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Modèles entrepreneuriaux

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Les modèles, définis comme ceux qui peuvent encourager les autres à poursuivre certains cheminements de carrière ou à poursuivre certains objectifs, sont largement utilisés dans l'éducation entrepreneuriale pour la formation à l'entrepreneuriat. Il ne fait aucun doute que le modèle entrepreneurial est un instrument didactique utile car les modèles de comportement ont un impact profond sur les choix de carrière des individus. Il joue de façon positive sur les intentions entrepreneuriales parce que les individus sont alors motivés en imaginant leurs propres réalisations comme celles du modèle entrepreneurial qui a réussi.

Les cadres interprétatifs sont mis en œuvre en fonction des buts poursuivis par chaque individu. ils sont construits sur une réserve d’expériences antérieures qui sont constituées de nos propres expériences et de celles transmises par nos modèles entrepreneuriaux (parents, professeurs, mentors, etc.). Le modèle sert donc de cadre de référence sous la forme d’une connaissance disponible qui aide à percevoir de multiples opportunités pour le futur entrepreneur.

Les histoires des modèles suscitent l'esprit d'entreprise chez le public en général et chez l'enfant en particulier. Cette influence est conditionnée par le fait que la réussite du modèle entrepreneurial soit réalisable par le public touché. À travers l'expérience du modèle, les individus peuvent inconsciemment développer leur mentalité, imiter le modèle et s'efforcer de devenir le modèle.

Les modèles familiaux

Les membres de la famille, en particulier les parents, affectent les perceptions des individus en tant que modèles entrepreneuriaux. Les entrepreneurs qui ont un parent qui est ou qui a été entrepreneur, dans un sens large, sont plus susceptibles de devenir entrepreneur. L'apprentissage entrepreneurial vicariant dès sa prime jeunesse agit sur l’intention entrepreneuriale mais aussi sur la capacité à entreprendre du futur entrepreneur. Il y a parfois de réels dilemmes pour les jeunes gens issus d'un milieu entrepreneurial entre choisir une carrière ou de rester dans le cadre de l'entreprise[1].

Les créateurs d'entreprises aux USA, parmi les plus célèbres entreprises, comme Google, LinkedIn, AirBnB ou Uber ont tous des parents entrepreneurs. Ce n'est certainement pas le fruit du hasard dans leur réussite entrepreneuriale. Cela ne veut pas dire qu'il faut avoir un parent entrepreneur pour se lancer dans les affaires. La preuve, le renouvellement économique d’après-guerre jusque dans les années 1980 n’a pas été constitué d'enfants d’entrepreneurs. Mais, il n'en demeure pas moins que la famille est un lieu d’apprentissage des aptitudes entrepreneuriales fondamentales.

La force de motivation du modèle entrepreneurial

Une relation étroite avec le modèle entrepreneurial a une influence plus forte sur l'intention entrepreneuriale d'un individu que si la relation est plus distante. La force de la relation dépend de la capacité à établir des connexions fréquentes ou accessibles. Par exemple, les attitudes des enfants envers l'entrepreneuriat sont affectées par les membres de leur famille qui exploitent des entreprises et les entrepreneurs pairs influencent les activités entrepreneuriales des étudiants de MBA, par exemple. Que le modèle soit du même genre[2] ou non a également une influence selon le caractère de la personne.

Néanmoins, l'influence des modèles d'entrepreneuriat vient de divers aspects, non seulement de la communication en face à face mais aussi à travers les médias, les spectacles, les concerts[3], les magazines et Internet. Ainsi, dans l'éducation à l'entrepreneuriat, un contact réel entre les modèles et le public n'est pas essentiel même si cela est préférable. Les modèles entrepreneuriaux peuvent être des individus proches, ou peuvent être des célébrités, des personnes exceptionnelles[4], des personnages fictifs ou des personnages historiques. La comparaison sociale ne nécessite pas de contact personnel mais plutôt une identification et une motivation pour devenir « comme l'autre ». La motivation vient généralement d'un modèle qui a un rôle positif. Mais, il n'empêche que la motivation peut provenir également d'un modèle qui a un rôle négatif[5]. C'est alors l'attention régulatoire de l'entrepreneur qui va déterminer ce qui l'inspire le plus[6]

La narration peut potentiellement influencer les décisions entrepreneuriales des gens à travers le partage des connaissances et l'expression des expériences. Déjà Tout petit, l’enfant développe ses habiletés pour devenir un entrepreneur thymo-linguistique. Il écoute les conversations, et il observe les comportements de ses proches. Il le fait inconsciemment d’ailleurs. Il découvre les bonnes pratiques et les commentaires positifs ou négatifs vis à vis d'expériences d'autrui. L'enfant perçoit aussi le langage non verbal comme le stress ou l’enthousiasme associé à une prise de risque et au développement d’une nouvelle activité. Il se peut que dans les discours familiaux, à table par exemple, l'enfant soit incité à participer dans son apprentissage d'entrepreneur lorsqu'on lui demande parfois son avis.

Annexes

Notes et références

  1. F. Halter, P. Sieger, T. Zellweger, 2011, "Should I stay or should I go? Career choice intentions of students with family business background", J. Bus. Ventur., Vol 26, pp521–536
  2. P. Lockwood, 2006, "'Someone like me can be successful': do college students need same-gender role models?", Psychol. Women Quart., Vol 30, pp36–46
  3. P. Lockwood, Z. Kunda, 1997, "Superstars and me: predicting the impact of role models on the self", J. Pers. Soc. Psychol., Vol 73
  4. P. Lockwood, Z. Kunda, 1999, "Increasing the salience of one’s best selves can undermine inspiration by outstanding role models", J. Pers. Soc. Psychol., Vol 76
  5. P. Lockwood, P. Sadler, K. Fyman,S. Tuck, 2004, "To do or not to do: using positive and negative role models to harness motivation", Soc. Cogn., Vol 22, pp422–450
  6. Z. Kunda, P. Lockwood, 2000, "Outstanding role models: Do they inspire or demoralize us?", In: R. B. Felson, A. Tesser, J. M. Suls, dir., "Psychological Perspectives on Self and Identity", Washington, DC: American Psychological Association, pp147–171
    • C. H. Jordan, Z. Kunda, P. Lockwood, 2002, "Motivation by positive or negative role models: regulatory focus determines who will best inspire us", J. Pers. Soc. Psychol., Vol 83

Bibliographie sur les modèles entrepreneuriaux

  • 2011,
    • A. Barnir, W. E. Watson, H. M. Hutchins, "Mediation and moderated mediation in the relationship among role models, self-efficacy, entrepreneurial career intention, and gender", J. Appl. Soc. Psychol., Vol 41, pp270–297
    • E. Mungai, S. R. Velamuri, "Parental Entrepreneurial Role Model Influence on Male Offspring: Is It Always Positive and When Does It Occur?", Entrepreneurship Theory and Practice, Vol 35, pp337-357
  • 2012,
    • O. Brunel, E. M. Laviolette, M. Radu Lefebvre, "The impact of story bound entrepreneurial role models on self-efficacy and entrepreneurial intention", Int. J. Entrepr. Behav. Res., Vol 18, pp720–742
    • N. Bosma, J. Hessels, V. Schutjens, M. Van Praag, I. Verheul, "Entrepreneurship and role models", J. Econ. Psychol., Vol 33, pp410–424
  • 2017, K. Fellnhofer, K. Puumalainen, "Can role models boost entrepreneurial attitudes?", Int. J. Entrep. Innov. Manag., Vol 21




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