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Daniel Lahoud

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L'économiste Daniel Lahoud né en 1959 au Venezuela est un défenseur courageux[1] des idées de marché libre qui déplore que son pays soit engouffré depuis longtemps dans le socialisme[2].

Un parcours sinueux pour arriver à la maturité d'un économiste reconnu en Amérique Latine

Daniel Lahoud est diplômé de premier cycle et de cycles supérieurs de plusieurs universités vénézuéliennes, en économie d'entreprise, en histoire et en économie générale. Après son premier diplôme d'économie en 1986, il s'est fait remarquer par son excellence en économie monétaire. Son professeur l'amène alors à la banque centrale où il s'initie dans son premier emploi. Ensuite, il a travaillé à la Bourse de Caracas. C'est ce qui l'a décidé de continuer ses études supérieures et en complément, il a commencé à enseigner. Il a passé un Master et un doctorat en histoire. Son mémoire de Master portait sur un prêtre vénézuélien nommé Antonio José Sucre, un homme qui était un partisan des prêts à intérêt en économie (en opposition au dogme de l'Église à l'époque) et en même temps un conservateur politique. Ensuite, pour mon doctorat, il a étudié un banquier vénézuélien, Henrique Pérez Dupuy[3], le fondateur de la Banco Venezolano de Crédito qui fut l'une des six « banques libres » du Venezuela.

Sa carrière d'enseignant s'étend sur plus de 30 ans à l'Universidad Católica Andrés Bello (UCAB) à Caracas. Comme de nombreux professeurs il tire autant d'enrichissement à enseigner qu'à apprendre. Depuis 1988, il n'a jamais cessé d'enseigner. Depuis 2008, il est professeur à l'Universidad Central de Venezuela (UCV). Il est également conseiller financier et commercial auprès de plusieurs entreprises sur les marchés des capitaux et il a publié plusieurs livres, articles universitaires et de blogs[4] sur les questions financières.

Lorsqu'il faisait ses études en économie, l'époque marquait d'une statue honorifique tout économiste qui réussissait à rentrer au ministère du plan ou dans la banque centrale. Par conséquent, ce n'est pas l'université qui la rapproché de l'économie libérale, bien au contraire. Son père était un chef d'entreprise de taille modeste. Il ne souhaitait pas que son fils devienne fonctionnaire mais qu'il reprenne plus tard son entreprise. Alors, Daniel Lahoud a appris à gérer une petite entreprise. Cela a provoqué une remise en question de son apprentissage à l'université. Il a cherché par lui-même les auteurs qui l'intéressaient comme Adam Smith et sa curiosité épistémique l'a conduit à Milton Friedman dont les idées correspondaient parfaitement à ses intuitions. Il a alors plongé dans les ouvrages de l'école autrichienne (ceux de Carl Menger, de Ludwig von Mises, de Friedrich Hayek, d'Israel Kirzner, de Murray Rothbard puis de Ludwig Lachmann afin de se construire une base doctrinale solide.

L'inspiration chez Jean-Baptiste Say pour sa méthodologie en sciences économiques

Parmi les économistes français, Daniel Lahoud voue une admiration pour Jean-Baptiste Say[5] et juge son apport proche du génie. Dans son article écrit en 2013, "Jean Baptiste Say, l'homme d'affaires caché", dans la revue Logoi, il explique que l'économiste français a poursuivi le travail d'Adam Smith en démêlant le labyrinthe méthodologique établi par ses aînés classiques. Daniel Lahoud lui reconnait son choix méthodologique de considérer le comportement humain comme important pour comprendre les sciences économiques, par conséquent, l'entrepreneur devient le moteur d'action dans cette discipline. Cette base méthodologique[6] ne sera reprise, nous avertit l'auteur, que bien plus tard, lorsque Carl Menger et Eugen Böhm-Bawerk poseront les fondements de l'école autrichienne.

Daniel Lahoud s'appuie sur l'économiste français pour définir la science de l'économie qui essaie de nous donner une explication simple de la manière dont comment les richesses se forment, se distribuent et se consomment en analysant les relations humaines qui se produisent sur les marchés. Pour Daniel Lahoud, les statistiques et les sciences économiques sont deux disciplines différentes. La première s'intéresse sur la connaissance des choses et donne une évaluation très circonstancielle. Tandis que la seconde se penche sur les choses qui arrivent. L'économiste doit concevoir, selon la nature de chaque chose, pourquoi un fait a résulté d'un autre et comment un chaînon nous mène à un autre afin de donner à toute autre être humain doté d'un jugement juste de voir clairement comment ces chaînons sont créés et unis ou qu'ils disparaissent.

Informations complémentaires

Notes et références

  1. En 2019, à Atlanta, en Géorgie, la Fondation pour l'éducation économique (FEE.org) lui a décerné le prix Blinking Lights « Pour une carrière distinguée par la défense courageuse de la liberté et de l'école autrichienne d'économie malgré le danger et les difficultés ».
  2. Il affirme dans une interview menée par Lawrence Reed en 2022 que « Le Venezuela n'a jamais été une économie libre ». Il a évolué entre des dictatures de type fasciste et des démocraties de type New Deal à la Roosevelt.
  3. Henrique Pérez Dupuy était un partisan du marché libre à une époque où tout le monde le considérait comme « démodé ». Cet homme a écrit et publié 17 livres d'essais sur l'économie vénézuélienne et sur l'économie internationale et ses problèmes. Il recommandait la lecture de Ludwig von Mises, de Henry Hazlitt et de Friedrich Hayek.
  4. Il tient un blog appelé Temas de Finanzas.
  5. Alors que beaucoup d'économistes ne font de Jean-Baptiste qu'un classique de plus, ils s'arrêtent alors à l'énoncé de la soi-disant loi de Say où l'offre détermine la demande, Daniel Lahoud essaie de creuser plus profond dans la méthodologie de Jean-Baptiste Say.
  6. "La méthode de la science de l'économie politique ne peut être mathématique, ce doit être la description des faits et la recherche de ces relations ultimes, qui motivent l'action". Daniel Lahoud, 2013, "Jean Baptiste Say, el empresario escondido" ("Jean Baptiste Say, l'homme d'affaires caché"), LÓGOI. Revista de Filosofía, n°23, Semestre janvier-juin

Publications

  • 2006,
    • a. "La masonería en Venezuela y Nueva Granada (Colombia) en los primeros años del siglo XIX" ("La franc-maçonnerie au Venezuela et à la Nouvelle-Grenade (Colombie) dans les premières années du XIXe siècle"), Tierra Firme, Vol 24, n°96
    • b. "El Margen y los Costos para la Banca Venezolana (1986 y 2000)" ("La marge et les coûts pour la banque vénézuélienne (1986 et 2000)"), Negotium, Vol 2, n°5, pp41-76
  • 2012,
    • a. "Los principios de las finanzas y los mercados financieros" ("Les principes de la finance et des marchés financiers"), Universidad Catolica Andres Bello
    • b. "En torno al origen del dinero" ("À propos de l'origine de la monnaie"), Procesos de Mercado: Revista Europea de Economía Política, Vol IX, n°2, automne, pp381-394
  • 2015, "Henrique Perez Dupuy Personaje: pensamiento y obra" ("Henrique Perez Dupuy Personaje: pensée et travail"), Caracas: Slogan Digital Graphics C.A
  • 2021, avec Luis Zambrano-Sequín, María Antonia Moreno, Santiago Sosa, María Gabriela Ponce, Demetrio Marotta, Juan Carlos Guevara, "Informe de Coyuntura Venezuela"("Rapport de la situation économique au Venezuela", Instituto de Investigaciones Económicas y Sociales: Universidad Catolica Andres Bello

Textes externes