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Islam

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L'islam est une religion : il s'agit chronologiquement du troisième grand courant monothéiste de la famille des religions abrahamiques. Apparu en Arabie au VIIe siècle, il s'ajoute au courant judaïque et au courant chrétien desquels il hérite de nombreux éléments. Son livre sacré est le Coran dont le dogme assure qu'il a recueilli les révélations de Dieu au prophète Mahomet par l'intermédiaire de l'Ange Gabriel.


L'islam de marché est-il un oxymore ?

Timur Kuran, influencé par Friedrich Hayek, est un défenseur de l'économie de libre marché. Il présente une connaissance étendue de l'histoire et de la culture économique dans les pays islamiques[1]. Le chercheur suisse Patrick Haenni (2005), est persuadé du mariage possible entre l'islam et le capitalisme. De nombreux entrepreneurs, de confession musulmane, sont convaincus qu'il n'existe aucune contradiction entre la pratique de leur foi et leurs aspirations professionnelles.

Plusieurs auteurs, malgré l'existence d'un "capitalisme musulman", notent les incompatibilités entre l'islam et le libéralisme :

  • Cette effervescence d'un nouvel esprit du capitalisme musulman qui cultive les valeurs de l'enrichissement et de la réussite individuelle ainsi qu'un imaginaire religieux plutôt "market-friendly" tranche avec bien des idées reçues, car la pauvreté de certains pays musulmans suggère parfois un peu rapidement qu'entre islam et capitalisme, le mariage est impossible. (Anne Feitz[2])
  • Les libertés individuelles sont limitées par l’interdit de l’usure, l’obligation de l’aumône légale, le droit de succession, l’absence de personnalité morale, les terres collectives, le droit éminent de l’État sur la terre, et l’interdiction de s’approprier l’eau et l’herbe. Toutes ces restrictions sont à l’origine d’institutions distinctes des institutions du free market. Toutes ces restrictions empêchent de soutenir que le droit musulman est favorable aux institutions du libre marché. Il est possible que ce droit ait évolué ou qu’il n’ait pas été complètement appliqué, mais il a inventé un idéal économique qui n’est pas l’idéal de la société libre des libéraux. Le droit musulman issu de l’interprétation des textes sacrés de l’islam ne prédisposait donc pas la civilisation musulmane à découvrir les institutions du capitalisme libéral. Elles créaient un esprit non capitaliste défavorable au libre marché. (François Facchini[3])

Le sociologue allemand, Max Weber invoquait plusieurs facteurs d'explications de ce divorce comme l'inflexibilité de la loi islamique, l'absence de formalisation du Droit ou le sultanisme (application d'une justice arbitraire, personnelle et discrétionnaire). Le britannique Lord Cromer, le français Ernest Renan, l'américain Arthur Lewis ou le turc Niyazi Berkes avaient des difficultés à comprendre comment "la soumission à Dieu", littéralement l'Islam, peut favoriser l'épanouissement individuel et la croissance économique.

Mais l'analyse sur une valeur agrégée comme le PIB ou le PNB n'est pas un critère suffisant. Une domination économique, dans une période déterminée de l'histoire de l'humanité, ne signifie certainement pas que les droits individuels soient protégés, et permettent l'assurance de la propriété. L'islam a connu ces périodes de puissance militaire qui ont rejailli dans son extension territorial et économique.

D'autres facteurs que la religion n'expliquent-ils pas le retard de certains pays où la religion islamique est prédominante ? Parmi ces facteurs, l'impérialisme militaire et économique du 19ème siècle a laissé des traces tout comme la paralysie des systèmes économiques mercantilistes basés sur le communisme ou la lutte conflictuelle territoriale dans le Moyen-Orient sont des facteurs plus convaincants de l'explication comparative des systèmes économiques et du non développement économique.

Pour certains analystes[4], les contre-performances économiques des Etats musulmans sont fortement liées à la culture musulmane et à la religion musulmane :

  • absence de liberté de croyance (punition de l'apostasie) ;
  • esprit vindicatif (incitations à la haine dans le Coran) ;
  • inégalité sociale entre l'homme et la femme ;
  • manque de cohésion sociale (séparation entre communautés religieuses) ;
  • légitimation des régimes autoritaires ;
  • peu de place laissée à l’individu pour le développement personnel.

Le fondamentalisme islamique

L'érudit jésuite égyptien Henri Boulad définit le fondamentalisme islamique (frères musulmans, salafistes...) par les trois caractéristiques suivantes[5] :

  • le Coran est considéré comme incréé (donc intouchable) ;
  • les versets médinois (belliqueux et fermés) remplacent les versets mecquois (mystiques et ouverts) ;
  • l'interdiction du libre examen en matière religieuse (fermeture de la porte de l'ijtihâd au Xe siècle[6])

Selon lui, les islamistes, dans un but de conquête du monde, s'appuient sur la dénonciation de "l'islamophobie" et de la laïcité, en utilisant le mensonge (autorisé en vertu de la "taqîya"[7] quand il permet de faire progresser l'islam).

La différence entre fondamentalistes et musulmans tient au fait que les fondamentalistes souhaitent rétablir la charia (la loi islamique telle qu'elle découle du Coran et de la « tradition du Prophète ») et un État islamique. Ils sont donc clairement ennemis de toute vision libérale de la société, car la charia est clairement contraire aux droits de l'homme (statut inférieur des femmes et des non-musulmans, mise à mort des apostats et des incroyants, etc.[8]). La version musulmane des droits de l'Homme subordonne ainsi tous les droits individuels à la "loi divine"[9]. Historiquement, peu d'Etats musulmans ont appliqué la charia dans toute sa rigueur, et un droit différent s'y appliquait (par exemple les kanuns, codes de lois édictés par les califes et sultans de l'ancien empire ottoman).

Plusieurs islamologues[10] ou adversaires de l'islam refusent de distinguer entre islam et islamisme (ils rappellent que le même mot était employé jusqu'au XXe siècle[11]) : ils arguent qu'il est impossible à un "musulman modéré" de résister aux menées islamiques, car les fondamentalistes peuvent toujours s'appuyer sur la lettre du Coran (ou les hadiths, propos attribués au prophète de l'islam) pour justifier leur fanatisme et dénoncer les modérés comme de "mauvais musulmans"[12]. Pour eux, l'Occident s'abuse en voulant séparer la charia de l'islam, car « la charia sous ses différentes formes, et avec toutes ses règles, fait partie intégrante de la religion[13] ». Pour les plus critiques, le germe du fondamentalisme est présent dans la culture musulmane et dans l'enseignement qui en est fait :

« Tous les enfants apprennent l’Islam au début de leur scolarité, et sont ainsi immergés dès leur plus jeune âge dans la violence véhiculée par le Coran. A défaut de laisser les enfants libres de ne pas étudier l’Islam, au moins pourrait-on mieux expliciter les textes appelant à tuer les non-musulmans, afin de ne pas générer de nouveau kamikazes. Mais ce système éducatif ne craint pas de fabriquer des générations entières acquises à l’Islam dans sa forme la plus radicale. » (Waleed Al-Husseini, Blasphémateur !, Grasset, 2015)

« La frontière est très perméable entre le musulman pieux, l’islamiste militant et le terroriste islamique. Ils se nourrissent du même livre. » (Waleed Al-Husseini,15/11/2015)

« L’islam est à l’islamisme ce que l’alcool est à l’alcoolisme. » (Hamed Abdel-Samad, Le Fascisme islamique, 2014)

« Le fait est qu'il y a beaucoup de musulmans qui souhaitent le pluralisme, la tolérance et la démocratie. Mais ils sont déchirés entre leur appartenance à la Ummah - la communauté mondiale des musulmans - et les attraits du mode de vie occidental. Ils sont déchirés entre les codes culturels de l'Occident et ceux qu'ils partagent avec leurs coreligionnaires. Et quand il s'agit de prendre position publiquement, leur fidélité va trop souvent au Coran et à la charia. » (Howard Bloom, 2017, interview par Grégoire Canlorbe)

Pour le philosophe Rémi Brague, la distinction entre islam et islamisme est fausse, au vu des sources islamiques et du comportement violent du prophète[14].

L’islamisme jihadiste est issu de l’islam sunnite, plus précisément d’un courant dominant et officiel dans les pays sunnites du Golfe. Il n’a jamais été dénoncé dans ses fondements théologiques et canoniques par ceux qui contrôlent les lieux saints (haramaïn) de l’islam (Arabie saoudite). Pour certains, il s'agit d'une « maladie qui gangrène le corps même de l’islam » (selon le théologien libéral Soheib Bencheikh) depuis des siècles (avant même la colonisation), une maladie issue de l’intérieur même de l'Oumma. Certains analystes distinguent trois stades dans le jihad[15] :

  • jihad camouflé : quand les musulmans sont très minoritaires, l'islam se borne à un message de tolérance et de paix (analogue à celui du prophète au début de sa période mecquoise) ;
  • jihad défensif : quand la minorité devient importante, elle peut se déclarer "opprimée" ou "victime" et combattre ses adversaires par la violence (la notion d'oppression est très large, elle inclut la simple critique) ; cela correspond à la période médinoise du prophète ;
  • jihad offensif : en position majoritaire, avec la détention du pouvoir politique, tout non-musulman est un ennemi qui doit être tué (chrétiens et juifs exceptés s'ils acceptent de payer la jizyah).

Jean-François Revel[16] critique le manque de tolérance propre à l'islam, et le fait que les musulmans "modérés" soient en réalité minoritaires. Il en voit la preuve dans la liesse générale qui aurait régné dans le monde musulman (y compris en France) après les attentats du 11 septembre 2011, et l'absence totale de réaction des "modérés" contre les excès islamiques.

Il existe également un extrémisme fondamentaliste, le takfirisme, doctrine violente et terroriste.

Voir aussi :

Pays musulmans libéraux

On qualifie parfois de "pays musulmans libéraux" les pays où la religion dominante est l'islam (voire est "religion d'État") mais qui n'appliquent pas la charia (ou seulement très partiellement), contrairement aux États islamiques. Ces pays n'appartiennent pas exclusivement à la sphère arabo-musulmane, mais relèvent de cultures mixtes (berbère et européenne pour le Maroc, hindouiste pour l'Indonésie, etc.). En particulier, dans ces pays :

  • les droits de l'Homme sont reconnus dans la constitution et une relative liberté d'expression existe ;
  • l'islam pratiqué est "modéré" (cf. par exemple l'article 1 de la Constitution du Maroc) — ce qui sous-entend qu'une pratique rigoureuse de l'islam (telle qu'elle existe dans un État islamique) ne serait pas libérale ;
  • d'autres religions que l'islam peuvent être librement pratiquées par les habitants, de façon publique (existence de lieux de culte publics) ;
  • l'athéisme ou l'apostasie ne sont pas considérés comme des crimes (alors qu'ils sont passibles de la peine de mort dans plusieurs pays musulmans) ;
  • les mariages inter-religieux sont possibles ;
  • le féminisme, l'homosexualité, la franc-maçonnerie, etc., sont tolérés.

Exemples de pays musulmans libéraux à des degrés divers : Albanie, Indonésie (interdiction de l'athéisme levée en 2015), Maroc (tolérance religieuse assez grande), Turquie (laïcité théorique), Malaisie (l'apostasie y reste difficile cependant).

Les musulmans et la mort

Dans l'Islam, la toilette purificatrice est effectuée suivant un rite très précis. Les soins de conservation sont interdits ou réduits au minimum imposée par la législation locale en cas de rapatriement. Le rituel des funérailles commence dès le décès. Le défunt est pris en charge par sa communauté qui effectue la toilette rituelle. Les membres de la famille peuvent y participer aussi. Après avoir placé le corps dont le visage est dirigé vers la Mecque, le corps est lavé plusieurs fois (en général 3 fois), puis essuyé avant d'être enveloppé dans des pièces de tissu blanc (un linceul sans couture, généralement en coton). Les membres supérieurs du corps sont placés le long du corps. Les paumes sont soit tournées vers le haut, soit croisées sur la poitrine.

Des "sourates" du Coran sont récitées lors de la veillée du corps. Le défunt n'est jamais laissé seul.

Le choix du cercueil est très simple. Bien souvent, le capiton interne n'est pas présent. L'emblème du croissant islamique peut apparaître sur le dessus du cercueil. Le corps est rapidement mis en bière (dans les 48 heures) par les proches en récitant des prières et qui effectuent la levée du corps (sortie du cercueil hors du domicile ou de la chambre funéraire). Dans les pays de tradition musulmane, les morts sont enterrés sans cercueil. Cette pratique est légalement interdite en France. En cas de rapatriement, on utilise un cercueil avec un hublot. Le défunt est positionné de telle façon qu'il soit dirigé dans la direction de La Mecque, lorsqu'il sera enterré. L'inhumation doit avoir lieu le plus tôt possible après le décès. La cérémonie à La Mosquée n'est pas obligatoire, elle peut avoir lieu dans une salle louée à cet effet.

Dans certains cimetières, en France, le maire autorise un aménagement spécial dans un carré musulman. Le passage du défunt à la mosquée n'est pas une obligation. La crémation est interdite. Les hommes sont présents lors de l'inhumation du cercueil en pleine terre et jettent quelques pelletées de terre. Généralement, les femmes et les enfants se tiennent éloignés. Mais, il n'y a pas d'interdiction absolue. En France, il est fréquent que les femmes appartenant à la famille assistent aux funérailles. Lorsque les femmes ne peuvent pas assister aux obsèques, elles viennent les jours suivants au cimetière. La prière funéraire est effectuée par l'Imam autour de la sépulture. Il n'est pas de coutume d'offrir des fleurs mais cela n'est pas interdit. Les sépultures sont, en principe, très simples et sans ornement, parfois un croissant.

Durant les trois premiers jours, la famille reçoit les condoléances. L'ensemble de la communauté soutient la famille et prépare les repas. Le troisième et le quatrième jour sont dédiés à la prière.

Quelques concepts politiques vus par l'islam

Droits de l'homme

Source : Les droits de l'homme dans l'islam

L'impôt

L'un des cinq piliers de l'islam, la zakat (زَكَاة), introduit une contribution obligatoire, à verser par tout musulman, en vertu de la solidarité que celui-ci doit à la communauté musulmane. Celle-ci est destinée à l'ensemble des populations ci-dessous :

  • le pauvre,
  • l'indigent,
  • celui chargé de collecter et distribuer les aumônes (en tant que salaire),
  • celui dont le cœur s'incline vers l'Islam,
  • l'esclave (ou le prisonnier) musulman à affranchir,
  • la personne endettée pour une cause juste,
  • celui qui lutte pour la défense de l'Islam,
  • le voyageur à court de provision.

Source : Nature, forme, et fonction de la Zakat

L'institution bancaire

La finance islamique interdit le prêt à intérêt, mais utilise d'autres mécanismes que le crédit bancaire et qui reviennent à peu près au même : achat suivi de revente à prix majoré, crédit-bail ou location avec promesse de vente, etc. Au lieu de consentir un prêt, la banque achète le bien et le revend plus cher à son client avec un crédit échelonné selon un échéancier précis. L'interdit est ainsi respecté à la lettre bien qu'il soit contourné dans son esprit.

En revanche, la banque islamique s'interdit en principe toute opération spéculative sur l'argent.

Voir aussi : Introduction au système bancaire islamique

Notes et références

  1. Il examine également les sources de l'hostilité militante contre l'occident.
  2. Anne Feitz, 2006, Islam et capitalisme. Mariage impossible ?, Les Enjeux les Echos, mai, p58
  3. Dialogue sur Islam et Libéralisme
  4. Ethique musulmane et esprit du capitalisme, Jean-Daniel Clavel, L'AGEFI, 28/04/2017
  5. Père Henri Boulad : "l’Occident est d’une « naïveté monumentale » sur l’islam" (France24) (vidéo)
  6. L'existence de cette "fermeture" de l'ijtihâd est contestée, certains spécialistes affirment qu'elle ne s'est jamais produite, et qu'il y a toujours eu diverses interprétations de l'islam, y compris au plan juridique. Voir par exemple Comprendre l'islam (ou plutôt : pourquoi on n'y comprend rien), Adrien Candiard, Flammarion, 2016.
  7. La taqîya (arabe : taqīya, تقيّة) désigne aussi bien des manœuvres de dissimulation (mentir pour se protéger, y compris feindre l'apostasie) que la tromperie active (duper l'ennemi). Du fait que la guerre contre les "infidèles" est une affaire perpétuelle, la taqîya en est un élément essentiel. Elle s'exerce aussi entre musulmans, par exemple pour des chiites vivant parmi des sunnites.
  8. Voir à ce sujet le manuel classique de la charia d'Ahmad ibn Naqib al-Misri : عمدة السالك وعدة الناسك‎‎, Reliance of the Traveller (1368), Amana publications [1].
  9. Voir Déclaration islamique universelle des droits de l’homme de 1981 sur wikisource.
  10. Par exemple Ibn Warraq (Pourquoi je ne suis pas musulman, 1999) ou Anne-Marie Delcambre (La schizophrénie de l'islam, 2006).
  11. Un auteur ésotérique tel que René Guénon (1886-1951) parle constamment d'islamisme, et non d'islam.
  12. « L’islam c’est l’islamisme au repos et l’islamisme, c’est l’islam en mouvement. C’est une seule et même affaire » (Ferhat Mehenni, président du gouvernement provisoire kabyle).
  13. Selon le philosophe Rémi Brague (Rémi Brague: « En France, on a le droit de tout dire, sauf ce qui fâche », 16/01/2015).
  14. Islamisme=islam par Rémi Brague
  15. Three Stages of Jihad
  16. L’obsession antiaméricaine, Plon, 2002

Les penseurs libéraux de l'islam

Citations

  • « Ce qui dicte la vision du monde des musulmans, c’est que l’humanité entière doit respecter les impératifs de leur religion, alors qu’ils ne doivent eux-mêmes aucun respect aux religions des autres, puisqu’ils deviendraient alors des renégats méritant l’exécution immédiate. La "tolérance" musulmane est à sens unique. Elle est celle que les musulmans exigent pour eux seuls et qu’ils ne déploient jamais envers les autres. Soucieux de se montrer tolérant, le pape a autorisé, encouragé même, l’édification d’une mosquée à Rome, ville où est enterré Saint Pierre. Mais il ne saurait être question de contruire une église à La Mecque, ni nulle part en Arabie Saoudite, sous peine de profaner la terre de Mahomet. »
        — Jean-François Revel, L’Obsession anti-américaine, 2002
  • « D'un point de vue historique, les musulmans ont eu moins de temps pour se débarrasser de leurs éléments fondamentalistes que, par exemple, les chrétiens. Toutefois, je ne vois aucune raison fondamentale qui empêcherait l'Islam de suivre le même type de purification doctrinale interne. Et je suis persuadé qu'entretenir des échanges commerciaux sans entraves avec le monde musulman est la façon la plus efficace d'affaiblir et finalement de dissoudre l'emprise que le fondamentalisme religieux maintient encore dans certaines parties du monde.  »
        — Hans-Hermann Hoppe, le 7 décembre 2002
  • « L'islam est contraire à l'esprit scientifique, hostile au progrès ; il a fait des pays qu'il a conquis un champ fermé à la culture rationnelle de l'esprit. »
        — Ernest Renan
  • « Les religions chrétiennes furent sanglantes et meurtrières en s'éloignant de leurs textes tandis que l'islam le fut en se rapprochant des siens. »
        — Éric Conan
  • « La raison d’islam n’a rien à voir avec la raison occidentale : elle est divine et non humaine, elle est soumission à la tyrannie théocratique et non libération des préjugés et de l’injonction obscurantiste religieuse. Elle est unicité et non pluralisme. De plus, fondée sur l’unanimité et la tradition, la certitude de la charia ne peut en aucun cas évoluer, partageant abruptement et superstitieusement le monde entre halal et haram, le pur et l’impur. Il n’y a donc pas de salut libéral à attendre de l’islam. »
        — Thierry Guinhut
  • « Le communisme est l'islam du XXe siècle. »
        — Jules Monnerot
  • « La religion d'Hitler est la plus proche qui soit de l'islamisme, réaliste, terrestre, promettant le maximum de récompenses dans cette vie, mais avec ce Walhalla façon musulmane avec lequel les Allemands méritoires peuvent entrer et continuer à goûter le plaisir. Comme l'islamisme, elle prêche la vertu de l'épée. »
        — Carl Gustav Jung
  • « Nous ne savons pas si Hitler est sur le point de fonder un nouvel islam. Il est d’ores et déjà sur la voie ; il ressemble à Mahomet. L’émotion en Allemagne est islamique, guerrière et islamique. Ils sont tous ivres d’un dieu farouche. »
        — Carl Gustav Jung (1939)
  • « Je suis le prophète du carnage, je suis un rieur sanglant. »
        — Mahomet, Hadith, Ibn Taymiya
  • « Au risque de choquer, il faut avoir le courage de dire que l'intégrisme n'est pas la maladie de l'Islam. Il est l'intégralité de l'Islam. Il en est la lecture littérale, globale et totale de ses textes fondateurs. L'Islam des intégristes, des islamistes, c'est tout simplement l'Islam juridique qui colle à la norme. »
        — Anne-Marie Delcambre (islamologue, docteur d'État en droit, docteur en civilisation islamique)
  • « L’islam est une idéologie arabe colonialiste et impériale engagée dans un combat cosmique pour conquérir la planète. Les djihadistes divisent le monde en deux — le monde islamique et le monde non islamique. C’est l'ultime bataille entre ceux qui valorisent la liberté, la paix et l'humanité et ceux qui les combattent, et nous devons triompher à tout prix dans l'intérêt de notre propre survie. »
        — Hossain Salahuddin, ex-musulman
  • « Parmi les religions du monde, le bolchevisme doit être comparé à l'islam plutôt qu'au christianisme ou au bouddhisme. Le christianisme et le bouddhisme sont avant tout des religions personnelles, avec des doctrines mystiques et un amour de la contemplation. L'islam et le bolchevisme ont une finalité pratique, sociale, matérielle dont le seul but est d'étendre leur domination sur le monde. »
        — Bertrand Russell, Theory and Practice of Bolshevism, Londres, 1921
  • « Muhammad fut l'imam du socialisme. »
        — Gamal Abdel Nasser
  • « Combattez ceux qui ne croient pas en Allah ni au Dernier Jour, qui ne tiennent pas pour interdit ce qui a été interdit par Allah et son Messager, et qui ne reconnaissent pas la religion de la Vérité, [même s'ils font partie] des Gens du Livre, jusqu'à ce qu'ils payent la Jizya en se soumettant volontairement et se sentent soumis. »
        — Le Coran, 9:29
  • « Les juifs disent : Ozaïr est le fils de Dieu. Les chrétiens disent : Moïse est le fils de Dieu. Telles sont les paroles de leurs bouches ; elles ressemblent à celles des infidèles d'autrefois. Que Dieu leur fasse la guerre ! Qu'ils marchent à rebours ! »
        — Le Coran, 9:30
  • « Ô croyants ! ne formez de liaisons intimes qu'entre vous ; les infidèles ne manqueraient pas de vous corrompre : ils désirent votre perte. Leur haine perce dans leurs paroles ; mais ce que leurs cœurs recèlent est pire encore. Nous vous en avons déjà fait voir des preuves évidentes, si toutefois vous savez comprendre. »
        — Le Coran, 3:114
  • « Le problème, ce n’est pas l’islam, ni même son expression politique. Le problème est et reste toujours l’État et sa capacité d’intrusion dans la vie des gens et de coercition, y compris celle d’imposer une religion. La solution n’est donc pas de brimer la religion, mais bien de brider l’État. Et ce d’autant plus que la lutte contre cette menace fantôme qu’est l’islamisme en Occident a surtout servi à l’État de prétexte pour rogner encore plus les libertés de tous. »
        — José López Martínez, 8/8/2013
  • « A l’origine, l’islam était une sorte de loi sociale, spirituelle et économique voulue pour mettre de l’ordre dans le désert de la Péninsule arabique. Mais elle s’est transformée en loi divine pour apeurer la population et la dominer. Les révélations, si révélations il y a, sont de deux sortes : celles de la Mecque relèvent du prosélytisme pacifique. Mais celles de Médine sont plus agressives. Quatorze siècles après l’avènement de l’islam, les textes sacrés ont sérieusement besoin de réformes et de modernisation pour épargner l’humanité des affres de cette dérive violente inspirée du texte original. »
        — Waleed Al-Husseini

Bibliographie

  • 1969, Subhi Y. Labib, , "Capitalism in Medieval Islam", The Journal of Economic History, 29 (1), pp79–96
  • 1974, Bryan S. Turner, "Weber and Islam: A Critical Study", London: Routledge & Kegan Paul
  • 1985, Volker Nienhaus, "Epistemology, Methodology and Economic Policy - Some Thoughts on 'Mainstream', Austrian and Islamic Economics", Humanomics, Vol 1, n°2, pp10-38
    • Repris en 1989, Humanomics, Vol 5, n°1, pp91-112
  • 1995, Timur Kuran, "Islamic Economics and the Islamic Subeconomy", Journal of Economic Perspectives, Autumn, 9 (4), pp155-173
  • 1996, Mustafa Erdogan, İslam ve Liberalizm: Kısa Bir Bakış, [Islam et libéralisme : Un bref aperçu], Liberal Düşünce [La pensée libérale], Vol 1, n°4, Automne
  • 2003, Timur Kuran, “The Islamic Commercial Crisis: Institutional Roots of Economic Underdevelopment in the Middle East”, The Journal of Economic History, Vol 63, n°2, June, pp414–446
  • 2004, Timur Kuran, Islam and Mammon : The economic Predicaments of Islamism, Princeton
  • 2005, Patrick Haenni, L'islam de marché. L'autre révolution conservatrice, seuil
  • 2006,
    • Emin Baki Adas, "The Making of Entrepreneurial Islam and the Islamic Spirit of Capitalism", Journal for Cultural Research, 10(2), pp113-137
    • Anne Feitz, "Islam et capitalisme. Mariage impossible ?", Les Enjeux les Echos, mai, pp58-62
  • 2010,
    • Timur Kuran, "The scale of entrepreneurship in Middle Eastern history: Inhibitive roles of Islamic institutions", In: David S. Landes, Joel Mokyr et William J. Baumol, dir., "The Invention of Enterprise: Entrepreneurship from Ancient Mesopotamia to Modern Times", Princeton University Press, pp62-87
    • Mohammad Reza Noruzi, Narges Sariolghalam, José G. Vargas-Hernández, "An Exploration of the Affects of Islamic Culture on Entrepreneurial Behaviors in Muslim Countries", Asian Social Science, 6(5), pp120-127
  • 2011, Helmut Leipold et Moamen Gouda, "Wirtschaftsethik und Wirtschaftssysteme in islamischen Ländern" (L'éthique des affaires et les systèmes économiques dans les pays islamiques), In: "Fünftes und sechstes Forum Menschenwürdige Wirtschaftsordnung : Ökonomie und die Vorstellungen einer gerechten Welt - Soziale Marktwirtschaft und ihre kulturellen Wurzeln ; Beiträge zur den Tagungen 2009 und 2010 in Tutzing, Halle (Saale)", ("Cinquième et sixième forum portant sur l'ordre économique : l'économie et les idées d'un monde plus juste - l'économie sociale de marché et ses racines culturelles; contributions aux réunions en 2009 et 2010 à Tutzing", Halle (Saale)), Inst. für Wirtschaftsforschung, ISBN 3-941501-09-6, pp111-128

Liens externes

Articles connexes



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