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Friedrich Nietzsche

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Friedrich Nietzsche
philosophe

Dates 1844 - 1900
Friedrich Nietzsche
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Origine Allemagne Allemagne
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Citation
inter lib.org sur Friedrich Wilhelm Nietzsche


Friedrich Wilhelm Nietzsche, philosophe allemand né le 15 octobre 1844 à Röcken, Prusse, près de Leipzig, et mort le 25 août 1900 à Weimar (Allemagne).

Sommaire

Vue d'ensemble sur la philosophie de Nietzsche

Les idées principales de Nietzsche sont :

  • Prise en compte de la volonté qui se cache derrière le philosophe : réinscription du discours de la vérité dans la vie, dans la pratique humaine.
- La volonté fondamentale n'est pas la volonté de vivre (le vouloir-vivre de Schopenhauer) mais la volonté de puissance, que Nietzsche appelle parfois "volonté de volonté". Cette volonté n'a pas de finalité précise, elle ne vise qu'à s'accroître elle-même, par des forces actives ou réactives.
  • La conception généalogique de la morale : la morale est un symptôme, les différentes morales (plus ou moins hautes) ne sont que l'expression de la vie (en plus ou moins bonne santé) qui les produit.
- Importance de l'inconscient. Critique de la conscience des philosophes. Accent mis sur la matière, l'organisme, la digestion, etc.
- Les morales sont historiques, elles se succèdent dans le temps, par des révolutions morales provoquées par des prophètes. Toute chose finit par se dépasser elle-même. Ainsi la morale des nobles (bon / mauvais) a été renversée par la morale (judéo-chrétienne) des esclaves (bon / méchant) et la mort de Dieu annonce la mort prochaine de cette morale chrétienne, qui persiste comme idéal démocratique et désir de vérité.
- Au-delà de la morale, l'historicisme inclut l'homme lui-même : l'homme doit être dépassé au profit du Surhomme, c'est-à-dire une sorte d'artiste philosophe qui se caractérise avant tout par la positivité : il ne connaît pas la mauvaise conscience, il est tout entier affirmation du monde et de sa volonté de puissance qui se manifeste comme recherche de hauteur et de raffinement.
  • Conception de l'art : d'une manière très générale, l'art est création de formes utiles à la vie. Cela inclut notamment le travail des sens. L'art est donc une falsification nécessaire à la vie : « nous avons l'art pour ne pas mourir de la vérité ».
  • Idée d'éternel retour, dans une perspective moins métaphysique ou cosmologique que morale : ce n'est pas une spéculation sur la résurrection, la réincarnation ou l'aspect cyclique du devenir, mais la recommandation de mener sa vie de telle sorte que l'on puisse souhaiter qu'elle se répète éternellement à l'identique.

La Volonté de puissance

Le concept de Volonté de puissance est l'un des concepts centraux de la pensée de Nietzsche, dans la mesure où il est pour lui un instrument de description du monde. C'est en ce sens un concept métaphysique, puisqu'il qualifie l'étant en sa totalité :

« l'essence la plus intime de l'être est la volonté de puissance. »

(FP, XIV, 14 (80)).

Ce fragment résume toute la philosophie de Nietzsche et son projet de réévaluer les valeurs traditionnelles de la métaphysique à partir d'une nouvelle perspective, ce qui doit entraîner selon lui l'abolition des valeurs idéalistes, en particulier celles du christianisme.

Si cette phrase a une apparence métaphysique, dans la mesure où elle paraît énoncer par une définition ce que c'est que l'être des choses, Nietzsche ne parle pourtant pas de ce qu'est l'être en lui-même, mais de ce qu'il en est de son intériorité. Ainsi la volonté de puissance n'est-elle pas un « fondement » ou une « substance » (ousia en grec). La volonté de puissance est une interprétation de la réalité, interprétation qui prend de multiples dimensions, telles que l'éternel retour et le Surhomme. Une telle compréhension exclut principalement toute recherche d'un inconditionné derrière le monde, et de cause derrière les êtres.

Le but de Nietzsche est de saper par ce concept les fondements de toutes les philosophies passées, et de renouveler la question des valeurs que nous attribuons à l'existence. En ce sens, il n'est ni un prophète, ni un visionnaire, mais se comprend lui-même comme un précurseur.

Premier aspect

La volonté de puissance est la qualité d'action de la vie et du devenir, leur devenir plus, mais elle n'en est pas le principe au sens classique du terme :

«  La vie (...) tend à la sensation d'un maximum de puissance ; elle est essentiellement l'effort vers plus de puissance ; sa réalité la plus profonde, la plus intime, c'est ce vouloir. »

Ainsi à l'encontre de certaines doctrines antiques (par exemple, l'épicurisme) du principe de plaisir qui ne parvenaient pas à expliquer la persistance du mal, Nietzsche pense qu' « il n'est pas vrai que l'homme recherche le plaisir et fuie la douleur : on comprend à quel préjugé illustre je romps ici (...). Le plaisir et la douleur sont des conséquences, des phénomènes concomitants ; ce que veut l'homme, ce que veut la moindre parcelle d'un organisme vivant, c'est un accroissement de puissance. Dans l'effort qu'il fait pour le réaliser, le plaisir et la douleur se succèdent ; à cause de cette volonté, il cherche la résistance, il a besoin de quelque chose qui s'oppose à lui... »

Pathos et structure

Une volonté de puissance s'analyse alors comme une relation interne d'un conflit, comme structure intime d'un devenir, et non seulement comme le déploiement d'une puissance : Le nom précis pour cette réalité serait la volonté de puissance ainsi désigné d'après sa structure interne et non à partir de sa nature protéiforme, insaisissable, fluide. (FP XI, 40 (53)). La volonté de puissance est ainsi la relation interne qui structure une force. Elle n'est ni un être, ni un devenir, mais ce que Nietzsche nomme un pathos fondamental, qui définit la direction de la puissance, soit dans le sens de la croissance soit dans le sens de la décroissance. Ce pathos, dans le monde organique, s'exprime par une hiérarchie d'instincts, de pulsions et d'affects, qui forment une perspective interprétative d'où se déploie la puissance et qui se traduit par exemple par des pensées et des jugements de valeur correspondants.

Volonté de puissance et politique

Nietzsche rejette les analyses politiques idéalistes qui voient l'histoire comme résultat d'intentions individuelles ou comme un développement autonome de l'Esprit (Hegel). Il rejette également le positivisme naturaliste qui chercher à expliquer les actions par des causes quasi mécaniques ; ces "causes" ne sont pour Nietzsche que des symptômes de déficience. Il rejette enfin l'historicisme, car, philosophe relativiste, il préfère toujours les interprétations aux explications.

La volonté de puissance se manifeste en politique selon deux logiques :

  • logique de domination (sociétés aristocratiques) : la force seule, physique ou spirituelle, impose sa domination ;
  • logique du nombre (sociétés démocratiques) : importance de la parole et de la croyance ; morale des maîtres et morale des esclaves.

La démocratie relève de la seconde logique ; héritage du christianisme, elle adopte une "morale du troupeau". Par mauvaise conscience, les maîtres se présentent comme "instruments du bien public" plutôt qu'hommes de pouvoir. Elle devient socialisme, « bestialisation des hommes ravalés au rang de gnomes ayant tous les mêmes droits et les mêmes besoins » (Par-delà bien et mal).

Héritage libéral de la pensée de Nietzsche

La pensée de Nietzsche, de par son aspect aphoristique et le manque voulu de système construit (contrastant avec les philosophes allemands qui l'ont précédé), est susceptible de tellement d'interprétations qu'il est difficile de discerner quel est son apport au libéralisme. Il est facile d'isoler une phrase chez lui et d'en tirer des conclusions divergentes, par exemple :

« Les faibles et les ratés doivent périr : c'est le premier principe de notre charité. Et on devrait les aider en cela. » (L'Antéchrist, § 2)

Une telle phrase s'analyse, non pas en la prenant au pied de la lettre (sous peine de voir Nietzsche comme un précurseur du nazisme ou de l'eugénisme), mais en expliquant que Nietzsche veut dire que la morale des faibles, fondée sur le ressentiment et la haine de la vie, conduit au nihilisme ; un tel système de valeurs doit être supprimé, ou inversé, pour être remplacé par une éthique sans ressentiment[1].

De même, quand Nietzsche parle de "race", il l'entend dans un sens davantage culturel que biologique (il adhère à la thèse néo-lamarckienne de l'hérédité des caractères acquis). Il critique le "mélange des races" et des classes en Europe car c'est pour lui une source d'inhibition et d'affaiblissement de la volonté. Il voit dans les Juifs et dans les Russes des races pures et fortes, non contaminées par les idées modernes qui affaiblissent l'Europe.

Nietzsche n'était pas libéral. On peut se demander s'il était d'accord avec le principe de l'égalité en droit des personnes, qui "réduit l'homme à un animal de horde", la liberté semblant être pour lui davantage l'affaire d'une élite qu'un droit naturel (droit naturel qui est rejeté dans son ensemble par Nietzsche puis qu'appartenant à un monde idéal). Cependant, il fut très certainement un individualiste farouche, opposé au socialisme et au nationalisme :

« L'individu est quelque chose d'entièrement nouveau et créateur de nouveauté, quelque chose d'absolu auquel toutes ses actions appartiennent en propre. Il n'emprunte qu'à lui-même les valeurs qui règlent ses actions, car lui aussi doit interpréter de façon toute individuelle les mots d'ordre reçus. Même s'il n'invente pas la formule ; il en a au moins une interprétation personnelle : en tant qu'interprète il est encore créateur. »
    — Friedrich Nietzsche, La Volonté de Puissance, § 767)
« Il faut renoncer au mauvais goût de vouloir être d'accord avec le plus grand nombre. Ce qui est bon pour moi n'est plus bon sur les lèvres du voisin. Et comment pourrait-il y avoir un « bien commun » ? Le mot enferme une contradiction. Ce qui peut être mis en commun n'a jamais que peu de valeur. »
    — Friedrich Nietzsche, Par delà le Bien et le Mal, §43

Nietzsche ne sépare pas le libéralisme de ce qu'il appelle les « institutions libérales » :

« Les institutions libérales cessent d'être libérales aussitôt qu'elles sont acquises : il n'y a, dans la suite, rien de plus foncièrement nuisible à la liberté que les institutions libérales. […] Car, qu'est-ce que la liberté ? C'est avoir la volonté de répondre de soi. […] Le type le plus élevé de l'homme libre doit être cherché là, où constamment la plus forte résistance doit être vaincue : à cinq pas de la tyrannie, au seuil même du danger de la servitude. »
    — Friedrich Nietzsche, Le Crépuscule des idoles

Nietzsche, proche en cela de Max Stirner, n'a pas de mots assez durs pour qualifier l'État : la mort des peuples, la "nouvelle idole", un monstre, "le plus froid de tous les monstres froids", menteur, voleur, faux, hargneux, un "cheval de la mort", opposé au peuple, aux lois et aux coutumes, à la "vie libre", fait pour les inutiles, les idolâtres, les impuissants qui veulent "avant tout le levier de la puissance, beaucoup d'argent".

L'influence de Nietzsche s'est fait particulièrement sentir sur Ayn Rand et son éthique individualiste. Les moralistes modernes ont intégré sa critique des valeurs et son concept de "surhomme", appelant davantage à un dépassement de soi qu'à la recherche prométhéenne d'un accroissement de pouvoir (interprétation biaisée de la "volonté de puissance").

Nietzsche et les libéraux du XIXe siècle

Si Nietzsche est extrêmement critique vis-à-vis de certains penseurs libéraux, en particuliers les utilitaristes tel que John Stuart Mill ou Herbert Spencer, il noua cependant une relation amicale avec Hippolyte Taine à propos duquel il ne tarit pas d'éloge. Par ailleurs, Emile Faguet était un lecteur assidu de Nietzsche, et lui consacra un opuscule intitulé En lisant Nietzsche.

Littérature secondaire

  • 1954, Walter Kaufmann, dir., "The Portable Nietzsche", New York: Penguin
  • 1974, Walter Kaufmann, "Nietzsche: Philosopher, Psychologist, Antichrist", Princeton, NJ: Princeton University Press
  • 2002, Domenico Losurdo, Nietzsche il Ribelle Aristocratico: Biografia Intelettualle e Bilancio Critico, Turin: Bollati Boringhieri

Citations

Pages correspondant à ce thème sur les projets liberaux.org :

  • « Ma formule pour ce qu'il y a de grand dans l'homme est amor fati : ne rien vouloir d'autre que ce qui est, ni devant soi, ni derrière soi, ni dans les siècles des siècles. Ne pas se contenter de supporter l'inéluctable, et encore moins se le dissimuler - tout idéalisme est une manière de se mentir devant l'inéluctable — mais l'aimer »
        — Friedrich Nietzsche, Ecce homo, Pourquoi je suis si avisé
  • « Dieu est mort ! Dieu reste mort ! Et c'est nous qui l'avons tué ! Comment nous consoler, nous les meurtriers des meurtriers ? Ce que le monde a possédé jusqu'à présent de plus sacré et de plus puissant a perdu son sang sous notre couteau. — Qui nous lavera de ce sang ? Avec quelle eau pourrions-nous nous purifier ? Quelles expiations, quels jeux sacrés serons-nous forcés d'inventer ? La grandeur de cet acte n'est-elle pas trop grande pour nous ? Ne sommes-nous pas forcés de devenir nous-mêmes des dieux simplement — ne fût-ce que pour paraître dignes d'eux ? »
        — Friedrich Nietzsche, Le Gai Savoir, Livre troisième, 125
  • « La vie même est pour moi instinct de croissance, de durée, d'accumulation de forces, de puissance : là où fait défaut la volonté de puissance, il y a déclin. Ce que j'affirme, c'est que cette volonté fait défaut dans toutes les valeurs suprêmes de l'humanité — que les valeurs de déclin, les valeurs nihilistes, règnent sous les noms les plus sacrés. »
        — Friedrich Nietzsche, L'Antéchrist, §6, 1888
  • « Aujourd'hui, nous disons de quelqu'un qu'il est "nihiliste" pour signifier qu'il ne croit en rien, qu'il est "cynique", bref qu'il n'a pas d'idéal. Pour Nietzsche, c'est rigoureusement l'inverse : le nihiliste est justement celui qui est bourré de "convictions fortes" et hautement morales. C'est celui qui possède des idéaux supérieurs, quels qu'ils soient : religieux, métaphysiques ou laïques, humanistes et matérialistes. Pourquoi alors employer ce terme ? Tout simplement parce qu'aux yeux de Nietzsche les idéaux, toutes les "idoles" comme il les appelle, reconduisent la structure métaphysico-religieuse de "l'au-delà" opposé à "l'ici-bas", de ce ciel dont on se sert toujours pour annihiler la terre. »
        — Luc Ferry
  • « La haine de l'égoïsme, que ce soit celui qui vous est propre (chez le chrétien) ou celui des autres (chez le socialiste) apparaît ainsi comme une évaluation où prédomine la vengeance ; et d'autre part, comme une ruse de l'esprit de conservation chez ceux qui souffrent par l'augmentation de leurs sentiments de mutualité et de réciprocité… En fin de compte, comme je l'ai déjà indiqué, cette décharge du ressentiment qui consiste à juger, à rejeter et à punir l'égoïsme (celui qui vous est propre ou l'étranger) est encore l'instinct de conservation chez les déshérités. En somme, le culte de l'altruisme est une forme spécifique de l'égoïsme qui se présente régulièrement dans des conditions physiologiques particulières. Lorsque le socialiste exige, avec une belle indignation, la « justice », le « droit », les « droits égaux », il se trouve seulement sous l'empire de sa culture insuffisante qui ne sait pas comprendre le pourquoi de sa souffrance. D'autre part c'est un plaisir pour lui, s'il se trouvait en de meilleures conditions il se garderait bien de crier ainsi : il trouverait alors son plaisir ailleurs. Il en est de même du chrétien, celui-ci condamne, calomnie et maudit le « monde », il ne s'excepte pas lui-même. Mais ce n'est pas là une raison pour prendre au sérieux ses criailleries. Dans les deux cas, nous sommes encore parmi des malades à qui cela fait du bien de crier, à qui la calomnie procure un soulagement. Car, c'est de cela qu'il s'agit, on a besoin de coupables. Les déshérités, les décadents de toute espèce sont en révolte contre leur condition et ont besoin de victimes pour ne pas éteindre, sur eux-mêmes, leur soif de destruction (ce qui en soi, pourrait paraître raisonnable). Mais il leur faut une apparence de droit, c'est-à-dire une théorie qui leur permette de se décharger du poids de leur existence, du fait qu'ils sont conformés de telle sorte, sur un bouc émissaire quelconque. Ce bouc émissaire peut être Dieu — il ne manque pas en Russie de pareils athées par ressentiment —, ou l'ordre social, ou l'éducation et l'instruction, ou les Juifs, ou les gens nobles, ou bien, en général, tous ceux qui ont réussi de quelque façon que ce soit. « C'est un crime d'être né sous des conditions favorables : car de la sorte on a déshérité les autres, on les a mis à l'écart, condamnés au vice et même au travail »… « Qu'y puis-je, si je suis misérable ! Mais il faut que quelqu'un y puisse quelque chose, autrement ce ne serait pas tolérable ! »… Bref, le pessimisme par indignation invente des responsabilités, pour se créer un sentiment agréable — la vengeance… « Plus douce que le miel » l'appelait déjà le vieil Homère. »
        — Friedrich Nietzsche, Volonté de Puissance, II, 227
  • « L'État, c'est le plus froid de tous les monstres froids : il ment froidement et voici le mensonge qui rampe de sa bouche : « Moi, l'État, je suis le Peuple. » »
        — Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra
  • « Les deux partis adverses, le parti socialiste et le parti national — ou quels que soient les noms qu'ils portent dans les divers pays d'Europe, — sont dignes l'un de l'autre — l'envie et la paresse sont, chez l'un comme chez l'autre, les puissances motrices. »
        — Friedrich Nietzsche, Humain, trop humain, 480
  • « On ne devient plus ni riche ni pauvre : c'est trop pénible. Qui voudrait encore gouverner ? Qui voudrait encore obéir ? C'est trop pénible. Point de berger et un seul troupeau ! Chacun veut la même chose, tous sont égaux : quiconque est d'un autre sentiment va de son plein gré dans la maison des fous. »
        — Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra
  • « Grâce à Nietzsche, la pensée occidentale se débarrasse pêle-mêle de la morale, des valeurs, des Grecs, de Dieu, de l'État, de la Démocratie… autant d'inventions nées de la haine, du ressentiment et de la résignation des faibles, toujours en train de se plaindre et d'appeler la police. »
        — Basile de Koch (humour), Histoire universelle de la pensée, 2005
  • « Nietzsche ne s'est pas contenté de parler de la volonté de puissance. Il a montré ce qu'elle était par son propre comportement. Il s'est interdit toute action politique directe, qu'elle soit à base de séduction ou à base de domination. Il a voulu n'être qu'un penseur, un messager, un créateur. Il a voulu influencer le monde, et fortement, fut-ce à titre posthume, mais seulement par la valeur de son message et la valeur de ceux qui le recevraient. »
        — Pierre Lance
  • « Il vaut la peine de remarquer que les hommes qui se sont distingués en vantant la prééminence des impulsions sauvages de nos barbares aïeux étaient si fragiles que leur corps n'aurait pas répondu aux conditions requises â pour « vivre dangereusement ». Nietzsche, même avant son effondrement mental, était si maladif que le seul climat qu'il pût supporter était celui de la vallée de l'Engadine et de quelques districts italiens. Il n'aurait pas eu l'occasion d'accomplir son œuvre si, la société civilisée n'avait protégé ses nerfs délicats contre la rudesse de la vie. Les apôtres de la violence ont écrit leurs livres à l'abri de cette même « sécurité bourgeoise » qu'ils raillaient et dénonçaient. Ils furent libres de publier leurs sermons incendiaires parce que le libéralisme qu'ils méprisaient sauvegardait la liberté de la presse. Ils eussent été bien marris de devoir renoncer aux avantages de la civilisation décriée par leur philosophie. »
        — Ludwig von Mises, L'Action humaine

Liens externes

Références

  1. L'Antéchrist : Une Inversion des valeurs polémique

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