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Climatosceptique

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Un climatosceptique est une personne qui rappelle la faiblesse des fondements scientifiques de la théorie de l'origine humaine du réchauffement climatique, remettant aussi en cause la validité du consensus scientifique instauré, ou bien contestant la fiabilité des modèles informatiques ou mathématiques prévoyant un avenir menaçant. On trouve parfois également le terme de "climato-agnostique" ou "climato-réaliste".

Un écolosceptique va généralement plus loin, dans le sens où il refuse aux politiciens le droit de se mêler d'écologie, soit sur certains sujets précis (développement durable, pollution, réchauffement climatique...) soit sur tous les sujets (comme c'est le cas pour les libertariens, opposés à tout interventionnisme étatique).

Les termes climatosceptique et écolosceptique sont souvent employés indifféremment, alors que certains scientifiques sont climatosceptiques sans être pour autant écolosceptiques.

Les adversaires des climatosceptiques sont qualifiés de carbocentristes (Benoît Rittaud a inventé le néologisme "carbocentrisme" pour qualifier leur position) ou de réchauffistes, partisans de la thèse du réchauffisme (terme péjoratif).

Certains appellent "climatisme"[1] l'idéologie qui exploite la question du réchauffement climatique pour aller vers une forme de gouvernance globale.

Erreur courante : il y a un consensus scientifique sur le réchauffement climatique

Les tenants de la thèse de l'origine humaine du réchauffement climatique arguent régulièrement d'un consensus parmi les scientifiques sur les causes et l'importance du changement climatique. Ce consensus, appelé au secours d'un discours politique sur l'urgence à prendre des mesures extrêmes, n'existe pas. Parmi les chercheurs de premier plan qui se classent parmi les sceptiques, on notera le climatologue Richard Lindzen, le géophysicien Vincent Courtillot, le physicien Freeman Dyson ou les chimistes Ivar Giaever et Kary Mullis (deux prix Nobel). Pour une liste plus détaillée de ces climatosceptiques, on se référera à l'article liste de scientifiques sceptiques sur le réchauffement climatique.

Comme a pu le montrer l'épisode du Climategate, les désaccords et les doutes, même s'ils sont masqués, sont tout aussi nombreux au sein même du GIEC. Là où les figures les plus visibles de cet organisme politique taisent les doutes et les imprécisions, nombre de chercheurs prestigieux reconnaissent les limites de leurs calculs et émettent des doutes majeurs sur la fiabilité de leurs prévisions ou sur la possibilité même de prévoir ce que sera le climat dans un siècle.

Benoît Rittaud définit ainsi les principales thèses du "climato-réalisme"[2] :

  • le climat a toujours changé, pronostiquer la "fin du monde" est absurde ;
  • les modèles sont utiles mais ne font pas la preuve qu'ils sont capables de prévoir le temps à longue échéance ;
  • la science ne s'occupe pas de morale, elle ne recherche que la vérité.

Notes et références

  1. « La faillite du climatisme » (Les Belles-Lettres, Collection les Insoumis), 2015, livre écrit par un collectif de scientifiques et d’intellectuels, présidé par le docteur István Markó.
  2. Ouverture de la Contre-Cop 22 par Benoît Rittaud, président des climato-réalistes

Articles connexes

Citations

  • J'avoue mon crime. Je suis devenue climato-sceptique. Je ne crois plus aux sottises au changement climatique causé par l'activité des bipèdes et, conséquemment, au bien-fondé des politiques écologiques financées par nos impôts pour stabiliser la dérive climatique. (Simone Wapler, 08/10/2015)
  • Soyons clair : la transition énergétique c'est du green business qui profite à des entreprises protégées par l'Etat, permet de faire marcher la gigantesque pompe taxation-subvention du capitalisme de copinage et de taxer par la peur. (...) La transition énergétique est un racket fiscal fondé sur la peur. Si l'on suit les modèles prédictifs, la solution est le suicide collectif façon secte de l'Ordre du Temple solaire. (Simone Wapler, 07/02/2019)
  • Les climato-crédules sont absolument persuadés de connaître, de détenir et de défendre le Vrai et le Bien, et que leur croyance est la clé de la survie de l'humanité. Tous ceux qui ne pensent pas comme eux sont donc dans le Faux et le Mal, et menacent la survie de l'humanité. Les réchauffistes se font donc un devoir moral de maudire et de faire taire les sceptiques. C'est la logique de l'inquisiteur. Ce n'est pas par méchanceté, qu'il torture le mécréant. C'est par bonté, pour le sauver des flammes éternelles. Évidemment, cette attitude ne prédispose pas au débat. Le climato-crédule n'éprouve pas le besoin de débattre, puisqu'il sait ; il éprouve au contraire l'envie de censurer, pour empêcher le doute et le mal de se répandre. (Rémy Prud'homme, FigaroVox, 27/11/2015)
  • Notre certitude à nous, climatosceptiques, est triple : le CO2 n'a rien à voir avec la température du globe, la Terre a souvent vécu une situation semblable à celle d'aujourd'hui, et nul ne peut actuellement dire comment évolueront le niveau des mers et la température du globe au cours du présent siècle. Pas plus les climatosceptiques que les milieux officiels. [...] Les milieux de la climatologie officielle nous mènent en bateau et la psychose planétaire instaurée ne se justifie pas. (Jean-Claude Pont, Le Matin, 02/12/2017)

Liens externes

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