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Parabole de la vitre brisée
De Wikiberal.
La parabole de la vitre cassée constitue le premier chapitre de Ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas, essai écrit par Frédéric Bastiat en 1850. Son objet est de combattre le sophisme économique du même nom, selon lequel le bris d'une vitre se ferait au bénéfice de l'intérêt général, en ce qu'elle donne du travail au vitrier et provoque ainsi une réaction en chaîne vertueuse.
Ce sophisme et ses corollaires, que Bastiat combat dans le reste de son texte et dans de nombreux autres écrits, participe de l'ignorance économique qui, à la fois, favorise l'application de politiques financièrement et humainement coûteuses et laisse le champ libre aux démagogues pour traiter les questions économiques.
Extrait
- « À quelque chose malheur est bon. De tels accidents font aller l'industrie. Il faut que tout le monde vive. Que deviendraient les vitriers, si l'on ne cassait jamais de vitres? »
- « (...)La vitre étant cassée, l'industrie vitrière est encouragée dans la mesure de six francs ; c'est ce qu'on voit. Si la vitre n'eût pas été cassée, l'industrie cordonnière (ou toute autre) eût été encouragée dans la mesure de six francs ; c'est ce qu'on ne voit pas.
- « Et si l'on prenait en considération ce qu'on ne voit pas parce que c'est un fait négatif, aussi bien que ce que l'on voit, parce que c'est un fait positif, on comprendrait qu'il n'y a aucun intérêt pour l'industrie en général, ou pour l'ensemble du travail national, à ce que des vitres se cassent ou ne se cassent pas. »
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