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Évolutionnisme

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Sommaire

Contexte et origine de l'évolutionnisme

Il convient, en tout premier lieu, de préciser l'origine de l'évolutionnisme. En effet, l'évolutionnisme s'est constitué, au XIXème siècle, en réaction, voire en "opposition" à la conception religieuse du créationnisme. Darwin a dénonçé la notion de "génération spontanée". Déjà, au XVIIIème siècle, Lavoisier, "père" de la chimie actuelle avait, en outre, dit : "Rien ne se perd, rien ne se crée. Tout se transforme". Cette conception peut s'appliquer en économie. Le terme évolution est généralement appliqué dans deux types de discussions, celles qui concernent les théories évolutionnaires et celles des théories évolutionnistes, sans que la distinction entre les deux soient nettement importantes. La théorie évolutionnaire concerne les mécanismes qui produisent le changement tandis que la théorie évolutionniste s'attache à la direction du changement et à sa destination finale.


L'application de l'évolutionnisme et ses diverses interprétations dans la compréhension des phénomènes économiques

L'économie évolutionniste comprend un grand horizon de différentes approches qui accentuent le caractère dynamique des processsus économiques. Joseph Schumpeter est souvent considéré comme l'économiste le plus emblématique de cette conception. Diverses écoles de pensée économique ont ce type d'approche dont l'Institutionnalisme américain de Thorstein Veblen, l'École autrichienne de Friedrich Hayek et de Carl Menger), l'école de la régulation d'inspiration marxiste et marxienne et l'école de la convention.

Ces différentes approches partagent en commun la conviction que l'école néoclassique avec ses principes de base d'optimisation et de modèle d'équilibre statique n'est pas capable de saisir convenablement la dimension dynamique du développement économique, spécialement les innovations et le progrès technologique comme les déterminants principaux de la croissance économique à long terme. Parmi les différents courants économiques, on trouve notamment Richard R. Nelson, Sidney G. Winter et Giovanni Dosi pour la théorie de la firme.

L'école autrichienne d'économie est reconnue pour son apport sur l'évolution sur les institutions. En particulier, des auteurs comme Friedrich Hayek prolongent les analyses déjà ouvertes par Herbert Spencer à la fin du XIXe siècle[1] et des théoriciens des équilibres ponctués[2].

La théorie évolutionniste de la firme

L'ouvrage de Richard R. Nelson et Sidney G. Winter, An Evolutionary Theory of Economic Change en 1982, est considéré comme la base fondatrice de ce courant de pensée. L'école évolutionniste a pour objet d'expliquer les évolutions affectant les institutions, les entreprises et les mécanismes de l'innovation.

En ce qui concerne la théorie évolutionniste de la firme, chaque entreprise renferme un ensemble de règles appelées routines qui déterminent ses performances selon le type d'activité et qui guident sa trajectoire technologique. Pour l'essentiel, ces routines sont propres à chaque entreprise et relativement informelles (tacites) et leurs évolutions expliquent les trajectoires suivies par les entreprises.

Les décisions prises par les dirigeants et les savoirs détenus par les salariés, peuvent être adaptées à l'évolution du marché ou bien au contraire inadaptées. A chaque nouveau cycle d'innovations, certaines entreprises disparaissent et d'autres se créent : il y a une forme de sélection des routines par le marché. Les deux principes routines internes/sélection par le marché permettent d'envisager la dynamique économique d'ensemble.

Les économistes évolutionnistes avancent aussi le concept de "sentier de dépendance" (path dependancy) qui exprime l'idée que les performances et les trajectoires des firmes sont largement fonctions de leur histoire particulière et des routines qu'elles ont accumulées. Ainsi, un choix effectué au temps t (par exemple, l'adoption d'un certain standard technologique) va conditionner le développement futur d'un certain nombre de routines organisationnelles et donc les choix stratégiques futurs de l'entreprise.

Notes et références

  1. Voir par exemple Yvan Blot, Herbert Spencer, un évolutionniste contre l'étatisme, Les Belles Lettres, 2007, ISBN 2251399011
  2. A l'inverse de la théorie gradualiste, la théorie des équilibres ponctués défendue par Sterfen Gould et Nils Elredges, soutient que l'évolution ne suit pas une dynamique infinitésimale à la marge [graduelle]. De longues phases de stabilité [équilibre] sont régulièrement ponctuées de changements rapides et importants aboutissant à l'apparition d'une nouvelle espèce.

Bibliographie

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Liens externes

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