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Technologie

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La technologie désigne l'étude des outils et des techniques. Elle augmente la possibilité de faire davantage de choix et de contrôler davantage d'aspects de notre vie. Internet, en particulier, fournit un exemple convaincant de la façon dont la liberté et la technologie se renforcent mutuellement[1]. Au XXe siècle, les nouvelles technologies sont nées de l'alliance entre la connaissance individuelle et le savoir scientifique universel. Elles ont apporté un grand élan de bien-être pour le plus grand nombre.

Une économie technologique qui se développe en réseau

Les travaux de Don Kash nous montrent que la technologie ne peut pas être l'apanage d'un seul entrepreneur, d'un inventeur génial isolé comme l'image d'un Géo Trouvetou, héros des bandes dessinées de notre enfance. Les technologies sont souvent issues d'un réseau de plus en plus complexe d'entreprises et de laboratoires imbriqués où l'État centralisateur ne trouve plus sa place de contrôle et de puissance efficace car les technologies ont besoin d'un système ouvert décentralisé qui se développe comme tous les systèmes complexes sur le mode de l'auto-organisation.

Technologie et liberté de mouvement

En 1996, le vice-président d'Intel, Michael C. Maibach[2], déclarait dans la revue The Freeman qu'aucun homme d'Etat n'a le monopole sur les cerveaux humains. Par conséquent, il est vital, pour une économie prospère dans les hautes technologies, de disposer de la liberté de mouvement afin d'attirer les meilleurs esprits développeurs des futures technologies.

Technologie et liberté de circulation des idées

En général, le développement technologique améliore la liberté personnelle en facilitant la diffusion d'informations et d'idées. Tout au long de l'histoire, la libre circulation de l'information a entraîné d'importants changements sociaux et politiques. Par exemple, l'invention par Johann Gutenberg de l'imprimerie à caractères mobiles a permis pour la première fois une large diffusion à moindre coût des idées. Cette libre circulation des idées a été un catalyseur essentiel pour le lancement de la Réforme protestante. On peut supposer aussi que, durant les années 1950, l'éclatement de l'Union soviétique résulte du développement de l'ordinateur de bureau et du télécopieur en tant que propagation des nouvelles idées de management économique et politique.

Dans une étude menée en 1988, "The Twilight of Government Growth in a Competitive World Economy" [« Le crépuscule de la croissance de l'État dans une économie mondiale en concurrence »], Richard B. McKenzie a suggéré que l'une des plus grandes menaces à l'extension de l'État omnipotent était l'ordinateur personnel[3]

Annexes

Notes et références

  1. Matthew R. Estabrook, 1996, "Virtual Liberty. How liberty and technology reinforce each other", The Freeman, Février, Vol 46, n°2, pp80-82
  2. Le dirigeant d'Intel donne une image hallucinante des progrès de productivité dans le secteur micro-électronique. Pour cela, il donne une image frappante. Il précise que si l'industrie automobile s'était développée comme la microélectronique, alors on pourrait voir un des plus grand modèle automobile, comme une Mercedes, par exemple, qui pourrait rouler à 80 000 Km/h et couterait seulement 25 centimes. ceci indique les progrès énormes en productivité effectués en quelques années seulement par la microélectronique. Leur premier transistor, l'Intel 4004, disponible en 1971, comptait 2 300 transistors. Les derniers microprocesseurs comptent plusieurs millions de transistors et fonctionnent en parallèle avec d'autres microprocesseurs dans les ordinateurs modernes, ce qui ouvre la voie à des technologies encore plus développées comme l'ordinateur quantique.
    Michael C. Maibach, 1996,"Why Our Company Needs Immigrants. Key contributions to American high technology", The Freeman: Ideas on Liberty, June, Vol 46, n°6, pp431-435
  3. :

    «  Ces mots sont tapés dans un avion à 33 000 pieds en route vers Saint-Louis. L'ordinateur que j'utilise a à peu près la taille et le poids d'un petit paquet de lessive mais a la mémoire interne de l'ensemble du centre informatique de l'Université du Maryland lorsque j'y étais étudiant diplômé il y a vingt ans. J'ai dans la poche de ma chemise suffisamment de disques pour mener les affaires d'une entreprise de taille modeste. Pourtant, une telle observation sur la petite taille mais cependant avec une grande puissance des ordinateurs modernes n'est remarquable que parce qu'elle n'est plus étonnante. Néanmoins, la puissance de calcul sur mes genoux représente une menace immense, pas entièrement reconnue, pour le pouvoir économique et politique du gouvernement américain et d'autres gouvernements dans le monde. En même temps, mon ordinateur représente une libération du « pouvoir populaire », car la technologie change la nature du capitalisme. Le capital est libéré des limites strictes des frontières nationales arbitraires ; il s'internationalise à un degré jamais imaginé auparavant. Par conséquent, le pouvoir du gouvernement de taxer et de réglementer n'est peut-être qu'à son crépuscule. »

    "The Twilight of Government Growth in a Competitive World Economy", 1988, Richard B. McKenzie

Voir aussi



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