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Alain Besançon

De Wikiberal
Alain Besançon
Historien

Dates 1932 -
Alain Besancon.jpg
Tendance Libéral classique
Origine France France
Articles internes Liste de tous les articles

Citation
inter lib.org sur Alain Besançon

Alain Besançon, né le 25 avril 1932 à Paris, est un historien français, membre de l'Institut, directeur d'études à l'EHESS, à l'Institut d'histoire sociale et à la Nouvelle Initiative Atlantique. Spécialiste du communisme et du Parti communiste français qu'il quitta en 1956, il en est très critique.

Biographie

Il est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, agrégé d’histoire et docteur en histoire ainsi que docteur ès lettres et sciences humaines. Il a été professeur de l'enseignement secondaire au lycée de Montpellier, au lycée Carnot de Tunis puis au lycée Pasteur de Neuilly-sur-Seine.

Engagement communiste

Membre du Parti communiste français entre 1951 et 1956, il le quitte comme Annie Kriegel ou François Furet lorsque les crimes communistes sont révélés. Il s’est senti « honteux » et « très en colère » d’avoir été trompé[1] : « Ce fut alors que, comme historien apprenti, je décidai d’explorer l’histoire de la Russie et de l’URSS afin de mieux comprendre ce qui m’était arrivé. »

Carrière universitaire

Alain Besançon a mené sa thèse de doctorat sous la direction de Roger Portal. Il est devenu attaché de recherches au CNRS, de 1960 à 1964. Il effectue par la suite la plus grande partie de sa carrière à l'EHESS, à Paris.

A l'étranger, il a enseigné dans de nombreuses institutions et universités aux États-Unis : Research Associate à l'Université de Columbia à New York, Visiting Professor à l'Université de Rochester à New York, Visiting Scholar au Wilson Center, Kennan Institute à Washington, à la Hoover Institution à Stanford (en 1983 et 1984), puis à l'Université de Princeton. En Grande-Bretagne, il a été Visiting Fellow au All Souls College à Oxford (1986).

Alain Besançon est membre du comité de rédaction des Cahiers du monde russe depuis leur fondation en 1961.

Un intellectuel engagé

Il a fait directement partie des intellectuels qui ont fondé la revue libérale classique Commentaire en 1977[2]. Il est membre du conseil de rédaction de la revue depuis 1986. Il avait participé auparavant à la création d'une autre revue aronienne, Contrepoint.

Il a été éditorialiste à L'Express de 1983 à 1988 et publie régulièrement des articles dans Le Figaro.

Il est membre de l'Académie des sciences morales et politiques depuis le 11 décembre 1996. Il y siège dans la section philosophie, bien qu'il ait été élu dans la section morale et sociologie.

Pensée

Alain Besançon développe du communisme et du nazisme une analyse moins politique ou géopolitique que métaphysique et théologique : selon lui, le léninisme, source de tout système totalitaire, est une forme de gnose, comme il le développe dans Les Origines intellectuelles du léninisme, paru en 1977. C'est dans la structure de la croyance totalitaire, et dans ses origines pseudo-chrétiennes - au premier rang desquelles le marcionisme - qu'il conviendrait de chercher la clé des énigmes bolchévique et hitlérienne.

S'ajoute à ses vastes centres d'intérêt une spécialité dans l'histoire du christianisme. Alain Besançon, lui-même catholique, étudie les résurgences d'hérésies anciennes dans l'Église contemporaine, ainsi que l'influence exercée sur la foi catholique par le socialisme et l'islam (Trois tentations dans l'Église, 1996). Au fil de son œuvre, il échafaude une approche méthodique, chrétienne et pluridisciplinaire du « Mal moderne » : dans son approche du totalitarisme, la tradition théologique vient épauler la recherche historique et la réflexion philosophique.

Citations

  • « Le communisme est plus pervers que le nazisme parce qu'il ne demande pas à l'homme de faire consciemment le pas moral du criminel et qu'il se sert de l'esprit de justice et de bonté qui est répandu dans toute la terre pour répandre dans toute la terre le mal. Chaque expérience communiste est recommencée dans l'innocence. » in Le malheur du siècle, 1998
  • « Lénine ne sait pas qu'il croit. Il croit qu'il sait. » in Les origines intellectuelles du léninisme, 1977
  • « Le mal intime de l'homme moderne, c'est la privation de liberté. » in Trois tentations dans l'Eglise, 1996

Notes et références

  1. Alain Besançon, Une génération, Julliard, 1987, p. 322-327.
  2. Entretien avec Jean-Claude Casanova sur nonfiction.fr, [lire en ligne]

Ouvrages

  • 1967, Le Tsarévitch immolé
  • 1971,
    • a. Histoire et expérience du moi
    • b. Entretiens sur le Grand Siècle russe et ses prolongements (en collaboration)
  • 1974
    • a. Éducation et société en Russie
    • b. L'Histoire psychanalytique, une anthologie
    • c. Être russe au XIXe siècle
  • 1976, Court traité de soviétologie à l'usage des autorités civiles, militaires et religieuses (préface de Raymond Aron).
  • 1977, Les Origines intellectuelles du léninisme
  • 1978, La Confusion des langues
  • 1980, Présent soviétique et passé russe, Livre de poche, Paris (réédité : Hachette, Paris, 1986).
  • 1981Anatomie d'un spectre : l'économie politique du socialisme réel, Calmann-Lévy, Paris
  • 1984, Courrier Paris-Stanford (en collaboration)
  • 1985, La Falsification du bien, Soloviev et Orwell
  • 1987, Une génération, Julliard
  • 1989, Vendredis
  • 1994, L'Image interdite, une histoire intellectuelle de l'iconoclasme
  • 1996, Trois tentations dans l'Église
  • 1998,
    • a. Aux sources de l’iconoclasme moderne
    • b. Le Malheur du siècle : sur le communisme, le nazisme et l'unicité de la Shoah, Fayard, 166 p.
  • 2000, L'image interdite. Une histoire intellectuelle de l'iconoclasme.
  • 2007, Émile et les menteurs

Voir aussi

Lien externe

Source

Partie de cet article est issu de l'article éponyme de Wikipédia, disponible sous licence GFDL.

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