile d’imaginer l’avenir de l’humanité sous le joug de cette institution fruste et dangereuse qu’est l’État. Des troupeaux d’hommes sont forcés, officiellement pour leur propre bien, de payer des impôts qui servent essentiellement à favoriser certains d’entre eux et à enrégimenter et contrôler tout le monde. À la manière dont les choses progressent, l’argument de Rothbard selon lequel nous n’avons rien à perdre à essayer l’anarchie risque fort de devenir incontournable. (Préface à l'édition électronique 2006 du Que sais-je ? n° 2406, L’anarcho-capitalisme)
  • Le droit naturel s'entend de deux manières. D'une part, il s'agit d'un produit de l'ordre spontané, d'une loi naturelle qui se découvre par un processus de développement spontané du droit à la manière de la Common Law britannique. D'autre part, le droit naturel anarcho-capitaliste réfère aussi à un ensemble de principes fondamentaux – des principes lockéens chez Rothbard – accessibles à la raison et sur la base desquels peut ensuite s'arranger le développement spontané des règles de droit. Autrement dit, le développement du droit relèverait de la jurisprudence des tribunaux privés qui découvriraient la loi et corrigeraient le droit coutumier à lumière des principes rationalistes du droit libertarien. De là, selon Rothbard, résulterait un « code de lois » dérivé à la fois du droit coutumier et de l'éthique rationaliste libertarienne.}} (L'Anarcho-capitalisme)
  • La privatisation des tribunaux civils est tout à fait concevable et réaliste. Il existe présentement aux États-Unis des milliers d'arbitres privés auxquels les parties à un contrat peuvent librement recourir pour régler un litige, et pareil recours est souvent prévu à l'avance dans les contrats. Devant l'inefficacité des tribunaux de l'État, observe Rothbard, les sociétés d'arbitrage privées sont florissantes. (L'Anarcho-capitalisme)
  • Avec la plus méchante des multinationales, vous pouvez choisir de n'avoir aucune relation : vous vous passerez de ses produits et elle n'obtiendra pas un sou de vous. Puis essayez de faire la même chose avec l'État : refusez ses services et cessez de payer l'impôt. Vous verrez qui a le pouvoir dans le poulailler.
  • Je déclare être un individu souverain à qui personne n'a le droit moral d'imposer quoi que ce soit sans son consentement, à part l'obligation générale de respecter la souveraineté égale des autres individus. Je déclare donc que, à l'instar de M. Henry David Thoreau, "je ne veux être considéré membre d'aucune société à laquelle je n'ai pas adhéré" (La Désobéissance civile, 1849). Cette déclaration s'adresse à tout individu, maître-esclavagiste, groupe, mafia ou État qui prétendrait m'imposer des charges auxquelles je n'ai pas consenti soit dans mon intérêt, soit comme contribution libre et volontaire au bien commun. (Déclaration de souveraineté individuelle)
  • Le principal problème de la dette est de permettre une expansion de l'État qui semble sans douleur — jusqu'à ce que la douleur devienne insupportable et menace l'ensemble de l'économie. Mais le problème porte peut-être en lui sa propre solution, la crise actuelle des dettes souveraines offrant une chance inespérée : enchaîner Léviathan. Presque partout, l'État est fauché, et devra réduire fortement ses dépenses ou faire défaut sur sa dette. En vérité, un défaut l'obligerait également à réduire ses dépenses en bloquant son accès aux marchés financiers. (Les Dettes Souveraines, Libres ! 100 idées, 100 auteurs)
  • Comment expliquer cette préférence perverse de l’État pour la sécurité des criminels plutôt que celle des honnêtes gens ? Parce que l’État se veut le seul dispensateur de salut : appelez la police. L’État déteste le sentiment de souveraineté individuelle que favorise la possession d’une arme. Et si l’État avait peur de ses sujets au début du 20e siècle, alors que les rumeurs de révolution servirent de prétexte aux premiers contrôles généralisés (1911 à New York, 1920 en Angleterre), il les craint bien davantage à l’aube du 21e. (Confessions d’un coureur des bois, 2001)
  • En comparaison, le voleur de grand chemin fait même figure de gentleman : il ne pousse pas l'hypocrisie jusqu'à se prétendre dépositaire d'une légitimité ou d'un humanitarisme fictifs quand, comme le gouvernement, il profère « la bourse ou la vie ». Et une fois son exaction accomplie, le voleur ordinaire laisse sa victime en paix, il cesse de la harceler, il ne la réduit pas à une servitude continuelle. (Du libéralisme à l’anarcho-capitalisme, 1983)
  • Conçue comme liberté collective et règne de la majorité, la démocratie, qui institutionnalise la propriété collective, n’est qu’une forme de l’esclavage.

Liens externes


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