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Écofascisme

De Wikiberal

L'écofascisme ou écototalitarisme est une forme d'idéologie totalitaire dont la finalité officielle est la protection de l'environnement.

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On entend par écofascisme (notamment selon le politologue finlandais J.P. Roos) l'idéologie de certains protecteurs autoproclamés de l'environnement radicaux qui prônent l'abandon complet des technologies dans nos sociétés à l'exception de la bougie ainsi qu'une réduction forcée de la population humaine afin de sauver une nature originelle idéalisée et qui n'a jamais existé. Il s'agit d'une variante radicale de l'écologie profonde avec des aspects totalitaires et primitivistes.

L'écofascisme rejoint le fascisme ou le nazisme originel en ce qu'il place une utopie au-dessus de l'homme, qui n'est qu'un moyen pour une fin qui lui est extérieure. L'homme n'est qu'un parasite, perturbant la pureté « naturelle ». Une véritable haine de soi et de l'humanité, au bénéfice d'une nature idéalisée. Voici par exemple ce qu'écrivait David Graber, un biologiste américain[1]:

«Des chercheurs en sciences sociales me disent l'humanité est une partie de la Nature, mais ce n'est pas vrai. Quelque part en chemin [..] nous avons rompu le contrat (qui nous unissait à la nature) et nous sommes devenus un cancer. Nous sommes devenus une peste pour nous-mêmes et pour la Terre. [..] Il n'y a plus qu'à espérer un virus dévastateur. »
    — David Graber

Cyril dit Meo, élu vert, reprend cette critique de la décroissance et de l'écofascisme. Il y voit « une défense de la Nature appuyée sur une conception biocentrique de sacralisation de la Terre […], [qui] s’appuie sur une critique de la rationalité du monde moderne perçue comme destructrice de la planète et de l’ordre du vivant »[2]. On peut souligner d'ailleurs comme l'auteur que cette « disparition de l’authenticité du monde naturel passé » est caractéristique d'une pensée foncièrement réactionnaire. Un classique de la décroissance est en effet « l’irrationalisme mystique, le spiritualisme, l’anti-positivisme et la référence au temps cyclique, qui permet de retourner au passé, de restaurer un ordre antérieur »[3].

Ce présupposé est doublement faux. D'une part, la « nature » rêvée par ces écologistes n'existe pas ; la nature est en perpétuel changement, des espèces apparaissent, disparaissent. C'est l'homme qui protège la bio-diversité bien souvent, notamment par la chasse qui régule la surpopulation de grands prédateurs (loup, lynx) menaçant la faune locale. Dans le cas où la faune locale herbivore menace les forêts et autres plantations, c'est toujours l'homme qui régule ladite faune par la chasse.

En outre, la nature pure et accueillante idéalisée par les environnementalistes n'existe pas, et c'est à chaque fois l'homme qui la domestique, qui aménage les fleuves pour limiter les inondations, qui se protège de conditions difficiles, qui aménage le paysage, etc.

Les « écofascistes » souhaitent atteindre leurs buts au moyen d'une dictature qui permettrait de réduire la population terrestre par la coercition, tandis que ses habitants restant assureraient la continuité de l'humanité avec des moyens techniques archaïques (chasse, pêche, cueillette de petits fruits, de champignons et de racines, etc). Sont prévus également des modes malthusiens de contrôle des naissances afin de ne pas menacer l'environnement par une surpopulation, tels que l'abattage des bébés considérés en surnombre. Les plus extrêmes se positionnent en faveur d'une amélioration génétique de la population humaine que servirait l'eugénisme.

Le précurseur de l'écofascisme le plus connu est le finlandais Pentti Linkola, qui prône notamment:

Citations

  • « N'importe quelle dictature serait meilleure que la démocratie moderne. Il ne peut y avoir de dictateur assez incompétent pour montrer plus de stupidité qu'une majorité populaire. La meilleure serait une dictature où de nombreuses têtes rouleraient et où le gouvernement empêcherait toute croissance économique. » (Pentti Linkola)

Notes et références

  1. tel que cité par George Reisman in The Toxicity of Environmentalism, 1990
  2. Cyril di Meo, La face cachée de la décroissance, L'Harmattan, 2006
  3. Di Meo, op. cit.

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