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Sociologie économique

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Une définition simple et rapide de la sociologie économique correspondrait à l'application de la sociologie aux phénomènes économiques. Cependant, cette définition, même si elle a l'avantage de nous faire comprendre en quelques mots ce qui était déjà présent dans le lemme "sociologie économique" est redondante et ne permet pas d’identifier sans ambiguïté cette discipline qui a émergée dans les années 1980. Dans une tentative de définition illustrée par les ensembles de Venn, il y aurait un ensemble contenant les sciences économiques et un ensemble englobant la sociologie. Par conséquent, l'intersection de ces deux ensembles constituerait la sociologie économique. Mais, ceci ne nous fait pas comprendre pourquoi, cette partie ne s'appelle pas l'économie sociologique ? Et quelle est l'autonomie de cette discipline ? Est-elle encore sous la gouverne des sciences économiques ou de la sociologie ?

Quelle est la définition pour la sociologie économique ?

La sociologie économique est intégrée dans une institutionnalisation intellectuelle[1] intense. Dans un avancement dialectique, une partie des auteurs de la sociologie économique, dont le leadership reviendrait à Mark Granovetter[2], attaque ouvertement les positions méthodologiques et épistémologiques des économistes[3], sans souvent distinguer les critiques adressées au courant néo-classique avec les autres approches plus iconoclastes.

Il existe chez certains chercheurs en sociologie économique une forme de repoussoir de la science économique et donc que la sociologie économique ne peut s'affirmer que par opposition à l'économie[4]. Cela se traduit par des positions méthodologiques inductives et historiques pour mieux faire apparaître la théorie économique comme une science abstraite et déductive. Malheureusement, cette approche stéréotype ne nous éclaire pas sur une définition plus précise de la sociologie économique. Elle donne seulement des hypothèses sur les préoccupations idéologiques de certains auteurs de la sociologie économique qui se donnent pour vocation intellectuelle d'être les gardiens de l’analyse réaliste et critique de la société contre "la théorie économique adossée au capitalisme triomphant". Et, de caricaturer la théorie économique engluée dans un axiome de l’acteur rationnel donnant à leurs modèles une fiction souvent loufoque qui s'écarte du réalisme. Ils reprochent aux économistes de feindre l'écoute des sociologues économistes les avertissant de leur pseudo-neutralité scientifique dans leur méthodologie positiviste et instrumentaliste[5].

C'est en effet, sur le plan méthodologique que l'on peut expliquer la raison pour laquelle cette discipline s'intitule la sociologie économique et non l'économie sociologique. En effet, la sociologie économique étudie les faits économiques en apportant des méthodes différentes de celles de la théorie économique, comme les enquêtes, les typologies, la méthode comparative ou, l’analyse de réseau. La sociologie économique cependant à l'apparence d'une discipline hybride dont l'objet appartient au domaine des économistes et dont la méthode utilisée est celle des sociologues. Cependant, la main mise des sociologues est plus prégnante puisqu'ils disposent de la méthodologie et de sujets qu'ils récupèrent de la science économique. Il y a toutefois de la résistance de la part des économistes. D'une part, les économistes néo-classiques, comme Gary Becker, lequel fut le premier à tenter de réunir les deux disciplines, évitent le naufrage de l'économie dans l'océan sociologique. D'autre part, l'approche de l'école autrichienne, principalement grâce à Peter Boettke et Virgil Storr[6], Renaud Fillieule, Anders Liljenberg et Gertraude Mikl-Horke, permet d'aborder les problèmes sociologiques avec une nouvelle fraîcheur de recherche.

L'analyse de l'émergence et de l'évolution des institutions

Une des principales préoccupations de la sociologie économique est de comprendre quelles sont les fondations sociales[7] qui permettent à une économie d'être performante. En reprenant cette métaphore de la construction[8], la science ne peut expliquer les phénomènes sociaux et économiques que si elle repose sur des bases solides, ce que permet de faire la sociologie économique. Les phénomènes économiques doivent être étudiés en tenant compte des réseaux des relations sociales et de la structure de ces réseaux sociaux. La sociologie économique trouve, par conséquent, son utilité principale dans la compréhension de l'émergence des institutions dont la principale manifestation s'opère sous la forme du marché[9]. Pour Friedrich Hayek, une relation sociale, dans la mesure où elle sert des individus et des groupes pour répondre efficacement à leurs besoins, est progressivement institutionnalisée, donnant ainsi naissance à ce qu'il définit comme des institutions sociales évolutives (ou spontanées). Ceci s'explique par le fait que les relations d'échange se succèdent à plusieurs reprises, elles évoluent, plus ou moins lentement vers des comportements sociaux "standards", ce qui donne lieu à des institutions sociales de nature juridique et économique, parmi lesquelles on peut citer, par exemple, le droit de propriété, le marché ou la monnaie.

La poursuite d’objectifs économiques (recherche de profit) par un individu ou par un groupe d'individus (organisation) s’accompagne, en général, de celle d’autres objectifs comme la sociabilité, la recherche d'une identité, la reconnaissance, le statut social, le sentiment d'autorité ou de pouvoir, etc. Toute action économique est située dans un contexte socialisé[10]. Alors, comme le présente Mark Granovetter, l'action humaine est encastrée [embedded][11] dans des réseaux continus de relations personnelles. Les institutions économiques sont le résultat inconscient d'actions individuelles volontaires, agissant pour leur propre compte ou au sein d'organisations. Elles ne sont donc pas le produit d'une pensée unique, elles n’émergent pas automatiquement et instantanément sous une forme donnée et fixe; elles ne sont pas déterminées par les circonstances extérieures dans le sens où les acteurs perdraient toute liberté d'action même s'il convient de noter que les évènements extérieurs influencent l'action individuelle.

Annexes

Notes et références

  1. On peut estimer qu'il existe une institutionnalisation intellectuelle à partir du moment où une organisation autonome s'est auto-développée et multipliée autour de publications consacrées à ce thème, de numéros spéciaux de revue, de manuels universitaires, de rassemblement de papiers en collections d'ouvrage dirigé par un érudit de la discipline, de lettres électroniques, des enseignements de la matière à l'université, des colloques, des séminaires, ainsi que des associations consacrées à cette discipline, etc.
  2. Voir:
    • Mark Granovetter, 1993, "The Nature of Economic Relationships", In: Richard Swedberg, dir., "Exploration in Economic Sociology", New York: Russell Sage, pp3-41
    • Mark Granovetter, 2005, "Society & Economy: The Social Construction of Economic Institutions", Cambridge, MA: Harvard University Press
  3. Eric M. Leifer, Anthony Oberschall, 1986, "Efficiency and Social Institutions: Uses and Misuses of Economic Reasoning in Sociology", Annual Review of Sociology, Vol 12, pp233-253
  4. En langage populaire, on dirait qu'on ne mélange aps les torchons et les serviettes :
    • Ray Friedman, Paul Hirsch, Stuart Michaels, 1987, "Clean Models vs. Dirty Hands: Why Economics is Different from Sociology", Theory and Society, Vol 16, pp317-336
  5. Milton Friedman, 1953, "The Methodology of Positive Economics", In: "Essays in Positive Economics", Chicago: University of Chicago Press, pp1-43
  6. Peter J. Boettke, Virgil Henry Storr, 2002, "Post-Classical Political Economy: Polity, Society and Economy in Weber, Mises and Hayek", American Journal of Economics and Sociology, Vol 61, pp161-191
  7. Jens Beckert, 2002, "Beyond the Market: The Social Foundations of Economic Efficiency", Princeton, NJ: Princeton University Press
  8. La métaphore de la construction est très utilisée par une partie des sociologues économiques adoptant une épistémologie et une méthodologie constructionniste initiée par Peter Berger et qui considèrent que les institutions économiques sont “socialement construites”
    • Mark S. Granovetter, 2000, "Ökonomische Institutionen als soziale Konstruktionen. Ein Analyserahmen" ("Les institutions économiques en tant que constructions sociales. Un cadre d'analyse",), In: Dieter Bögenhold, dir., "Moderne Amerikanische Soziologie", Stuttgart: UTB, pp199-218
  9. Harrison C. White, 1981, "Where do Markets Come From ?", American Journal of Sociology", Vol 87, pp517-547
  10. Sauf celle de Robinson Crusoé qui poursuit des objectifs économiques en tant qu'individu isolé dans un comportement de pure logique de choix sous une forme d'échange intrapersonnel (autistique)
  11. Mark Granovetter emprunte le terme d'encastrement à Karl Polanyi (1944). Cependant il se différencie de ce dernier auquel il attribue l'étiquette d'auteur "substantiviste" ou porteur de la thèse forte de l'encastrement. Mark Granovetter défend par contraste une thèse faible de l'encastrement. Il s'aligne sur la pensée des économistes "libéraux" pour dire que la grande transformation industrielle, comme la dénomme Karl Polanyi pour faire référence à la révolution industrielle, n'a pas fondamentalement changé la nature de l’encastrement social. La transition vers la modernité ne doit pas cependant nous faire oublier, comme chez certains économistes néo-classiques que cet encastrement social est substantiel, certes moins prégnant que dans le passé mais pas absent non plus. Mark Granovetter introduit une distinction entre l’encastrement "structural" et l’encastrement "relationnel". L'action économique et sociale est influencée par des relations dyadiques (par paires) des acteurs et par la structure de l’ensemble du réseau de ces relations. S. Zukin et Paul DiMaggio (1990) soulignent la nécessité de prendre en compte ce qu'ils appellent un "encastrement culturel" de l’action économique dans la culture (La culture est définie au sens large comme par exemple une culture politique) et dans un "encastrement cognitif" lié aux facteurs limitatifs de l’esprit humain. Le problème majeur du concept d'encastrement est sa tendance à réduire toute chose à un réseau de relations sociales. Une sociologie économique plus portée sur l'analyse des interactions, des interdépendances ou des interpénétrations semble plus judicieux. Du point de vue de l'école autrichienne, il y a également une réflexion de l'encadrement de l'action humaine au sein des institutions du marché, de l'Etat, du système des prix etc. "Dans cette perspective praxéologique, tout problème économique est encastré dans un environnement qui dépasse de loin les frontières de l'économie" (Katherine Gundolf, 2015, "Israël M. Kirzner. L’entrepreneur alerte", In: Karim Messeghem, Olivier Torrès, dir., "Les grands auteurs en entrepreneuriat", Ems Management Et Societes, p160). La formulation est problématique. Si le terme anglais "embedness" est flou, il s'agit moins pour la théorie autrichienne d'un encastrment strict que plutôt un enchassement. D'une part, l'acteur économique est libre de ses initiatives. Il n'est pas déterminé par les structures dans lesquelels il évolue. D'autre part, l'individu est un acteur où les organisations et les institutions se chevauchent. Enfin, l'homme et la femme entrepreneur(e) sont des acteurs du changement en institution.
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