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Sophisme

De Wikiberal

Un sophisme est un argument, raisonnement qui apparaît comme rigoureux et logique, mais qui en réalité est faux, malgré une apparence de vérité.

Exemple :

  • Théorème : un chat a neuf queues.
  • Preuve : Aucun chat n'a huit queues. Un chat a une queue de plus qu'aucun chat. Donc un chat a neuf queues.

Comme on le voit ci-dessus, il peut prendre la forme d'un syllogisme.

Dans l'Antiquité, le sophiste est un argumenteur dont le but n'est pas d'établir une vérité, mais de convaincre et de remporter la victoire au cours d'une discussion. La sophistique est donc une technique argumentative, et non une méthode d'investigation scientifique.

Sommaire

Concepts proches

  • le paralogisme, raisonnement faux malgré une apparence rigoureuse. Exemple : "1. Tout ce qui est rare est cher. 2. Or un cheval bon marché est rare. 3. Donc un cheval bon marché est cher". Autre exemple (paradoxe de l'emmental) : "1. Plus il y a de fromage, plus il y a de trous. 2. Or plus il y a de trous, moins il y a de fromage. 3. Donc plus il y a de fromage, moins il y a de fromage". La différence avec le sophisme est qu'il n'y a pas volonté de tromper.
  • l'amphibologie, proposition ambiguë qui a plusieurs sens (exemple : "il est allé voir un ami avec sa voiture" : la voiture de qui ? ; "shampooing pour les pellicules" ; "ce cochon de Paul" ; "achetez chez nous, n'allez pas vous faire escroquer ailleurs", etc.)
  • le paradoxe, proposition qui contient ou semble contenir une contradiction, ou un raisonnement qui, bien que sans faille apparente, aboutit à une absurdité. Certains sont proches du sophisme, alors que d'autres sont plus profonds (paradoxes de Zénon).
  • l'aporie (du grec απορíα, absence de passage) : un raisonnement conduisant à un problème insoluble et inévitable ; en rhétorique : un doute, souvent feint (dubitatio)
  • le dilemme (du grec δί-λημμα "double proposition") : une situation qui offre une alternative, menant à des résultats différents, dont les deux partis sont d'égal intérêt (ex. : l'âne de Buridan ; le dilemme du prisonnier)
  • l'antinomie : une contradiction réelle ou apparente entre deux lois, deux principes, deux idées, la raison trouvant deux preuves de sens contraires (ex. : antinomies de la raison pure de Kant ; en physique : antinomie continu/discontinu, onde/particule)
  • l'anti-concept (concept issu du réalisme aristotélicien et de l'objectivisme) est un terme inutilisable dans un discours rationnel car non fondé sur une quelconque expérience ou réalité, et dont le seul but est d'empêcher de penser (par exemple le concept d'ultralibéralisme)
  • le mot-virus véhicule subrepticement un sous-entendu dans un but politique et idéologique : par exemple, l'accusation de "pensée unique" sous-entend que l'adversaire cède à un conformisme général dont on serait soi-même complètement exempt ; le terme de cadeau fiscal sous-entend que ponctionner un peu moins le contribuable revient à lui faire un cadeau, etc.

Un sophisme donne souvent lieu à une illusion du côté de ceux qu'il trompe ; du côté des trompeurs, il est souvent mis en œuvre dans le cadre d'un "stratagème". Dans son célèbre "Art de toujours avoir raison", Arthur Schopenhauer énonce 38 stratagèmes différents, par exemple la généralisation abusive, la diversion, la pétition de principe, l'insulte, etc.

Sophismes anti-libéraux

Les critiques contre le libéralisme - entendons, celles qui sont malhonnêtes intellectuellement - reposent souvent sur une série de sophismes (voir le lien vers Bertrand Lemennicier qui en donne une liste assez complète). En voici quelques exemples.

  • sophisme de l'homme de paille ("straw man") : "le libéralisme en économie, ça ne marche pas, puisqu'il n'existe pas de marché de concurrence pure et parfaite" ; "la liberté qu'invoque le libéralisme n'existe pas, puisque l'homme ne peut satisfaire tous ses désirs" (on tente de réfuter un raisonnement en s'attaquant à une version affaiblie ou sensiblement différente de ce raisonnement, en faisant croire que c'est ce raisonnement lui-même qui est invalidé)
  • non sequitur : "les riches s'enrichissent, par conséquent les pauvres s'appauvrissent" ; ou bien : "le capitalisme génère la pauvreté" ; ou bien : "le marché est imparfait, donc l’État doit intervenir", "à défaut de financement privé pour un projet, l'État doit investir", "la société a besoin de règles, donc l’État doit imposer une régulation", "l’État est indispensable car l’homme est un être social", "si l’État ne prend pas en charge tel besoin, la société en souffrira", etc. (on affirme sans justifier le lien)
  • variante du précédent : l'amalgame. Par exemple, on invoque les déclarations libérales de Mussolini dans sa jeunesse pour déclarer que le libéralisme et le fascisme sont identiques. On invoque l'affirmation de Ludwig von Mises selon laquelle il préférait le fascisme au communisme[1] pour le ranger parmi les fascistes.
  • post hoc non est propter hoc : "grâce à la politique volontariste du gouvernement, la situation économique s'est améliorée" (le fait que deux événements se succèdent n'implique pas que le premier soit la cause du second. La réalité est : malgré la politique volontariste du gouvernement, la situation économique s'est améliorée)
  • pétition de principe : "l'État est la seule façon de faire respecter le Droit" (un étatiste ne peut admettre qu'une société libre puisse faire respecter le Droit mieux qu'une société étatisée)
  • généralisation abusive (ou « déduction hâtive ») : "les libéraux sont contre la 'solidarité' obligatoire, ce sont donc des égoïstes qui s'opposent à toute entraide entre les personnes" ; "les libéraux critiquent la démocratie, ils sont donc en faveur de la dictature" ; "les libéraux sont individualistes, ils sont donc opposés à toute action collective" ; "les libéraux sont en faveur du libre marché et de la croissance, ce sont donc des matérialistes" ; "le capitalisme appauvrit tout le monde, voyez Enron" ; "le libéralisme est un totalitarisme, comme le communisme" ;
  • fausse alternative : "alors, êtes-vous pour le capitalisme, ou bien pour la justice sociale ?"
  • question complexe (posée de telle façon qu'on ne puisse répondre ni par oui ni par non) : "Oui ou non, êtes-vous pour le socialisme et la prospérité ?"
  • ex falso sequitur quodlibet : "la justice est du domaine exclusif de l'État, on ne peut donc se faire justice soi-même" (à partir de prémisses fausses, on peut montrer ce qu'on veut)
  • vol de concept : "la propriété, c'est le vol", "il est interdit d'interdire" (on emploie un concept dans un cadre qui le nie, ce qui aboutit à une contradiction interne : le vol présuppose le concept de propriété, il y a donc contradiction dans l'énoncé - le vol de concept permet de produire des énoncés courts et frappants, erronés mais idéaux pour la propagande, voir 1984)
  • contradiction performative, ou populairement : "faites ce que je dis, pas ce que je fais". Par exemple, condamner la propriété privée, mais, à titre personnel, protéger soigneusement ses propres biens ; réclamer une intervention de l’État dans tel ou tel domaine, tout en trouvant que les impôts sont trop élevés ; vanter les services publics mais leur préférer les services privés ; vouloir supprimer les racistes pour supprimer le racisme, etc.[2]
  • deux poids, deux mesures : "Mais, sans état, il risque d'y avoir la guerre!" (comme si avec l'Etat, il n'y avait pas de guerre : on invente un problème dans un cadre donné en feignant de ne pas voir que le problème existe déjà dans un autre cadre - ce sophisme est très pratiqué par les collectivistes, par exemple : "le capitalisme n'élimine pas la pauvreté" - comme si le socialisme l'éliminait ! ; "le libre-échange ne garantit pas la prospérité" - comme si le protectionnisme la garantissait !)
  • double contrainte : deux contraintes qui s'opposent rendent la situation a priori insoluble (« soyez spontané ! » ; « ignorez ce panneau » ; « vous serez punis si vous faites ceci, et vous êtes punis si vous ne le faites pas »). Dans un contexte étatique, il s'agit de nier la responsabilité des individus en les soumettant à une double contrainte : « vous devez cotiser obligatoirement à la Sécurité sociale, mais vous ne devez pas trop lui coûter » (on nie la responsabilité tout en faisant appel à elle).
  • argument par les intentions : "le libéralisme, idéologie des possédants, est uniquement destiné à justifier moralement la richesse de ces derniers" (on prête une intention cachée à l'adversaire)
  • polylogisme : vous raisonnez comme ça parce que vous êtes bourgeois / riche / juif / etc.
  • argument d'autorité : "Marx et Lénine ont prédit la disparition du capitalisme" (on espère que l'autorité invoquée suffise à dissuader l'adversaire de répliquer)
  • argumentum ad antiquitam : "l'État existe depuis toujours, il est donc absolument impossible de s'en passer" (la force de l'habitude ne prouve pas que l'habitude soit toujours bonne)
  • argumentum ad populum : "un grand nombre de gens croient l'État indispensable et d'ailleurs n'importe quel endroit de cette Terre est sous l'emprise d'un État" (qu'une opinion soit partagée par un nombre important de personnes ne prouve pas qu'elle soit vraie)
  • argument du violeur : "tel méfait est justifié, car la victime l'avait bien cherché"
  • argument d'Eichmann : "je ne suis pas responsable, je n'ai fait qu'obéir aux ordres (ou à la loi)"
  • argumentum ad ignorantiam : "personne n'a jamais prouvé que le libéralisme soit le meilleur des régimes, c'est donc faux" ; "vous ne pouvez pas me démontrer que le communisme ça ne marche pas (les exemples historiques n'étant pas suffisants pour généraliser), donc ça marche" (on prétend que quelque chose est vrai parce qu'il n'a pas été démontré que c'était faux, ou que c'est faux parce qu'il n'a pas été démontré que c'était vrai)
  • argument ad hominem : on attaque la personne plutôt que ses idées : "vous êtes de dangereux extrémistes" ; "les libertariens sont des poujadistes" ; "vos idées sont nauséabondes" ;
  • reductio ad Hitlerum : variante d'argument ad hominem : "vous êtes des fascistes, des réactionnaires, des Nazis" (disqualifie l'adversaire en le comparant à des personnages honnis, Hitler ou les Nazis)
  • sophisme de Corax : consiste à dire qu’une chose est invraisemblable justement parce qu'elle est trop vraisemblable. "Croyez-vous que je ferais de la politique si j'y voyais seulement un moyen de m'enrichir aux dépens de mes concitoyens ?" En est dérivée une technique de manipulation classique, appelée « se cacher dans la lumière » : on ne cache pas des faits dérangeants, mais on minimise leur importance, on les discrédite ou on leur enlève habilement tout ce qui pourrait se retourner contre nous.
  • argument circulaire : par exemple, "L’État c'est bien, parce que sans État on ne pourrait pas se défendre contre les gangs qui prendraient le pouvoir et finiraient par former... un État !"

Sophismes étatistes

Il s'agit de sophismes très courants, du type "pétition de principe", "non sequitur" ou "deux poids, deux mesures", destinés à justifier l'interventionnisme de l’État dans les cas de figure où il est le plus contestable :

  • sophisme paternaliste : si on laisse les gens libres, ils agiront contre leur propre intérêt (il faut protéger les gens contre eux-mêmes) ;
  • sophisme de l'alibi de la pauvreté : si l'État ne prend pas en charge cette activité (la santé, l'éducation...), les pauvres en pâtiront ;
  • sophisme pseudo-élitiste : l'État, en charge de l'"intérêt général", sait mieux faire que le privé ; cet argument est souvent implicite dans certains pays, comme la France, où l'État a eu un rôle historique prépondérant dans la fondation de la nation. C'est une "croyance dans le chapeau magique" des étatistes.
  • sophisme comptable : si on dépense autant, c'est bien que ça en vaut la peine (la dépense est d'autant plus justifiée qu'elle est importante - en réalité les sommes dépensées sont arbitraires, les résultats effectifs de ces dépenses ne sont jamais évalués) ;
  • sophisme de l'économie d'échelle : la centralisation étatique permet de diminuer les coûts des services rendus au public (contredit par la loi de Savas ou la loi de Friedman) ;
  • sophisme collectiviste : l'État exprime une "volonté générale", et à ce titre tout ce qu'il fait est forcément légitime (contredit par le théorème d'Arrow et le théorème de l'électeur médian) ;
  • sophisme légitimiste (variante du précédent) : c'est vous qui nous avez élus, donc tout ce qu'on fait est forcément bien ;
  • sophisme de la justice sociale : l’État est l'instrument de la justice sociale (le pillage des faibles par les puissants et des producteurs au profit des parasites est juste dès lors qu'il est pratiqué par l'État) ;
  • sophisme de l'illusion fiscale : l'impôt est nécessaire et utile, puisqu'il permet à l’État de distribuer ses bienfaits aux citoyens (on ne s'interroge pas sur le coût de ces "bienfaits", résultant du vol fiscal, ni s'ils pourraient être produits par la société civile elle-même) ;
  • sophisme de l'illusion mathématique : les calculs montrent que telle décision politique est la meilleure (illusion scientiste qui ignore l'incertitude et les rétroactions inhérentes à l'action humaine) ;
  • sophisme matérialiste : la matière a une valeur intrinsèque, la valeur existe à l'état brut sous la forme de "ressources naturelles", dans un monde aux ressources finies la croissance est forcément finie, etc.
  • sophisme sacrificiel : si des gens sont morts pour ça (le droit de vote, l'égalité...), c'est que ça en valait la peine (comme si l'action fanatique justifie la cause dont elle se réclame) ;
  • double contrainte (pour mettre la victime dans une situation impossible). Ayn Rand l'illustre dans La Grève (p.190) par la réflexion d'un étatiste devant une invention révolutionnaire : « Si le Rearden Metal ne vaut rien, c'est un danger public. S'il est bon... c'est un danger social. »

Voir aussi biens publics, illusion, statolâtrie.

Exercice d'application

Trouver de quel genre de sophisme ou de quelle illusion relèvent les affirmations politiques suivantes :

  • Notre pays dépense 30% de son PIB pour financer la protection sociale, ce qui en fait l'un des plus avancés au monde (Martin Hirsch, "Haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté et à la Jeunesse")
  • L'État est le garant de l'intérêt général. C'est à lui qu'il appartient de décider en dernier ressort. (Raymond Barre, discours du 5 octobre 1976)
  • Seules la vigilance et l'action de la puissance publique peuvent préserver les solidarités collectives qui fondent notre société. (Michel Rocard, Entretien avec la Revue française d'économie, 1986)
  • L'analyse économique sérieuse conduit à constater que le protectionnisme et la dévaluation ramènent à la notion de solidarité nationale. (Emmanuel Todd, Marianne2, 24/03/2011)
  • Cela peut paraître dur, mais je crois que, dans l'intérêt de la collectivité, chaque citoyen doit supporter de pouvoir être suspecté de temps en temps à sa juste mesure. (Eva Joly, Où vont les juges, 2002)
  • Il est impossible qu'il y ait moins d'État-providence, car ça heurterait la souveraineté du peuple ! (Benoît Hamon, août 2011)
  • La culture fait partie du domaine régalien de l'État. (Aurélie Filippetti, juillet 2012)
  • Les banquiers français sont plus honnêtes que les banquiers anglo-saxons car la plupart viennent du service public. (Jérôme Cahuzac, juillet 2012)
  • Il y a un coût écologique pour la planète des produits non écologiques ; il nous faut donc réfléchir à une taxe carbone. (Jérôme Cahusac, juillet 2012)
  • La nature a créé des inégalités, et la loi est là pour les résorber. (Najat Vallaud-Belkacem, décembre 2013)

Sophismes économiques

Le terme de sophisme reste irrémédiablement attaché à la personne de Frédéric Bastiat, qui, dans ses Sophismes économiques, a détruit l'argumentation des anti-libéraux.

Déjà classique outre-Atlantique, l’œuvre capitale de Frédéric Bastiat suscite enfin en France l’intérêt qu’elle mérite. Réédités, dès 1964 en langue anglaise, les Sophismes économiques de Frédéric Bastiat n’étaient plus disponibles en langue française dans leur texte intégral depuis l’édition Paillottet des œuvres complètes publiée chez Gilbert Guillaumin (1854-1855).

Alors que, de nos jours, trop d’économistes se complaisent à produire des ouvrages dont l’obscurité dissimule l’étatisme, Frédéric Bastiat nous rappelle que l’économiste a d’abord pour fonction de mettre en lumière ces rhétoriques irrationnelles qui invalident les politiques économiques. S’inscrivant dans la lignée de la littérature libérale née sous la censure impériale et royale avec les chansons de Béranger et les apologues de Paul-Louis Courier, c’est donc sous une forme littéraire – dialogique autant que logique – que Frédéric Bastiat choisit de présenter les vérités fondamentales de l’économie politique.

Alors que François Guizot s’en était tenu à des considérations naïves sur le gouvernement représentatif avant d’en empêcher l’épanouissement sous la monarchie de Juillet, le futur député républicain Frédéric Bastiat, en stigmatisant la privatisation rampante de l’État par les groupes de pression industriels et agricoles, esquisse une véritable théorie libérale de la justice.

Démystifiant le "sisyphisme" des politiques de l’emploi et la spoliation légale qu’elles induisent, Bastiat démontre que ce sont les pays et les catégories sociales les moins favorisés qui gagnent le plus à la liberté des échanges. Aussi, le lecteur d’aujourd’hui ne trouvera pas d’argumentaire plus essentiel contre le dernier avatar du protectionnisme, “ l’altermondialisme ”, que les Sophismes économiques de Frédéric Bastiat.

L'interventionnisme étatique en matière économique illustre la permanence des sophismes économiques colportés par certains économistes eux-mêmes (voir par exemple plan de relance, multiplicateur keynésien, courbe de Phillips).

Notes et références

  1. Libéralisme, Chapitre 1. Les fondements du libéralisme, 10. L'argument fasciste.
  2. D'un point de vue strictement logique, il s'agit d'une contradiction d’un énoncé par ses propres conditions de possibilité, le contenu de l’énoncé exclut la production de l’énoncé, (par exemple dire "je dors profondément" ou "je ne dis rien" est une contradiction performative). On étend fréquemment ce concept à tout type d'énoncé contradictoire, par exemple : "j'ai mis un fer à cheval au-dessus de ma porte parce que cela porte bonheur même si on n'y croit pas" (Niels Bohr) ; "si vous n'êtes pas croyant, priez Dieu pour qu'il vous donne la foi" (anonyme). Voir aussi le vol de concept.

Voir aussi

Citations

  • « L'épée que la malice met aux mains des assaillants serait impuissante si le sophisme ne brisait pas le bouclier aux bras des assaillis. » (Frédéric Bastiat)
  • « Tous les sophismes économiques, malgré leur infinie variété, ont cela de commun qu'ils confondent le moyen avec le but, et développent l'un aux dépens de l'autre. » (Frédéric Bastiat)
  • « Le sophisme consiste généralement en une assertion, qu'on ne démontre pas, et qui porte sur des choses n'ayant aucune existence réelle. Mais les idées qu'éveillent les mots employés paraissent vaguement être en harmonie les unes avec les autres, et c'est cette sensation qu'on substitue à une démonstration. » (Vilfredo Pareto)
  • « Le truc consiste a écrire d'une façon obscure, c'est-à-dire incompréhensible ; la finesse est d'arranger son galimatias de manière à faire croire au lecteur que la faute en est à lui-même s'il ne le comprend pas ; tandis que l'écrivain sait très bien qu'il en est seul responsable, vu qu'il ne dit rien qui soit réellement compréhensible, c'est-à-dire clairement pensé. » (Schopenhauer)
  • « Ce qui rend si pauvre d'idées, et par conséquent si mortellement ennuyeux, le gribouillage de nos philosophastres, c'est évidemment, en dernière analyse, la pauvreté de leur esprit, et avant tout le fait qu'ils exposent habituellement des idées abstraites générales et excessivement larges qui revêtent nécessairement, dans la plupart des cas, une expression indéterminée, hésitante, amortie. Mais ils sont contraints à cette marche acrobatique parce qu'ils doivent se garder de toucher la terre, ou, rencontrant le réel, le déterminé, le détail et la clarté, ils se heurteraient à des écueils dangereux, qui mettraient en danger leur trois-mâts avec sa cargaison de mots. » (Schopenhauer)
  • « Le socialisme confond le gouvernement et la société. Dans l’esprit des socialistes, chaque fois que l’on refuse à l’État qu’il assume une mission, c’est comme si l’on refusait la chose en elle-même. On ne veut pas de l’instruction par l’État : c’est comme si l’on refusait l’instruction. On ne veut pas d’une religion d’État : c’est comme si l’on ne voulait pas de religion. On ne veut pas de l’égalisation par l’État : c’est comme si l’on rejetait l’égalité. Un peu comme si l’on refusait que les hommes mangent car nous sommes opposés à la culture du blé par l’État. » (Frédéric Bastiat)

Liens externes

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