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Psychopathe d'entreprise

De Wikiberal

Les psychopathes d'entreprise sont des managers qui agissent dans le sens contraire à l'éthique et qui gèrent souvent comme des superviseurs abusifs et sont des leaders toxiques. Par conséquent, leur comportement sombre et destructif, dans des postes de direction, est d'une certaine importance à comprendre si on veut défendre l'esprit d'entreprise en généralité et sauvegarder la relative cote positive des entrepreneurs au sein du grand public. L'origine de ce syndrome est difficile à pister même si les neurosciences[1] commence à l'identifier dans le cerveau[2]. D'autres recherches tentent d'identifier les conditions génétiques et environnementales de ce comportement anti-social[3]. Mais, la psychopathie d'entreprise ne date certainement pas de l'apparition du capitalisme. Il y a certainement eu des psychopathes depuis l'origine de l'humanité.

Les psychopathes d'entreprise : réalité ou lubie anti-capitaliste ?

En Amérique du Nord, 1% de la population adulte est signalée comme souffrant de psychopathie alors que ce syndrome est responsable d'environ 50% de tous les crimes graves et qu'elle est présente chez 20% de la population carcérale. On estime qu'il existe environ 1% des cadres juniors psychopathes d'entreprise (en supposant une distribution normale des psychopathes dans la société), mais ils existent à une incidence plus élevée, à environ 3,5%, au niveau organisationnel senior. De 5,75% à 13,5% des employés travaillent avec un psychopathe d'entreprise à un moment ou à un autre de leur carrière professionnelle[4].

La cupidité[5] peut aussi être une bonne source de motivation pour l'esprit d'entreprise. Mais, comme ils sont avides de pouvoir, d'argent et de prestige à des degrés de plus en plus élevés, les psychopathes d'entreprise gravitent plus autour des organisations où ils peuvent facilement atteindre leurs objectifs plutôt que dans les professions où ils seraient moins bien rémunérés ou ils s'orientent plus rarement vers un leadership serviteur ou d'intendance.

Le monde de l'entreprise exige parfois des prises de décisions difficiles[6]. Toutefois, les dégâts extrêmes qui sont commis par ces personnes en entreprise sont marginaux si on prend l'ensemble des entreprises dans le monde. Par contre, il est évident que la fréquence des actes des psychopathes des entreprises est aussi prolifique que leurs pairs criminels en termes de régularité, par exemple par des actes d'intimidations ou d'insultes fréquentes sur de multiples victimes.

Les psychopathes d'entreprise existent, et il serait fâcheux de l'occulter sans devoir sans servir comme bouc émissaire afin de condamner un soi-disant capitalisme sans éthique. Il serait facile de déclarer que les psychopathes sont à l'origine de la crise économique et particulièrement de la crise financière de 2008[7]. L'appât du gain a certes facilité l'ascension de ce type de personnalité à des postes supérieurs clés au sein de sociétés financières modernes, où ils furent en mesure d'influencer le climat moral de leur organisation et de l'ensemble de la société en obtenant un pouvoir considérable. Leur présence n'est pas due au hasard mais elle correspond à la politique de recrutement des ressources humaines pour les postes de haute direction. L'utilisation de tests de personnalité permet de recruter des psychopathes sociaux qui ont les caractéristiques exactement adaptées aux postes de direction des entreprises financières.

Mais, il s'agit d'une lecture contraire au sens logique. La crise financière est une crise d'une mauvaise politique financière provenant de l'Etat. Un psychopathe qu'il soit un meurtrier ou un psychopathe d'entreprise est d'autant plus fort et émergent qu'il se sent opéré dans l'obscurité ou qu'il se sait appuyé par des complices complaisants au sommet de la hiérarchie. Sans la politique financière de l'Etat soutenant l'essor des grandes banques, les psychopathes d'entreprises n'auraient pu mettre en exécution leur ambition dévastatrice et ruiner des millions de personnes.

Les conséquences des psychopathes dans les organisations

La personnalité[8] des psychopathes d'entreprise est entremêlée de narcissisme et de machiavélisme[9]. Ils ont certains traits de personnalité qui les conduisent à des comportements antisociaux, avec des signes d'irresponsabilité, d'impulsivité, de manipulation, d'insensibilité, de manque d'émotion et d'agression. Ce sont ces gens qui font preuve d'une approche prédatrice qui parasitent le bien-être de la vie d'autrui. Travailler avec eux les fait assimiler à des monstres[10]. Ils sont très axés sur leur carrière professionnelle mais sont impitoyables avec les employés[11]. Sous le leadership du PDG psychopathe, les tâches, même insignifiantes, comme la signature des rapports de dépenses d'un manager sont reportées en raison de l'absence de temps invoquée par le directeur concerné. Les psychopathes d'entreprise sont souvent des personnes très manipulatrices qui utilisent leur charisme pour obtenir des postes de direction qui sont, en réalité, au-dessus de leur capacité et de leurs qualifications entrepreneuriales. Les personnes à l'intelligence émotionnelle[12] élevée sont plus facilement dupées par ce type de personnage. Les capacités de leadership du PDG psychopathe sont quelquefois absentes, ce qui entraîne un état de "leadership sans leadership" marqué par un manque de direction et un désœuvrement du personnel.

Cette absence de leadership ne peut pas être confondue avec un leadership d'intendance parce que les actions du leader psychopathe ne sont pas en harmonie avec les valeurs organisationnelles supposées. Le leadership éthique impliquerait, lui aussi, le respect des droits dus aux employés, aux différents intervenants et à la société. Or, le PDG psychopathe n'arrive pas à gagner la confiance, le respect et l'engagement des employés. La dissidence et les remises en question ne sont pas tolérées par les psychopathes des entreprises, qui cherchent à protéger leur propre ordre du jour. De nombreux employés sont trop intimidés pour remettre en cause les actions ineptes du leader psychopathe. Car celui-ci agit avec une intolérance presque totale. La peur, l'abus et l'intimidation, se trouvent tous des caractéristiques de la présence de psychopathes d'entreprise. Il n'est donc pas surprenant donc que la présence du leader psychopathe coïncide avec des changements dans le comportement des employés au travail comme le fait de prendre des pauses plus longues et de s'absenter pour des raisons de maladie. L'absence liée au stress est particulièrement évidente aux niveaux supérieurs, parmi les personnes qui travaillent le plus proche du leader psychopathe (Théorie de la psychopathie d'entreprise de Clive Boddy). L'intimidation, est également à l'origine de nombreuses intentions de départ de l'entreprise de la part des salariés.

Toutefois, si le psychopathe apparaît effectivement dans l'entreprise, il ne faut pas oublier qu'il est mille fois plus dangereux quand il exerce aussi un leadership présidentiel avec l'appui de ses facultés supérieures en leadership rhétorique et de l'usage potentiel de la force inévitable sur autrui. La personnalité du psychopathe n'a pas que des inconvénients. Tant que les psychopathes peuvent éviter les ennuis, ils peuvent avoir de nombreux avantages par rapport aux autres personnes[13]. En psychologie, le terme de "psychopathie" est une construction dimensionnelle[14], c'est à dire qu'elle regroupe un large ensemble de personnes qui ne sont pas toutes des criminels, fort heureusement. En conséquence, les psychopathes subcliniques[15] sont parfois décrits dans la littérature comme des non criminels au sens légal du terme ou des psychopathes non institutionnalisés. Certains chercheurs les dénomment parfois, de façon ironique, des psychopathes qui ont réussi[16] à s'adapter[17]. Il y a donc lieu d'éviter toute confusion. Désigner des personnes comme des psychopathes non criminels pourraient donner l'illusion de se référer à des psychopathes cliniques qui ont réussi à éviter l'incarcération ou qui ont un casier judiciaire vierge. Les psychopathes subcliniques se réfèrent donc à des personnes qui présentent un modèle de comportement qui est, en quelque sorte, spécifique et "moins grave" que leurs homologues cliniques.

Annexes

Notes et références

  1. N. E. Anderson, K. A. Kiehl, 2012, "The psychopath magnetized: Insights from brain imaging", Trends in Cognitive Sciences, Vol 16, pp52–60
  2. Les recherches en neurosciences ont découvert des différences de fonctionnalité du cerveau chez les psychopathes. En particulier, la psychopathie serait liée à un dysfonctionnement d'une partie du cerveau qui régule les émotions (l'amygdale cérébrale).
  3. I. D. Waldman, S. H. Rhee, 2006, "Genetic and Environmental Influences on Psychopathy and Antisocial Behavior", In: C. J. Patrick, dir., "Handbook of Psychopathy", New York: Guilford Press, pp205-228
  4. D. S. Chiaburu, R. G. Gardner, G. J. Muñoz, 2013, "How to spot a careerist early on: Psychopathy and exchange ideology as predictors of careerism", Journal of Business Ethics, 118(3), pp473–486
  5. R. Akhtar, G. Ahmetoglu, T.Chamorro-Premuzic, 2013, “Greed is good? Assessing the relationship between entrepreneurship and subclinical psychopathy”, Personality and Individual Differences, Vol 54, n°3, pp420-425
  6. Clive R. Boddy, 2006, "The dark side of management decisions: organisational psychopaths", Management Decision, Vol 44, n°9/10, pp1461-1475; Manfred F.R. Kets de Vries, 1985, "The Dark Side of Entrepreneurship", Harvard Business Review, novembre-décembre, pp160-167
  7. Clive R. Boddy, 2011, "The corporate psychopaths theory of the global financial crisis", Journal of Business Ethics, Vol 102, pp255–259
  8. K. Dutton, R. D. Latzman, S. O. Lilienfeld, A. L. Watts, S. F. Smith, 2014, "Correlates of psychopathic personality traits in everyday life: results from a large community survey”, Frontiers in Psychology, Vol 5, pp1-11
  9. * 2002, D. L. Paulhus, K. M. Williams, "The dark triad of personality: narcissism, machiavellianism, and psychopathy”, Journal of Research in Personality, Vol 36, n°6, pp556-563
  10. J. Clarke, 2005, "Working With Monsters. How to Identify and Protect Yourself from the Workplace Psychopath", Random House, Sydney
  11. C. Mathieu, Paul Babiak, D. N. Jones, C. Neumann, Robert D. Hare, 2012, "What are the effects of psychopathic traits in a supervisor on employees’ psychological distress?”, Journal of Organizational Culture, Communications and Conflict, Vol 16, n°2, pp91-94
  12. A. Baker, L. Brinke, S. Porter, 2013, "Will get fooled again; emotionally intelligent people are easily duped by high-stakes deceivers”, Legal and Criminological Psychology, Vol 18, n°2, pp300-313
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Liens internes

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