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Institutionnalisme américain

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L'institutionnalisme américain est quelquefois dénommé "old Institutionalism". La vue institutionnelle veut réformer l'approche du marché faites par les économistes néoclassiques. Pour eux, les marchés doivent être considérés comme le résultat des interactions complexes d'une gamme d'institutions ayant des intérêts divergents. Il est représenté par divers auteurs comme Thorstein Veblen, John R. Commons, Adolf Berle ([1895]-1971), Wesley C. Mitchell, Clarence Ayres, John M. Clark, Richard T. Ely, Henry C. Taylor, Henry C. Adams et leurs successeurs (Kenneth Galbraith, Allan G. Gruchy, Malcom Rutherford, Geoffrey Hodgson, William Dugger, W. Samuels, Allan Schmid).

Comme son nom l'indique, cette approche a été très influente aux USA et en économie. Elle a également influencé les chercheurs en marketing[1].

Convergence et divergence des institutionnalistes

L'approche institutionnelle se réfère généralement à une méthode d'étude de phénomènes sociaux, politiques et économiques. Malgré leurs divergences, les auteurs de l'institutionnalisme américain partagent, entre eux, des points communs :

  1. Une influence de la philosophie pragmatique avec des thèmes méthodologiques et épistémiques récurrents sous-jacents constitués par les concepts de "Pouvoir" et de "Technologie"
  2. Une orientation méthodologique portée sur le holisme, c'est à dire une focalisation de l'action collective plutôt que sur l'action individuelle (individualisme méthodologique)
  3. Une accentuation sur l'observation empirique qui privilégie une méthode inductive (quantitative et statistique)[2] plutôt que sur le raisonnement déductif
  4. Une critique du modèle néo-classique libéral
  5. Une préférence pour une approche évolutionniste de l'économie plutôt que mécanique avec une perspective de temps relativement longue
  6. Une concentration sur les relations sociopolitiques et les forces de déséquilibre
  7. Des objectifs orientés vers la résolution des problèmes sociaux et économiques
  8. Une réflexion interdisciplinaire

Les points 1, 2 et 3, constituent les grandes différences entre l'institutionnalisme américain et l'institutionnalisme de l'école autrichienne ou du néo-institutionnalisme. Par contre, l'école autrichienne ou les successeurs de Ronald Coase critiquent le modèle dominant néo-classique non pas sur le plan des politiques économiques mais au niveau méthodologique et épistémologique, en s'orientant vers une épistémologie réaliste. Le cinquième point constitue la base commune entre les diverses branches de l'institutionnalisme, bien que le néo-institutionnalisme de Coase s'attache aux conditions de l'émergence qu'à l'évolution des institutions. Toutefois, une lecture attentive analytique en dévoile des distinctions nettes.

L’institutionnalisme américain situe son analyse du comportement des agents économiques dans un système économique intégré dans un contexte historique et social. Par exemple, les institutions sociales sont considérées comme existantes avant, et donc elles conditionneraient, le comportement individuel. Les auteurs institutionnalistes reprochent donc à l'approche néo-classique de placer l'individu dans un système statique et socialement neutre. En apparence déterminé, le comportement économique n'est pas observé sur le plan de la seule raison individuelle, et donc sur une action intentionnelle [purposeful][3], mais il s'agit du résultat d'un jeu de forces culturelles et sociales. Pour les institutionnalistes américains, influencés par la téléologie de Karl Marx et par l’école historique allemande, le système économique est un produit historico-culturel qui se définit en tant que procès dynamique[4]. Teintée de relativisme, leur épistémologie assurent que les valeurs morales, le droit et les coutumes sont propres à chaque culture.

Les auteurs institutionnalistes américains considèrent non seulement que l’individu est membre d’un groupe d’intérêts, mais qu'il agit dans le sens de ce groupe d'intérêt. Pour eux, l'individu perd une grande partie de son autonomie de décision. L'Etat, dans cette vision holiste, détient un monopole de pouvoirs et définit les règles du jeu. Les économistes institutionnalistes considèrent aussi, que si les individus n'agissent pas en fonction de leur groupe d'intérêt, ils ont une capacité à manipuler le système politico-économique dans leur propre intérêt. Par conséquent, ils considèrent que le capitalisme est un système inefficace car il est tiraillé entre deux mouvements contradictoires. Bien entendu, cette vision est contredite par l'école autrichienne, qui considère que la production de règles (droit, coutume, routine) est endogène avec un processus de diffusion latérale et réticulaire. L'intervention de l'Etat, sclérosant le processus de diffusion et imposant un monopole territorial juridique de haut en bas est la réelle raison de l'échec potentielle du développement économique et sociale.

L'institutionnalisme américain concentre son analyse sur des périodes de temps assez longue faisant ainsi perdre l'influence que pourrait avoir un individu entrepreneur. En effet, lorsque la méthode d'étude statistique ou heuristique couvre une période de temps largement supérieure à la durée de vie d'un être humain, celui-ci est noyé au milieu des flots de chiffres ou il est bâillonné et étouffé sous la montagne de données qui le rendent invisible et anonyme, donc sans influence sur les institutions.

L'étude sociopolitique à laquelle s'attache l'institutionnalisme américain est biaisé par son penchant à regarder avant tout les conflits et les émergences de déséquilibres. Cette erreur d'analyse conduit à des prédictions fallacieuses puisque l'absence d'agent correcteur est quasiment systématique. Dans l'approche autrichienne, il est évident que la dimension conflictuelle est présente, c'est la force des individus de corriger par leurs actions ces écarts d'instabilité.

Notes et références

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  1. Wesley C. Mitchell, 1913, "Business Cycles", Berkeley: University of California Press
  2. L’homo oeconomicus des économistes néo-classiques est rationnel. Il décide de façon autonome. Il recherche une utilisation efficace des ressources rares. Pour Ludwig von Mises, l'action est rationnelle parce qu'elle est intentionnelle. L'école néo-classique et autrichienne sont opposées à une vision déterministe du comportement des agents économiques.
  3. Veblen, pionnier de l'institutionnalisme américain, a désiré adapter sa vision du darwinisme social pour s'écarter de la téléologie marxienne et de l'ethnocentrisme des anthropologues, afin de mieux percevoir le processus du changement culturel et social.



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