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Chèque éducation

De Wikiberal.

Presse
Cet article a été mentionné dans les médias :

Le plagiat du Web gagne les élèves… et Luc Chatel, Julien Martin, Rue89, le 11 janvier 2010.

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Chatel copie-colle un extrait de Wikibéral, David Abiker, France Info, le 12 janvier 2010.

Les vouchers au secours des écoles

Le chèque éducation (education voucher ou school voucher) est un système qui permet aux parents de financer directement l'école dans laquelle leur enfant sera scolarisé. Ils financent directement l'école de leur choix et non forcément l'école que leur aurait été imposée par un mécanisme de carte scolaire. On parle également de bon scolaire ou de bon d'études.

Sommaire

Principe

Il existe plusieurs types de chèque éducation, mais ils partagent une caractéristique commune : Au lieu de subventionner directement les établissements scolaires, ce sont les parents qui reçoivent par un chèque éducation l'argent qui est destiné à l'éducation de leurs enfants. Ils choisissent après à quelle école ils souhaitent donner ce « chèque ».

Il existe plusieurs variantes de ce chèque éducation, certains proposant par exemple qu'il soit dégressif en fonction des revenus des familles pour favoriser ceux qui ont les plus bas revenus.

La répartition des enfants dans les établissements se fait non plus sur des critères figés de zone géographique mais sur le libre choix des parents. En contrepartie les écoles bénéficient d'une grande indépendance pour choisir leur pédagogie et mieux prendre en considération les demandes des parents.

Avantages

Milton Friedman a fait des vouchers un de ses principaux combats, en particulier dans Capitalisme et liberté (1962). Les partisans de cette mesure se retrouvent d'une part dans les associations de parents et d'enseignants qui promeuvent la liberté d'enseignement: SOS Éducation ou Créer son école. On les retrouve d'autre part dans les propositions d'associations libérales comme Liberté Chérie[1] ou du Parti libéral démocrate et d'Alternative Libérale. L'instauration du chèque scolaire faisait également partie des programmes de Jean-Marie Le Pen et Philippe de Villiers lors de l'élection présidentielle de 2007.

Parmi les avantages de ces bons scolaires, on retrouve une diversité sociale renforcée par rapport aux mesures coercitives comme le bussing ou la carte scolaire. En outre, c'est un système qui permettrait de favoriser le financement direct des écoles en fonction de leurs résultats, ce qui stimulerait la qualité de l'enseignement. Par ailleurs, en permettant le libre choix et non l'imposition du lieu d'établissement par un système de carte scolaire, le chèque éducation est plus à même de favoriser la mixité sociale et la méritocratie.

Les libéraux soulignent tout particulièrement l'avantage pour la liberté de ce système : les parents peuvent enfin choisir le meilleur établissement pour leur enfant, en fonction de ses capacités et non de leurs lieu de résidence c'est-à-dire de leur richesse. En outre, le système du chèque-éducation donne des incitations aux établissements à développer la meilleure réponse aux besoins des enfants, favorisant donc in fine la meilleure éducation pour tous.

Applications

De nombreux pays ont mis en place ce système: Chili, Suède, Royaume-Uni, Pays-Bas, Hong Kong, États-Unis. Au Royaume-Uni, une première expérimentation a été tentée mais finalement non mise en place par Keith Joseph sous le gouvernement Thatcher. La Suède l'a mis en place en 1992, l'année de la suppression de la carte scolaire dans le pays[2].

Aux États-Unis, le système du chèque éducation se met progressivement en place dans certains états. En 1990, Milwaukee a inauguré un tel système, qui n'a cessé de se développer depuis. Il ne bénéficiait initialement qu'à 337 élèves pour l'année scolaire 1990-1991. Pour 2006-2007, ce sont 17.275 élèves qui, dans la ville, en bénéficient[3].

Critique libertarienne

Pour les libertariens, le chèque éducation est une demi mesure, qui entérine la main mise de l'État sur l'éducation. Il s'apparente à une tentative de « mimer » le marché plutôt que de laisser les acteurs décider réellement. Pour William L. Anderson du Mises Institute : « Les bons scolaires ne sont rien d'autre qu'une autre forme du « socialisme de marché » d'Oskar Lange. Ils sont une tentative de « jouer au marché » en utilisant un matériel socialiste, quelque chose qui n'a pas réussi en Union soviétique et qui échouera à la fin ici »[4].

Notes et références

Pour aller plus loin

B0.jpg Discussions sur le forum
Financement de l'enseignement (for)
L'esprit de Milton Friedman soufflera-t-il sur l'Utah ce mardi ? (for)

Bibliographie

  • 1958, Virgil C. Blum, Freedom of Choice in Education, New York: Macmillan.
  • 1962, Milton Friedman, Capitalisme et liberté
  • 1974, M.L. Eysenbach, "Voucher plans, voting models, and the efficiency of local school finance", The Journal of Political Economy, Juillet. – Août, Vol. 82, No. 4, pp. 863-871
  • 2000, Margaret Hadderman, "Educational vouchers", ERIC Digest, Mai, no. ED-99-C0-0011
  • Daniel McGroarty, Break These Chains: The Battle for School Choice, Prima
  • David Harmer, School Choice: Why We Need It-How You Get It, Cato Institute

Articles connexes

Liens externes

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