Vous pouvez contribuer simplement à Wikibéral. Pour cela, demander un compte à alexis.vintray@contrepoints.org. N'hésitez pas!


Théorie de la firme selon les droits de propriété

De Wikiberal
Aller à la navigation Aller à la recherche

La théorie de la firme selon les droits de propriété a été développée par plusieurs groupe de recherche :

Pour les tenants de cette théorie de l’entreprise, la gouvernance des relations contractuelles dépend de l’attribution des droits de propriété. Dans ce cadre, la firme est caractérisée par une certaine structure de droits de propriétés, définie par un ensemble de contrats.

Dans une approche d'analyse économique des institutions, la théorie des droits de propriété est venue renforcée la théorie économique néoclassique de l'entreprise. Pour certains auteurs, elle se situe au centre, pour d'autres, elle est un excellent auxiliaire et point fort. Plusieurs orientations de la théorie des droits de propriété ont été utilisées dans le cadre de la théorie de la firme :

  • Observer l'effet des droits de propriété sur l’efficience du design des arrangements institutionnels (comparaison avec l'entreprise publique, l'entreprise autogérée, etc.).
  • Définir les critères d'un système de droits de propriété efficace
    • Celui qui permet de profiter des avantages de la stratégie de l'entreprise (spécialisation, concentration, diversification, etc.)
    • Celui qui coordonne les différents agents qui ne détiennent pas les mêmes informations et qui ont des connaissances dispersées et hétérogènes
    • Celui qui instaure un système efficace d’incitation des comportements individuels, lesquels sont alignés sur les objectifs de l'entreprise.

La théorie des droits de propriété considère que tout échange entre agents peut être considéré comme un échange de droits de propriété sur des objets. Un droit de propriété est alors défini comme un droit assigné à un individu spécifié et ce droit est aliénable par l’échange contre des droits similaires sur d’autres biens. Deux caractéristiques sont essentielles pour que la propriété soit efficace : l’exclusivité et la transférabilité.

Tant que les actionnaires supportent les pertes et retirent les profits, ils échangent les actions de la firme sur un marché ouvert. Ils sont propriétaires et ils autorisent l’usage de leurs ressources comme ils l'entendent. Dans le cas d'une grande firme où le capital est détenu par de nombreux actionnaires, la propriété dispersée est simplement un genre d’arrangement contractuel possible parmi d'autres dans un système de droits de propriété privée. Pour Armen Alchian, l’entreprise exploite la possibilité de partitionner et d’aliéner les droits de propriété de manière à permettre une spécialisation entre ceux qui exercent le droit de prendre des décisions sur les usages des ressources et ceux qui supportent les conséquences des variations de la valeur de la firme sur le marché boursiers ou sur la valeur des actifs sur le marché des échanges.

En outre, si la définition des droits de propriété repose sur l’existence de relations contractuelles libres qui conduisent au choix le plus efficient, tout n’est que relation contractuelle. Or, le règlement des rapports de discipline ou de pouvoir entre les différents acteurs de l’entreprise n’est pas toujours réalisable par la théorie des droits de propriété. De plus, dans le cas de la firme managériale dont la grande société anonyme est l’illustration, la doctrine dénonce le fait que la dilution du capital entre un grand nombre d’actionnaires, est une source d’une augmentation des coûts de contrôle, et donne une marge de manœuvre importante aux dirigeants pour maximiser leur utilité ce qui conduit à une atténuation des droits de propriété.

Liens internes