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François Bayrou

De Wikiberal
François Bayrou
homme politique

Dates né en 1951
BAYROU GRAND ECART.jpg
Tendance antilibéral centriste
Origine France France
Articles internes Liste de tous les articles

Citation « Le modèle libéral est un modèle matérialiste. C'est un modèle qui accepte et même qui recherche et qui justifie la marchandisation de la vie humaine, de la conception jusqu'à la mort. […] Pour nous, pour la France et pour l'Europe, nous n'acceptons pas ce modèle matérialiste. »
inter lib.org sur François Bayrou

François Bayrou est un homme politique français, né le 25 mai 1951 à Bordères (Pyrénées-Atlantiques), actuel président du mouvement démocrate (Modem). Il a été candidat à l'élection présidentielle de 2007 et de 2012.

Un antilibéral convaincu

« Le modèle libéral est un modèle matérialiste. C'est un modèle qui accepte et même qui recherche et qui justifie la marchandisation de la vie humaine, de la conception jusqu'à la mort. […] Pour nous, pour la France et pour l'Europe, nous n'acceptons pas ce modèle matérialiste. » (2 septembre 2001)

  • François Bayrou est favorable à la Taxe Tobin, reprenant ainsi la principale proposition de l'organisation néo-marxiste ATTAC. Il s'en vante même : « J'ai proposé une taxe Tobin sociale, et j'étais tout seul à le faire ».
  • Il est un farouche partisan du Pacte écologique de M. Hulot et de son cortège de taxes en tout genres dont « une taxe carbone établie de façon progressive sur dix à quinze ans », mesure propre à entrainer « un doublement des prix des carburants d'ici à 2050 » selon Le Monde. Même le très démagogique et très inutile poste de Vice-Premier ministre de l'Environnement trouve grâce à ses yeux : « J’approuve son idée de création d’un poste de vice-premier ministre ».
  • Cleptocrate revendiqué, il propose en outre une « hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) » et une « TVA sociale », mesure qualifiée d' « alchimie » par Alain Madelin qui voit là l'utilisation de la TVA comme un droit de douane qui sera payé au final par le consommateur.
  • François Bayrou est opposé à l'ouverture des magasins le dimanche pour des raisons idéologiques de lutte contre « la consommation et l’argent »...
  • Il est opposé à l'abolition de la carte scolaire que proposent les libéraux.
  • L'abolition effective du monopole de la Sécurité sociale n'est pas à l'ordre du jour. En revanche, il propose de rajouter à l'usine à gaz existante de nouveaux comités théodules : Agence Régionale de Santé, Conseil Régional de Santé...
  • Interventionnisme en matière de logement : "Il ne s'agit plus aujourd'hui simplement de logement social, nous devons introduire aussi un logement ultra-social dans chaque programme d'habitat soumis à permis de construire" (discours du 7 février 2007 à Bordeaux).
  • Il a une vision sécuritaire de l'immigration : opposé à la libre-circulation des personnes, il est partisan des reconduites à la frontière : « Si un immigré n’est pas admis, il doit être reconduit, reconduit le plus vite possible ». Il insiste aussi sur la lutte contre le travail clandestin.
  • Il est favorable à un service civique "universel" (comprenez obligatoire) visant à forcer les jeunes à perdre six mois de leur vie dans des actions diverses...
  • François Bayrou n'échappe pas à l'obsession altermondialiste de contrôler l'échange et le commerce. Il souhaite s'intéresser « aux régulations, aux précautions à prendre, devant les évolutions débridées, inquiétantes pour beaucoup, du capitalisme financier » sans toutefois préciser de quelles évolutions débridées il s'agit.
  • Le protectionnisme fait aussi partie de son vocabulaire : il souhaite permettre à la France de « sauver son agriculture, son tissu agricole [...] par les protections nécessaires ».
  • Bayrou est opposé à la concurrence fiscale entre pays européens. Son objectif est au contraire de « pousser à l'harmonisation des politiques fiscales, empêcher la course au moins-disant fiscal » dans le but d'aboutir à un très inquiétant « impôt européen ».
  • Les quelques propositions libérales qu'il fait sont bien peu crédibles. La proposition de François Bayrou d' « inscrire dans la Constitution l’interdiction pour un gouvernement de présenter un budget en déficit de fonctionnement » peut paraître séduisante pour les libéraux. Pourtant, une proposition de loi, déposée par Michel Hunault, député de Loire-Atlantique, le 1er août 2005, qui proposait d'inscrire dans la loi l'obligation d'atteindre un équilibre budgétaire et d'établir « un équilibre strict des ressources et des charges budgétaires définitives, hors charges d’investissement », a été refusée ... y compris par François Bayrou ! Et même si l'interdiction du déficit était effective, aucune mesure visant à le réduire sérieusement n'est avancée.
  • Le 3 avril 2007, il se déclare « plus à gauche » que les socialistes[1]. Il a déclaré : « c’est le parti qui a fait de fait le plus de privatisations, qui a laissé déraper le déficit et la dette, qui a laissé partir les services publics, qui a donné un mandat de gestion à Lagardère chez Airbus et qui a conduit à la situation où nous sommes ». « J’étais tout seul pour défendre à l’Assemblée l’ASS (allocation spécifique de solidarité) et pour lutter contre la privatisation des autoroutes », a-t-il insisté, rappelant avoir voté la motion de censure déposée par le PS en 2006.
  • François Bayrou se pose en 2011-2012 en héraut de la lutte contre la dette et les dépenses publiques et il ne se gêne pas pour nous dire « je vous l’avais bien dit ! ». Un petit retour sur son action de député et de ministre en la matière montre qu'en réalité il a voté de nombreux budgets en déficit, ou a participé à des gouvernements qui ont présenté des budgets en déficit. Il a refusé de voter la Proposition de loi de Jean-Michel Fourgous du 8 juin 2004 pour moderniser les moyens de contrôle parlementaire sur la dépense publique ; la Proposition de loi de Michel Hunault du 1er août 2005 visant à permettre le retour à l’équilibre budgétaire ; la Proposition de loi de Jean-Michel Fourgous du 19 janvier 2007 visant à créer un office d’audit parlementaire pour contrôler les dépenses publiques ; la Proposition de loi constitutionnelle de François Sauvadet et Charles de Courson du 9 janvier 2008 dont l’article premier est : « Il est interdit de présenter et d’adopter une loi de finances dont la section de fonctionnement est en déficit. » ; la Proposition de loi constitutionnelle du 14 janvier 2008 visant à garantir l’équilibre budgétaire de l’État.

Voir aussi

Liens externes

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