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Croissance économique

De Wikiberal.

Sommaire

Définition

La croissance économique est une augmentation de la production sur le long terme. À court terme, il est d'usage d'utiliser le terme d' « expansion » (qui s'oppose à « récession » ou à « dépression »).

Jacques Garello et Jean-Yves Naudet, en 1991, en précisent la définition :

«La croissance économique se caractérise par une augmentation durable de la production et des principales grandeurs économiques – comme le Produit Intérieur Brut (PIB). »

L’activité économique connaît des rythmes de croissance variables au cours du temps. Les confusions entre richesse, développement, expansion et croissance d’un pays sont souvent fréquentes, même s'ils diffèrent les uns des autres.

On distingue généralement la croissance :

  • de la richesse qui est, en économie, soit relative aux matières premières et produits énergétiques du sous-sol d'un pays, soit la valeur ajoutée apportée par les agents économiques, soit des gains financiers de certains individus dans une société
  • du développement qui a une notion abstraite qualitative se traduisant par des évolutions démographiques, économiques, sociales, culturelles ou institutionnelles.
  • de l'expansion qui est un phénomène de courte durée.

L'approche néo-classique utilise les notions de facteurs de production et de progrès technique pour expliquer la croissance. Il existe donc une croissance extensive lorsque l'économie voit surtout se développer les facteurs de production (capital et travail). Il y a, par contre, croissance intensive, quand celle-ci est due aux gains de productivité.

Les économistes de l'école autrichienne n'insistent pas sur la valeur et l'évolution de l'agrégat PIB, c'est-à-dire sur une mesure de la variation quantitative d'une valeur globale. Mais ils analysent les explications logiques et individuelles de cette croissance. En effet, on remarque que les pays qui disposent de droits de propriété variés et perdurants, où les individus peuvent entreprendre en laissant épanouir leur libre initiative avec des politiques de libre-échange, sont des régions qui connaissent une forte croissance. Par contre, les pays où l'État intervient de façon permanente ou fréquente par des politiques industrielles, économiques, fiscales, protectionnistes et règlementaires sont des régions de faible croissance.

Aussi, Henri Lepage en 1982, enrichit la définition de la croissance :

«Le mot croissance n'est donc pas seulement synonyme d'accumulation croissante. Il est ainsi, d'abord et avant tout, l'expression d'un mouvement dynamique dont la caractéristique est de contraindre les producteurs à offrir aux consommateurs les moyens d'accéder à des "technologies" d'usage de leur temps de plus en plus efficientes. »

Il est ainsi évident que la notion de croissance ne repose pas uniquement sur la fonction de production. Il faut introduire, comme le présente Gary Becker la fonction de production domestique du consommateur avec l'ajout de l'input temps. Les économistes de l'école autrichienne insiste pour 'retrouver' l'entrepreneur, en ne confondant pas producteur et entrepreneur. Le marché est une procédure de découverte et l'entrepreneur est un réducteur d'ignorance. La valeur individuelle du temps pousse les intervenants sur le marché à rechercher des moyens d'économiser cette ressource rare. La croissance est corollaire aux gains de pouvoir d'achat, non seulement en valeur, mais aussi en nombres croissants de consommateurs disposés à acheter des produits de plus en plus finement adaptés à leurs exigences. D'où une diversification des produits sur le marché et une segmentation de ce dernier.

Erreur fréquente : les libéraux ont le culte de la croissance

Les libéraux n'ont aucun culte de la croissance, ni de la consommation, ils ont davantage le culte des droits individuels. Une croissance matérielle infinie sur une planète aux ressources limitées est impossible, et c'est précisément le marché qui est le mieux à même de diriger cette croissance, le rationnement s'imposant de fait par les prix et la loi de l'offre et de la demande (le prix d'une ressource qui se raréfie augmente nécessairement et conduit les personnes à diminuer leur consommation ou à examiner des ressources de substitution).

En revanche il est faux d'affirmer que la croissance perpétuelle est impossible. La croissance économique, à la base et à long terme, ne correspond pas nécessairement à une augmentation des richesses matérielles ; elle correspond à une amélioration de l’efficacité du travail humain, une meilleure allocation des ressources. Nier la possibilité de la croissance revient à dire qu'il serait impossible de faire mieux qu'on ne fait actuellement.

Voir aussi

Bibliographie

Liens externes

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