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Juan Bautista Alberdi

De Wikiberal
Juan Bautista Alberdi
Catégorie:politique

Dates 1810-1884
Juan Bautista Alberdi.jpg
Tendance Libéral
Origine Argentine Argentine
Articles internes Liste de tous les articles

Citation
inter lib.org sur Juan Bautista Alberdi

Juan Bautista Alberdi est né le 29 août 1810 à San Miguel de Tucumán en Argentine et il est décédé le 19 juin 1884 à Neuilly sur Seine en France. Il fut un homme politique, avocat et écrivain argentin. Son action politique libérale est soulignée dans le groupement "Génération 37", représenté également par Esteban Echeverría, José Marmol, Juan María Gutiérrez et d'autres intellectuels qui ont adhéré aux idées de la démocratie libérale : garantir les libertés et fonder un régime institutionnel.

Présentation

Juan Bautista Alberdi est né à Buenos Aires dans la période de la Révolution de Mai. Son père, Salvador Alberdi était un marchand espagnol, et sa mère, Josefa Aráoz et Balderrama, était issue d'une famille créole. Orphelin de mère et de père, très jeune, il fut laissé à la charge de ses frères et soeurs aînés. il est transféré à l'âge de quinze ans à Buenos Aires, où il étudie au Collège des sciences morales, grâce à une bourse accordée par la province de Buenos Aires. Il termine ses études au début de 1824 parce qu'il ne se considère plus adapté aux exigences de l'enseignement.

Il est employé comme assistant commercial dans l'entreprise de Juan B. Malden, qui fut un collaborateur de son père, et dont l'entreprise était située en face du collège. Il reprit ses études en Droit à l'Université de Buenos Aires, les poursuivit à l'Université de Córdoba et il finit par aboutir à Montevideo en 1840. Il obtient son doctorat en droit, durant son séjour au Chili. Homme de lettre et esthète, il édite un journal en 1937, "La Moda", qui se consacre à la diffusion de la mode féminine et masculine de vêtements, de la musique, de la poésie, de la littérature et des coutumes. Au total, 23 numéros furent publiés.

Son influence politique

Il publie en 1837, un ouvrage, le "Fragment préliminaire à l'étude du Droit", influencé par Friedrich Carl von Savigny, en Allemagne. Il établit un diagnostic sur la situation et sur les solutions possibles en Argentine. Cela constitua le fondement de l'historicisme juridique argentin. Cette doctrine considère le système juridique comme un processus dynamique et continu des progrès dans la vie sociale.

Entre 1838 et 1843, il travaille comme avocat et journaliste. Le 15 Novembre 1838, en raison de son refus de prêter serment au régime fédéral de Juan Manuel de Rosas et à cause de la persécution de la police de Rosas, il s'exile à Montevideo, au Chili. Là-bas, il soutient le gouvernement Français contre le gouvernement de Rosas, et il écrit des articles dans plusieurs journaux ("El Nacional", "Grito Argentino", "El Iniciador", "Revista del Plata"), afin de soutenir une action militaire contre son pays d'origine. Au cours de cette période, il écrit aussi deux pièces de théâtre: La "Revolución de Mayo" et "El gigante Amapolas", satires sur le régime politique totalitaire de Rosas.

En Mai 1840, Il part secrètement pour l'Europe, déguisé en marin français, accompagné de son ami, Juan Maria Gutierrez. Il vécut à Paris quelques mois, où il rencontre le général José de San Martín. À la fin de 1843, il revient en Amérique et s'installe à Valparaíso, au Chili, où il achète la ferme "Las Delicias". Il pratique le droit avec succès, et il fait valider son doctorat en Droit où il présente l'idée d'une union douanière sud-américaine. Doté d'une excellente réputation au niveau local, il est contacté par Domingo Faustino Sarmiento, responsable de l'immigration au Chili, en Argentine. Il écrit de nombreux articles dans les journaux chiliens sous le pseudonyme de "Figarillo". Au Chili, il étudie la constitution des États-Unis, avec l'idée de reprendre que l'on pourrait faire de mieux.

À la mi-Février 1852, il apprend la défaite de Rosas à la bataille de Caseros. Immédiatement, il commence à écrire un traité sur la future Constitution de l'Argentine, "Les bases et le point de départ sur l'Organisation de la République Argentine". Il lui a fallu quelques semaines pour écrire, et il la publie, en mai de la même année. Il offre des idées sur les orientations de la politique constitutionnelle. Quelques mois plus tard, il la réédite avec des extensions, y compris un projet de Constitution fondée sur la Constitution Argentine de 1826 et sur celle des États-Unis. Les électeurs argentins, réunis à Santa Fe, promulgue la Constitution de 1853 sur la base du texte d'Alberdi.

En 1854, il publie "Sistema Económico y Rentístico de la Confederación Argentina". Il explique la relation entre le droit et l'économie et il met en avant les principes et les outils nécessaires pour renforcer la liberté économique.

Le président, Justo José de Urquiza, lui offre le poste de ministre des finances, mais il rejette la proposition. Au lieu de cela, il accepte des fonctions diplomatiques en Europe à partir de 1855. La chute de Urquiza à la bataille de Pavón le 17 Septembre 1861 et la prise en charge du pays par Bartolomé Mitre, comme président en 1862, signifia la suppression de son poste de diplomate. Il retourne dans son pays en 1878, pour être élu comme membre du Congrès national dans sa province. Mais, un différend permanent avec Bartolomé Miter le pousse à s'installer en France, à Neuilly-sur-Seine jusqu'à sa mort. Le 27 avril 1889, ses restes furent exhumés pour être rapatriés en Argentine, par un décret du président Juarez Celman.

Publications

  • 1839, La Revolución de Mayo
  • 1844, Memoria sobre la conveniencia y objetos de un Congreso General Americano
  • 1853, Elementos de derecho público provincial para la República Argentina
  • 1879, Grandes y Pequeños Hombres del Plata
  • 1886, Obras completas, Buenos Aires, La Tribuna Nacional, 8 tomes
  • 1920, Obras selectas, Buenos Aires, La Facultad
  • 1927, Autobiografía, Buenos Aires: El Ateneo

Littérature secondaire

  • 1897, J. Biedma et J. Pillado, "Alberdi", Buenos Aires, Biedma
  • 1902, Paul Groussac, El desarrollo constitucional y las Bases de Alberdi, Anales de la biblioteca, t. II, Provincia de Río Negro: Instituto Superior de Servicio Social de General Roca
  • 1915, Santiago Baqué, Influencia de Alberdi en la Organización Política del Estado argentine, Buenos Aires: n.p., pp30–57
  • 1916, García Merou Martín, "Alberdi", Buenos Aires, La Cultura Argentina
  • 1926, Ricardo Sáenz Hayes, "La polémica de Alberdi con Sarmiento", Buenos Aires
  • 1930, César Diaz Cisneros, "Alberdi ante la filosofía y el derecho de gentes", La Plata
  • 1937, Raúl A. Orgaz, "Alberdi y el historicismo", Córdoba: Imprenta Argentina
  • 1939, García Merou, "Alberdi. Ensayo crítico", Buenos Aires, Rosso
  • 1942, Jorge Cabral Texo, “Noticia preliminar, In: Juan Bautista Alberdi, Fragmento, Buenos Aires: Instituto de Historia del Derecho in Buenos Aires, ppxv–lvi
  • 1944, Alfredo L. Palacios, "Alberdi, constructor en el desierto", Buenos Aires
  • 1945, Isidoro Ruiz Moreno, "El pensamiento internacional de Alberdi", Buenos Aires
  • 1946, Enrique Popolizio, "Alberdi", Buenos Aires, Losada
  • 1948, Antonino Salvadores, dir., "Alberdi", Nova, Buenos Aires
  • 1952, Pablo Rojas Paz, "Alberdi. El ciudadano de la soledad", Buenos Aires, Losada
  • 1953, Jorge M. Mayer et Ernesto A. Martínez, "Cartas inéditas de Juan Bautista Alberdi a Juan María Gutiérrez y a Félix Frías", Buenos Aires: Ed. Luz del Día
  • 1960,
    • Enrique Popolozio, "Alberdi", Buenos Aires, Hachette
    • Manuel Villarrubia Norri, "Documentos históricos del Dr. Juan B. Alberdi", Buenos Aires, Artes Gráficas Juventud
  • 1961, Bernardo Canal Feijoó, "Alberdi, la proyección sistemática del espíritu de Mayo", Buenos Aires, Losada
  • 1963, Jorge M. Mayer, Alberdi y su tiempo, Buenos Aires, Eudeba
  • 1972, Milicades Peña, "Alberdi, Sarmiento y el 90", Buenos Aires, Fichas
  • 1973,
    • Jorge Mayer, Alberdi y su tiempo, Buenos Aires: Academia Nacional de Derecho Y Ciencias Sociales, vol. 1, pp191–214
    • Miguel A. Speroni, "Que fue Alberdi", Buenos Aires, Plus Ultra
  • 1979, Jorge M. Mayer, "Las bases de Alberdi. Edición crítica con una noticia preliminar", Buenos Aires, Sudamericana
  • 1984, Natalio Botana, La tradición republicana: Alberdi, Sarmiento y las ideas políticas de su tiempo, Buenos Aires: Sudamericana
  • 1988,
    • Angel Castellan, Cuando una afirmación se convierte en interrogante: Vico en Alberdi?, In: Fernando Devoto et Gianfranco Rosoli, dir., L’Italia Nella Società Argentina, Rome: Centro Studi Emigrazione, pp17–43
    • Oscar Terán, "Alberdi postumo", Buenos Aires, Puntosur
  • 1989,
    • Oben A. Ghirardi, El primer Alberdi: La filosofía de su tiempo, Buenos Aires: Ed. Astrea
    • Elías José Palti, El Pensamiento de Alberdi, Buenos Aires: Tesis de Licenciatura, UBA
  • 1990,
    • Jorge E. Dotti, Las vetas del texto: Una lectura filosófica de Alberdi, los positivistas, Juan B. Justo, Buenos Aires: Puntosur
    • Manuel A. Tagle, "Alberdi y Hayek : analogías y oposiciones", Anales de la Academía Nacional de Ciencias Económicas (Buenos Aires), vol 34, pp79-99
  • 1997, A. Ghirardi Olsen, "El derecho natural en Alberdi" (Le Droit naturel chez Alberdi), Buenos Aires, Del Copista
  • 1998, Pablo L. Verdú, "Alberdi", Buenos Aires, Ciudad Argentina
  • 2010, Armando Ribas, "Ausencia y vigencia de Alberdi" ("Absence et validité d'Alberdi"), In: “Los Desafíos del Bicentenario para la Libertad”, Argentine: Atlas Fundation 1853, Buenos Aires, pp91-98
  • 2015, Alejandro Gómez, "Juan Bautista Alberdi. pilar del progreso argentino" ("Juan Bautista Alberdi, pilier du progrès argentin"), Madrid, Unión Editorial, S.A.
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