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Monique Canto-Sperber

De Wikiberal

Monique Canto-Sperber, née le 14 mai 1954, est une philosophe française. Elle s'intéresse à la philosophie antique (Platon notamment), à l’histoire des idées morales et à la philosophie morale et politique contemporaine. Elle a publié de nombreux ouvrages traduits en plusieurs langues.

Depuis 2005, elle dirige l’École normale supérieure.

Œuvres

Ses travaux de philosophie grecque (consacrés à la théorie éthique et à la théorie de la connaissance) ont été accompagnés par plusieurs traductions commentées de Platon (Gorgias, Ion, Euthydème, Ménon) et ont fait l’objet de plusieurs ouvrages. Elle a participé au renouveau de la philosophie morale en France, avec la création en 1993 de la collection « Philosophie morale » (bientôt suivie de « Questions d’éthique », en 2000) aux Presses Universitaires de France. Elle a publié plusieurs ouvrages dans ce domaine. Elle a aussi travaillé sur l’éthique des relations internationales et consacré deux livres à cette question. Elle a contribué avec plusieurs ouvrages à l’étude historique et conceptuelle du libéralisme à gauche. La plupart de ses livres sont traduits dans plusieurs langues.

Monique Canto-Sperber développe une analyse du libéralisme visant à lui redonner une légitimité dans le cadre de la pensée politique socialiste[1]. Pour cette raison, les libéraux critiquent sa réduction du libéralisme à un liberalism anglo-saxon qui n'est pas autre chose que la social-démocratie ou le "social-libéralisme" :

On garde et récupère le mot [de libéralisme], mais en le vidant de son contenu classique et le rendant synonyme de socialisme de (semi) marché. À cette aune frelatée, Hayek, Mises et M. Friedman deviennent d’horribles « ultra-libéraux », tandis que les faux « vrais » libéraux sont J. Rawls, Strauss-Kahn ou Hilary Clinton. Cherchez l’erreur ! (Alain Laurent[2])

Publications

  • Les paradoxes de la connaissance. Essais sur le Ménon de Platon, 1991
  • La philosophie morale britannique, 1994
  • Direction du Dictionnaire d’éthique et de philosophie morale, Presses universitaires de France, Paris, 1996 (ISBN 2-13-047729-1) ; 4e édition, coll. Quadrige/Dicos poche, 2004 (ISBN 2-13-053828-2) [prés. en ligne]
  • (dir.) Philosophie grecque, en collaboration avec J. Barnes, L. Brisson, J. Brunschwig, et G. Vlastos, Paris, Presses universitaires de France, coll. Premier cycle, 1997.
  • Éthiques grecques, Presses universitaires de France, coll. Quadrige/Essai, Paris, 2001 (ISBN 2-13-050646-1) [prés. en ligne]
  • L’Inquiétude morale et la Vie humaine, Presses universitaires de France, Paris, 2001 (ISBN 2-13-051641-6) ; 2e édition, 2002, (ISBN 2-13-052390-0)
  • Le Socialisme libéral. Une anthologie (Europe - États-Unis), Éditions Esprit, Paris, 2003 (ISBN 2-909210-29-4) [prés. en ligne] (payant)
  • Les Règles de la liberté, Plon, Paris, 2003 (ISBN 2-259-19839-2) [prés. en ligne]
  • Le Bien, la Guerre et la Terreur. Pour une morale internationale, Plon, Paris, 2005 (ISBN 2-259-20005-2) [prés. en ligne]
  • Faut-il sauver le libéralisme ?, avec Nicolas Tenzer, Grasset, Paris, 2006, (ISBN 2-246-69171-0)
  • Le Libéralisme et la gauche, 2008

Notes et références

  1. Monique Canto-Sperber, Nadia Urbinati, Le socialisme libéral : une anthologie : Europe-États-Unis, Esprit, 2003
  2. Le socialisme, soluble dans le libéralisme ? par Alain Laurent.

Citations

  • Dès le XVIIème siècle, les thèmes fondateurs du libéralisme sont définis : intégrité de l’individu humain, respect de l’autonomie des activités sociales, immanence des règles de la coexistence humaine.
  • Loin d’être un dévoiement de la pensée du progrès et de l’émancipation, les idées libérales inspirent le combat contre le paternalisme, l’irresponsabilité, l’affaiblissement du social et l’amoindrissement de la personne.
  • En philosophie politique, je défends le libéralisme tempéré contre le consensus anti-libéral qui règne en France aujourd’hui. Cette posture m’a valu de nombreuses critiques. Considérer la pensée libérale comme synonyme non plus de défense des libertés personnelles mais de dérégulation et de mondialisation sauvages, et donc comme cause unique du désordre social et économique contemporain, c’est se tromper d’ennemi. L’ennemi réel est bien plutôt le capitalisme dans ses formes les plus prédatrices.

Liens externes

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