Vous pouvez contribuer simplement à Wikibéral. Pour cela, demander un compte à admin@liberaux.org. N'hésitez pas!



Discrimination positive

De Wikiberal

La discrimination positive est une politique interventionniste discriminatoire visant à favoriser des groupes d'individus jugés défavorisés. Elle déroge donc au principe d'égalité des individus devant la loi. Pour cette raison, la majorité des libéraux s'y opposent.

Parmi les adversaires les plus connus de ces mesures figurent l'intellectuel noir américain Thomas Sowell, qui rejette l'affirmative action en considérant qu'il ne fait qu'enfermer les plus pauvres dans leur situation. Walter Williams, lui aussi un intellectuel noir américain, défend une position similaire.

Quelques rares libéraux comme Guy Sorman soutiennent ces mesures, mais la plupart des libéraux estiment qu'il s'agit d'un racisme inversé.

Regards libéraux

Un risque de la discrimination positive, souligné par les libéraux, est la dévalorisation des diplômes pour les étudiants issus de « minorités » discriminées positivement. La valeur du diplôme diminue aux yeux des élèves comme des entreprises, qui peuvent avoir tendance à rejeter plus encore les personnes membres d'un groupe « discriminé positivement », y compris ceux ayant obtenu le diplôme sans cette aide.

Mathieu Laine rapporte ainsi dans La Grande Nurserie l'exemple de Stefen L. Parker, étudiant en droit qui postula en 1980 à Harvard et fut recalé mais reçut quelques jours après une lettre de Harvard disant : « Nous ne savions pas que vous étiez noir et nous serions en réalité ravis de vous recevoir parmi nous ». Pour Laine, « le soupçon [sur les qualifications] est l'odieux corollaire des politiques de discrimination positive »[1].

L'intellectuel noir américain Thomas Sowell souligne également deux risques de la discrimination positive :

  • entretenir les personnes discriminées positivement dans une position facile sans qu'elles cherchent à en sortir ;
  • d'autre part, nourrir le ressentiment de ceux qui ne bénéficient pas de telles mesures de discrimination positive et donc, avoir l'effet inverse de celui qui était recherché.

Marc Crapez expose : « Le stéréotype de la non-distinction (« not to single out ») incite les élites à ne plus prendre les problèmes à bras-le-corps. Plus de discriminations conceptuelles, ni de distinctions intellectuelles, ni de divisions méthodiques, ni de discernement sémantique. Ne pas classifier, désigner, différencier, identifier, qualifier. Toute la chaîne du raisonnement se trouve paralysée ».

Une application particulière de la discrimination positive

Une application particulière de la discrimination positive a été le Community Reinvestment Act constitué par les Démocrates sous Jimmy Carter, en 1977, dans le contexte de l'accession au logement (ou à plus proprement parler de la propriété), en relation avec Fannie Mae et Freddie Mac, et de ses dérives, en ce qui concerne les subprimes, causes de la Crise financière de 2007-2008.

Notes et références

  1. La Grande Nurserie, en finir avec l'infantilisation des Français, JC Lattès, 2005

Bibliographie

  • 1975,
    • Nathan Glazer, "Affirmative Discrimination: Ethnic Inequality and Public Policy", New York: Basic Books
    • Thomas Sowell, Race and Economics, ISBN 067930262
  • 1989, Frederick R. Lynch, "Invisible Victims: White Males and the Crisis of Affirmative Action", Westport, CT: Greenwood Press
  • 1996, Clint Bolick, "The Affirmative Action Fraud: Can We Restore the American Civil Rights Vision?", Washington, D.C.: Cato Institute
    • Nouvelle édition en 1998

Lien externe

7640-efdur-Babelwiki.png Accédez d'un seul coup d’œil au portail sur les sujets de société.

3835-22604.png Accédez d'un seul coup d’œil au portail consacré au libéralisme politique.