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École autrichienne

De Wikiberal

L'École autrichienne [1] (dite aussi « école de Vienne » ou « école psychologique ») est une école de pensée en économie élaborée suite à la publication des Principes d'économie politique de Carl Menger en 1871. Ses principaux représentants sont, outre Carl Menger, Eugen von Böhm-Bawerk, Ludwig von Mises, Friedrich von Hayek et Murray Rothbard. L'école de Vienne ne doit pas être confondue avec le Cercle de Vienne (Ernst Mach), différent dans sa position épistémologique.

Adoptant l'individualisme méthodologique, cette école de pensée étudie les processus logiques de l'action humaine (praxéologie) et rejette l'application à l'économie des méthodes d'observation utilisées dans les sciences. Elle prône le libre-échange, souligne l'importance de l'entreprise, de la propriété privée, rejette la théorie de la valeur-travail au nom de la subjectivité de la valeur et formule la théorie marginaliste de la valeur.

Partout dans le monde, de nombreux étudiants découvrent les principes de l'école autrichienne. La technologie de l'information avec le succès d'internet accroît cette tendance. Où étudier l'école autrichienne d'économie ?

Sommaire

Historique

Selon Ludwig von Mises, l'expression « École autrichienne » fut accolée à un petit groupe d'économistes de nationalité autrichienne par leurs adversaires allemands de l'École historique allemande.[2]

On considère habituellement que la tradition autrichienne est issue de Carl Menger, que l'on associe généralement à Léon Walras et William Stanley Jevons dans l’« invention » du marginalisme. En réalité, ces trois auteurs ont non seulement abouti au marginalisme de manière indépendante, mais de plus ils ont soutenu des positions différentes sur de nombreux sujets, et sont à l’origine de trois écoles de pensée tout à fait distinctes (école de Vienne, école de Lausanne et école de Cambridge). Par ailleurs, la tradition autrichienne se rattache aux scolastiques espagnols du XVIe siècle, à travers les économistes classiques français (Turgot, Say, Bastiat).

Sous l’impulsion de Carl Menger, de ses deux premiers disciples Eugen von Böhm-Bawerk et Friedrich von Wieser ainsi qu'un certain nombre d'économistes talenteux (Franz Cuhel, Richard von Strigl, Eugen Philippovich von Philippsberg, Emil Sax), la tradition économique autrichienne connaît un essor remarquable dans les trois premières décennies du vingtième siècle, pour se diviser ensuite en plusieurs courants. Wieser s’oriente rapidement vers un rapprochement avec la théorie walrasienne de l’équilibre général, voie sur laquelle le suivront des auteurs comme Schumpeter et dans une moindre mesure Friedrich Hayek.

Dans les années trente, les économistes autrichiens fuyant la montée du nazisme trouvent refuge dans le monde anglo-saxon, principalement le Royaume-Uni et les États-Unis, et beaucoup se rapprochent plus ou moins des thèses dominantes de leurs pays d’accueil. D’autres, au premier rang desquels Ludwig von Mises, restent fidèles à la pensée de Menger en ce qu’elle a d'authentiquement original, et forment à leur tour des disciples fidèles qui assurent la persistance jusqu’à nos jours d’une école autrichienne spécifique.

L’école autrichienne s’est développée à travers un certain nombre de controverses portant sur la nature même de la discipline économique. La première de ces controverses, connue sous le nom de Methodenstreit, oppose Menger à l'école historique allemande menée par Gustav Schmoller, qui soutient qu’il n’existe pas de lois générales des phénomènes économiques et que la science économique se réduit à l'histoire des faits économiques. Sur l’autre aile, elle se double d’une opposition permanente à Léon Walras et aux néoclassiques, initiée par Menger et poursuivie par Böhm-Bawerk et Mises. La troisième, lancée par Menger contre la conception objective de la valeur, se prolonge contre Karl Marx et le socialisme avec Böhm-Bawerk, Mises et Hayek. Enfin la quatrième, contre les approches macro-économiques (Keynes ; Milton Friedman), est lancée par Mises et développée par Hayek. Ces controverses sont encore vivaces et mettent la tradition autrichienne en conflit avec presque toutes les autres écoles de la pensée économique contemporaine.

Il ne faut pas confondre l'école autrichienne avec des économistes qui se sont affublés du titre de néo-autrichiens, par exemple John R. Hicks, en s'appuyant sur les travaux d'Eugen Böhm-Bawerk. Il s'agit là d'un écart de la véritable pensée de l'école autrichienne.

La conception autrichienne de l’économie

Surtout connue (et combattue) pour ses positions politiques libérales, qui condamnent toute intervention de l’État dans l’économie, l’école autrichienne se caractérise en réalité principalement par ses positions épistémologiques et méthodologiques concernant la nature de la discipline économique.

La matière qu’étudie l’économie est faite de phénomènes sociaux complexes résultant de l’action des êtres humains. Cette action consiste à mettre en œuvre des moyens pour atteindre des fins, les relations entre fins et moyens aussi bien que les fins elles-mêmes étant établies de façon subjective par chaque individu et font intervenir son libre arbitre et sa raison.

L’école autrichienne affiche donc une conception purement subjective de la valeur. La valeur d’une chose est l’intensité du désir qu’un être humain particulier éprouve pour cette chose, et non un attribut de la chose elle-même. Ce n’est pas une grandeur mesurable. Elle varie d’individu à individu à un instant donné, et varie selon les circonstances et le moment pour un même individu. On ne peut ni comparer ni a fortiori ajouter les valeurs pour des individus différents.

Chaque acte économique a un très grand nombre d’effets, et chaque phénomène économique observable résulte de la conjonction des effets d’un très grand nombre de causes. Il en résulte que l’économie est une discipline radicalement différente des sciences physiques : l’expérimentation y est impossible, mais les phénomènes fondamentaux nous sont directement accessibles, seule la complexité de leurs interactions faisant obstacle à l’analyse.

Pour les économistes autrichiens, la méthode de raisonnement applicable à l’économie est donc de partir de notre connaissance de nous-mêmes en tant qu’êtres humains agissants pour en dériver par simple déduction logique les lois qui régissent les phénomènes. Cette méthode a priori est celle des mathématiques et de la logique, et s’oppose à la méthode expérimentale ou hypothético-déductive des sciences physiques (dualisme méthodologique).

Par exemple, la proposition « l’homme agit » est incontestablement vraie puisque nier que l’homme agit serait déjà une action (contradiction performative). Dans L'Action humaine, Mises montre que cet « axiome de l’action » implique nécessairement les catégories de fin, de moyen, de causalité, d’incertitude, de préférence temporelle, et, de proche en proche, de valeur, de coût, d’intérêt, etc., et engendre enfin toute la théorie économique.

Mais ces lois économiques sont purement qualitatives et décrivent les effets d’une cause prise isolément. Les phénomènes concrets, qui résultent de la conjonction d’une infinité de causes indépendantes, sont essentiellement imprévisibles. En particulier, le raisonnement mathématique leur est inapplicable, d'autant plus que les données économiques importantes : le choix, l'intention, la rareté... ne sont pas mesurables.

Cette conception est appelée « réalisme abstrait » : abstrait car elle prend en compte les caractéristiques des êtres humains réels et de leurs actions une par une et non dans leur ensemble ; réaliste parce que les caractéristiques retenues sont effectivement présentes chez les humains réels, contrairement aux hypothèses constitutives de l’homo œconomicus de la théorie néoclassique.

Pour les « Autrichiens », une explication d’un phénomène économique n’est valide que si elle rattache logiquement ce phénomène à ses causes ultimes, qui sont par définition les actions d’êtres humains (individualisme méthodologique). La tradition autrichienne récuse donc la distinction entre microéconomie et macroéconomie, et tient pour vides de sens les agrégats comme le niveau général des prix, le taux d’inflation ou le produit intérieur brut, ainsi bien sûr que les relations fonctionnelles entre ces grandeurs.

Les positions substantielles

L’école autrichienne étudie les processus de changement et non les équilibres, qu’elle considère comme des constructions imaginaires impossibles dans la réalité et donc peu dignes d’intérêt scientifique. Ses apports originaux se situent principalement dans les domaines où elle se sépare de l’économie néoclassique, c’est à dire ceux où le passage du temps, l’incertitude, les limitations intrinsèques de l’esprit humain et son libre arbitre jouent un rôle crucial, en particulier :

Il faut néanmoins se garder de voir ces apports comme de simples variantes ou des compléments par rapport aux autres théories, en oubliant que la tradition autrichienne repose sur des bases épistémologiques radicalement différentes qui introduisent de profondes incompatibilités.

La diversité des approches autrichiennes est souvent négligé par la sociologie économique en concentrant son opposition systématique à l'orthodoxie néoclassique. Au moment de la querelle sur les méthodes, il y eut des influences mutuelles entre Max Weber et la position autrichienne. Mais, par la suite, les approches de la sociologie économique n'ont pas porté d'attention sur les particularités de l'économie autrichienne, se développant comme une branche distincte de l'école néoclassique avec des caractéristiques spécifiques. Or, les thèmes d'étude de l'école autrichienne moderne sur le temps, l'incertitude, la connaissance ou les processus dynamiques du marché, sont des thèmes d'importance pour la sociologie économique. Par ailleurs, les conceptions de l'action individuelle et l'ordre social dans l'économie autrichienne sont pertinentes dans une perspective socio-économique qui tentent de surmonter la division entre les facteurs sociaux et économiques. C'est la raison pour laquelle de nouveaux travaux émergent unissant ces deux points de regard enrichissants (Gertraude Mikl-Horke, 2008[3], Anders Liljenberg).

S'inspirant de Fritz Machlup[4], Frédéric Sautet, dans son article sur la pensée autrichienne dans le Dictionnaire du libéralisme, cite douze propositions essentielles de l'École autrichienne :

  1. seuls les individus choisissent et ont des objectifs (individualisme méthodologique)
  2. l'étude du marché porte sur l'échange et les institutions qui l'encadrent
  3. les données ultimes des sciences sociales sont ce que les gens croient et pensent
  4. le système de prix économise l'information que les acteurs doivent utiliser dans leurs décisions (les prix ont une fonction anticipatrice)
  5. le marché concurrentiel est un processus de découverte entrepreneuriale (les prix ne contiennent pas toute l'information existante, d'où possibilité d'opportunités de gains qu'ils ne reflètent pas)
  6. la propriété privée des moyens de production est une condition nécessaire pour le calcul économique rationnel (sans elle, pas d'échange, sans échange, pas de prix)
  7. la notion de défaillance du marché est principalement institutionnelle et ignore le processus de découverte (le marché est imparfait, mais se perfectionne constamment)
  8. l'interventionnisme est contre-productif et instable (l'intervention produit des effets négatifs qui appellent à davantage d'interventionnisme)
  9. la monnaie n'est pas neutre (la création monétaire perturbe l'allocation des ressources)
  10. la notion d'agrégats masque les phénomènes réels (la solution des problèmes macroéconomiques est dans la microéconomie, car tout agrégat résulte de choix individuels)
  11. le capital est une structure de biens hétérogènes et spécifiques
  12. les phénomènes sociaux sont souvent le résultat de l'action humaine mais pas de ses desseins

Les positions politiques

La plupart des économistes de l’école autrichienne soutiennent le libéralisme dans le domaine économique.

Le libéralisme de l’économie autrichienne a d’abord des racines philosophiques. Les économistes autrichiens, tout comme leurs précurseurs, se réclament explicitement des philosophes libéraux. Réciproquement, les philosophes libéraux qui ont abordé l’économie, comme John Locke, David Hume, Condillac, Montesquieu ou Benjamin Constant, ont pris dans ce domaine des positions voisines de celles des autrichiens.

D’autre part, les économistes autrichiens ont donné à leur libéralisme des bases utilitaristes en s’attachant à démontrer que les actions des gouvernements dans le domaine économique ont le plus souvent des effets à la fois néfastes et contraires aux intentions de leurs auteurs.

Principaux économistes autrichiens

École autrichienne originale : Carl Menger (1840-1921), Eugen von Böhm-Bawerk (1851-1914), Friedrich von Wieser (1851-1926), Ludwig von Mises (1881-1973), Friedrich von Hayek (1899-1992), Fritz Machlup (1902 - 1983)

Branche américaine: Frank Albert Fetter (1863-1949), Henry Hazlitt (1894-1993), Ludwig Lachmann (1906-1990), Hans Sennholz (1922-2007), Murray Rothbard (1926-1995), Don Lavoie (1950-2001), Israel Kirzner, Roger Garrison, Hans-Hermann Hoppe, Walter Block, Gene Callahan, Peter Boettke, Jörg Guido Hülsmann, George Reisman, Deborah Walker, Antal E. Fekete, Harry C. Veryser

Branche sud-américaine : Adrián Ravier (Argentine)

Branche européenne : Martti Vihanto (Finlande), Jesus Huerta de Soto (Espagne), Alexander H. Shand, GR Steele (Grande Bretagne), Ludwig van den Hauwe

Branche russe : Gennady Lebedev

Branche asiatique : Katsuichi Yamamoto (1896-1987) (Japon), Tsutomu Hashimoto (Japon), Tashio Murata (Japon), Chiaki Nishiyama (Japon), Hiroyuki Okon (Japon)

Économistes français : Thierry Aimar, Gérard Bramoullé, Jean-Pierre Centi, Jacques Garello, Pierre Garello, François Guillaumat, Georges Lane, Henri Lepage, Pascal Salin, Frédéric Sautet, Philippe Simonnot.

Précurseurs

Références : Murray Rothbard, (1976) "New Light on the Prehistory of the Austrian School", dans The Foundations of Modern Austrian Economics, Pub: Kansas City: Sheed and Ward, Inc.

Péninsule ibérique (École de Salamanque)

En France

En Italie

Autres pays

La naissance de l'école autrichienne

Œuvres fondatrices

Les premières générations de l'école autrichienne

Les premiers convoyeurs des idées autrichiennes

  • James Bonar (1852-1941)
    • 1888, The Austrian Economists and Their View on Value, Quarterly Journal of Economics, octobre
    • 1893, Philosophy and Political Economy in Some of Their Historical Relations, London
      • Nouvelle édition en 1909
      • Nouvelle édition en 1967, London/New York
      • Nouvelle édition en 1992, Bristol
    • 1894, «Austrian School of Economists», In: R. H. Inglis Palgrave dir., Dictionary of political economy, Londres, Macmillan, vol. 1, p73

Notes et références

  1. en japonais : オーストリア学派の経済学; en grec : "Αυστριακή σχολή της οικονομίας"
  2. [1] L'École autrichienne, par Ludwig von Mises, discours prononcé le 2 mai 1962 au New York University Faculty Club.
    • Gertraude Mikl-Horke, 2008, "Austrian economics and economic sociology: past relations and future possibilities for a socio-economic perspective, Socio-econic review, 6 (2), pp201-226
  3. Voir son article Austrian Economics (1982).

Littérature secondaire

  • 1890, Achille Loria, La scuola austriaca nell’economia politica, Nuova Antologia, avril
  • 1907, Camille Guilhot, Théorie de la valeur d’après l’école autrichienne, thèse, Université de Lyon, éditeur Valence : Ducros, Brise & lombard, 378 p.
  • 1929, Hans Bayer, "Lausanner und Österreichische Schule der Nationalökonomie" (L'école de Lausanne et l'école autrichienne d'économie), Zeitschrift für die gesamte Staatswissenschaft, Vol Vol 86, pp491-512
  • 1949, Hans Bayer, "Die Bedeutung der österreichischen Schule der Nationalökonomie für die modernen Wirtschaftswissenschaften" ("L'importance de l'école autrichienne d'économie dans l'économie moderne"), In: Alexander Mahr, dir., "Neue Beiträge zur Wirtschaftshistorie. Festschrift anlässlich des 70. Geburtstages von Hans Mayer" ("De nouvelles contributions à l'histoire économique. Mélanges à l'occasion du 70e Anniversaire de Hans Mayer"), Vienna: Springer, pp3-30
  • 1958, Emil Kauder, Intellectual and Political Roots of the older Austrian School, Zeitschrift für Nationalökonomie, 17, pp411-425
  • 1962, Hans Brems, The Austrian Theory of Value and the Classical One, Zeitschrift für Nationalökenomie, Vol 22, n°3, October, pp260-270
  • 1965, N. Anagnos, “The Economic Theory of the Austrian School”, Archives of. Economic and Social Sciences, n°1, pp1–87
  • 1972, K. Borch, Die Rolle der Unsicherheit in den Theorien der Österreichischen Schule, Journal of Economics, 32: 29–39
  • 1974, H. Matis, Sozioökonomische Aspekte des Liberalismus in Osterreich 1848-1918, In: Sozialgeschichte Heute. Festschrift für Hans Rosenberg zum 70. Geburtstag, H.­ Wehler, dir., Gottingen: Vandenhoeck and Ruprecht
  • 1978, Louis M. Spadaro, dir., New Directions in Austrian Economics. Kansas City : Sheed Andrews and McMeel Inc.
  • 1983, Nicolò De Vecchi, dir. et Introduction, La teoria austriaca del capitale e dell'interesse, Istituto dell'Enciclopedia italiana, Roma
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    • Günther K. Chaloupek, Die „Wiener Schule der Nationalökonomie“ politisch betrachtet [L'école de Vienne d'économie observe la politique], Wirtschaft und Gesellschaft, Vol 12, pp269-272
    • Earlene Craver, The Emigration of the Austrian Economists, History of Political Economy, Vol 18, n°1, pp1–32
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  • 1987,
    • Günther K. Chaloupek, Die Österreichische Schule und der Austromarxismus [L'École autrichienne et l'Austromarxisme], Wirtschaft und Gesellschaft, Vol 13, pp469-
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  • 1989, Peter Rosner et Georg Winckler, Georg, "Aspects of Austrian Economics in the 1920s and 1930s", In: “Reseach in the History of Economic Thought and Methodology, vol 6
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    • Gerrit Meijer, dir., New Perspectives on Austrian Economics, London and New York: Routhledge
    • M. Prowse, "Austrian assault on economic orthodoxy: America", Financial Times, Vol. 247, n°17, juillet 24, pp12-15
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    • Raimondo Cubeddu, The Philosophy of the Austrian School, Wirtschaft und Gesellschaft, Vol 22, pp593-600
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    • Mathew Forstater, Adolph Lowe and the Austrians, Advances in Austrian Economics, Volume 4
    • Ubiratan Iorio, Economia e Liberdade: a Escola Austríaca e a Economia Brasileira, Rio de Janeiro, Forense Universitária
    • John Moser, 1997, The Origins of the Austrian School of Economics, Humane Studies Review, Spring, Vol 11, n°1
    • Allen Oakley, The Foundations of Austrian Economics from Menger to Mises, Cheltenham et al: Edward Elgar
  • 2003,
    • Günther K. Chaloupek, The Second Cleavage of the Austrian School: Schumpeter's German Writings on Economic Systems and Economic Policy in Comparison with Mises/Hayek, In: J. G. Backhaus, dir., Joseph Alois Schumpeter. Entrepreneurship, Style, Vision, Kluwer Academic Publishers, Boston-Dordrecht-London, pp245-260
    • Sandye Gloria-Palermo et G. Palermo, Austrian Economics and Value Judgements: A critical comparison with neoclassical economics. In: International Center of Economic Research, Working Paper N°8
    • Hansjörg Klausinger, How Far Was Vienna From Chicago in the 1930s? The Economists and the Depression. Contemporary Austrian Studies, 11, pp56-72
    • Enrique M. Ureña, Orígenes de la escuela austriaca y consumismo, Icade: Revista de las Facultades de Derecho y Ciencias Económicas y Empresariales, n°60, pp37-58
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  • 2008,
    • Marek Hudik, Ekonomie a matematika: přehodnocení rakouského postoje [L'Economie et les Mathématiques: une réévaluation de la position autrichienne]. Národohospodářská fakulta VŠE, ((en tchèque))
    • Paloma de la Nuez Sánchez-Casado, La escuela austríaca: Carl Menger y sus discípulos, Historia del pensamiento económico, Luis Perdices de Blas, dir., pp335-366
    • José Antonio Romero Herrera, Escuela Austriaca: punto de encuentro entre tradición subjetivista y novedad marginalista, Eleuteria, n°1, (es)
    • Gertraude Mikl-Horke, Austrian economics and economic sociology: past relations and future possibilities for a socio-economic perspective, Socio-Economic Review, Vol 6, n°2
    • Rahim Taghizadegan, [www.wertewirtschaft.org/analysen/WienerSchule.pdf Die Essenz der Wiener Schule der Ökonomie und ihre Relevanz für heute] [L'essence de l'école d'économie de Vienne et sa pertinence pour aujourd'hui], Institut für Wertewirtschaft, Wien
  • 2010, David Collander, "The domain of Austrian economics", In: Roger Koppl, Steven Horwitz, Pierre Desrochers, dir., "Advances in Austrian Economics" - Volume 14 - "What is so Austrian about Austrian Economics?", ISBN: 978-0-85724-261-7, pp29-41


Articles


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  • Barry Smith, 1990, On the Austrianness of Austrian Economics’, Critical Review, Vol. 4, 1-2: 212-238.
  • Thomas C. Taylor, (1980), "The Fundamentals of Austrian Economics", The Adam Smith Institute
  • Michael J. Wohlgenant, 1998, Why Christian Economists Should Pay Attention to Austrian Economics, Association of Christian Economists Bulletin, no. 32: 7-9
  • Kiichiro Yagi,
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    • 1986, Studies on the Austrian School: Revival of the Austrian School and Its Place in the History of Economics, Annual Bulletin of the Society for the History of Economic Thought; No. 24; pp1-9
    • 1989, Tasks and Method of the Research into the history of Austrian Economic Thought; Keizai-Ronso; vol. 142 no. 3/3
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    • 1993, Wien as the Origin of Modern Economic Thoughts; Shakai Keizai Shisoshi Kyodokenkyukai ed.; Perspectives on Markets and Institutions; Vol. 2; Fukuoka: Nakagawa Shoten; pp96-122

Citations

  • L’École Autrichienne d’économie m’a fourni les armes intellectuelles me permettant de défendre ma tendance naturelle à dire « non » à toutes les formes d’intervention de l’État. Mises incite à se conformer aux principes et à débattre sereinement et calmement en faveur de la supériorité d’un marché décentralisé et orienté vers le consommateur, en opposition à l’économie centralisée et planifiée par des bureaucrates. (Ron Paul, Mises Et l’École Autrichienne)

Liens externes

en Français

en Anglais

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