Commerce

De Wikiberal

Le commerce désigne l'échange de biens et de services entre deux partenaires en contrepartie d'une somme d'argent (le « prix »). Dans cette opération, le vendeur fournit le bien ou le service à l'acheteur qui lui paye le prix en contrepartie. Le développement du commerce a renforcé la nécessité de régler les différends entre co-échangeurs. Les contrats privés sont passés sous l'autorité de l'Etat, transformant le Droit privé en bien public, par l'intermédiaire de la justice. Cependant, la résurgence des idées libertariennes prolifiques durant ces trente dernières années et la mise en cause des fonctions régaliennes de l'Etat posent la question de l'ontologie de la loi Privée.

D'après Hayek, la première forme connue de commerce serait née à Çaytal Huyuk, en Anatolie, bien avant l’ère antique, près de 2 900 ans avant JC.

Commerces illégaux

Le libertarianisme remet en question les interdictions étatiques de certains commerces, notamment les suivants :

En effet, dès qu'il y a consentement entre vendeur et acheteur et absence de coercition, l’État ne devrait pas intervenir. Son intervention pour punir ces "crimes" sans victimes n'aboutit qu'à une violence contre les individus et un gâchis de ressources. L'illégalité de ces commerces ne mène jamais à leur disparition (car la demande ne disparaît jamais), mais bien plutôt à l'apparition de trafics très fructueux : effet pervers du paternalisme d’État, tout se passe comme si la prohibition servait les intérêts des trafiquants et augmentait leurs bénéfices.

Citations

  • C’est la nature du commerce de rendre les choses superflues utiles et les utiles nécessaires (Esprit des Lois, XX,23)
Montesquieu
  • L’histoire du commerce est celle de la communication des peuples (Esprit des Lois, XXI,5)
Montesquieu
  • La guerre et le commerce ne sont que deux moyens différents d'arriver au même but, celui de posséder ce que l'on désire. Le commerce n'est autre chose qu'un hommage rendu à la force du possesseur par l'aspirant à la possession. C'est une tentative pour obtenir de gré à gré ce que l'on n'espère plus conquérir par la violence. Un homme qui serait toujours le plus fort n'aurait jamais l'idée du commerce. C'est l'expérience qui, en lui prouvant que la guerre, c'est-à-dire l'emploi de sa force contre la force d'autrui, est exposée à diverses résistances et à divers échecs, le porte à recourir au commerce, c'est-à-dire au moyen plus doux et plus sûr d'engager l'intérêt des autres à consentir à ce qui convient à son intérêt. La guerre est donc antérieure au commerce : l'une est l'impulsion d'un désir sans expérience, l'autre le calcul d'un désir éclairé. Le commerce doit donc remplacer la guerre ; mais en la remplaçant il la décrédite, et la rend odieuse aux nations.
Benjamin Constant, Commentaire sur l'ouvrage de Filangieri
  • Le principe de liberté commerciale n’est pas basé sur l’utilité mais sur la justice.
Edmund Burke

Bibliographie

  • 1996,
    • Tom W. Bell, "Virtual Trade Dress: A Very Real Problem", University of Maryland Law Review, Vol 56
    • Shannon Kathleen O'Byrne, Economic Justice and Global Trade: An Analysis of the Libertarian Foundations of the Free Trade Paradigm, American Journal of Economics and Sociology, Vol. 55, No. 1 (Jan.), pp. 1-15
  • 1997, Karen Clay, “Trade Without Law: Private-Order Institutions in Mexican California”, Journal of Law, Economics, and Organization, Vol 13(1), pp202-231

Voir aussi

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