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Emmanuel Macron

De Wikiberal
Emmanuel Macron
Homme politique

Dates 1977 -
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Origine France France
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Citation
inter lib.org sur Emmanuel Macron

Emmanuel Jean-Michel Frédéric Macron, né le 21 décembre 1977 à Amiens, est un homme politique français élu 8ème Président de la République française le 7 mai 2017. Après une carrière de banquier, il rejoint l'Élysée auprès de François Hollande, puis devient ministre de l'Économie. À ce poste, il est à l'origine d'une loi surnommée Loi Macron, qui réforme certains secteurs d'activités ou aspects économiques. En 2016, il est candidat à la présidentielle française de 2017.

Qualifié de libéral par certains, de socialiste par d'autres, il est plus probablement un social-démocrate voire un libéral de gauche, même si son programme a laissé largement planer le doute sur ce que serait sa présidence.

Les premiers mois de son mandat montrent en réalité qu'il reste dans la continuité de ses prédécesseurs, n'engageant que des réformes marginales, davantage doué pour la communication que pour l'action, faisant sienne implicitement l'exigence du status quo à la française (que l'on peut formuler ainsi : "tant que ça ne casse pas, on ne change rien").

Citations

  • Je ne me résous pas à être enfermé dans des clivages d’un autre temps. On a voulu caricaturer ma volonté de dépasser l’opposition entre la gauche et la droite : à gauche en dénonçant une trahison libérale, à droite en me dépeignant comme un faux nez de la gauche. Je ne puis me satisfaire de voir le désir de la justice empêché par des schémas anciens, qui ne laissent aucune part à l’initiative, à la responsabilité, à l’inventivité personnelles. Si par libéralisme on entend confiance en l’homme, je consens à être qualifié de libéral. Car ce que je défends, en retour, doit permettre à chacun de trouver dans son pays une vie conforme à ses espérances les plus profondes. Mais si, d’un autre côté, c’est être de gauche que de penser que l’argent ne donne pas tous les droits, que l’accumulation du capital n’est pas l’horizon indépassable de la vie personnelle, que les libertés du citoyen ne doivent pas être sacrifiées à un impératif de sécurité absolue et inatteignable, que les plus pauvres et les plus faibles doivent être protégés sans être discriminés, alors je consens aussi volontiers à être qualifié d’homme de gauche. (Révolution, 2016)
  • L’État a évidemment toujours vocation à jouer un rôle central. Ce rôle devra même être renforcé car dans de nombreux domaines, il faut plus d’État. Pour l’exercice des missions régaliennes, l’État doit pouvoir disposer de l’ensemble des moyens nécessaires. Pour la protection contre les grands risques de la vie, il faut aussi que l’État reprenne la main. Pour assurer un bon fonctionnement de notre économie, il doit demeurer le garant de l’ordre public économique. (...) Pour les services publics, il faudra veiller à maintenir partout nos écoles et à aller encore plus loin dans l’implantation de maisons, de services publics, à l’image de ce qui a été réalisé par La Poste ces dernières années. Il faut enfin aider les agriculteurs à produire et à aménager ces espaces. Cela passe par un ensemble d’actions pour le foncier agricole, la transmission patrimoniale et la protection contre les aléas climatiques. (Révolution, 2016)
  • La France n'est pas un pays réformable. Beaucoup ont essayé et n'y ont pas réussi, car les Français détestent les réformes. (24/08/2018)
  • Dans ce contexte on m’opposera deux arguments : vous êtes du système, quelle leçon allez-vous nous donner ? Pourquoi réussiriez-vous à agir et à transformer le pays là où tant d’autres ont échoué ? J’aurai deux réponses tout aussi directes : je suis le produit du système méritocratique français, j’y ai réussi, mais je n’ai jamais adhéré au système politique traditionnel. Si je pense réussir, c’est justement parce que je ne vais pas chercher à tout faire, je veux clairement exposer un dessein, vous en convaincre. Ce que je ferai, je le ferai avec vous. Ce qui alimente la colère ou le rejet de nos concitoyens, c’est la certitude que le pouvoir est aux mains de dirigeants qui ne leur ressemblent plus, ne les comprennent plus, ne s’occupent plus d’eux. Tout notre malheur vient de là. De ce fait, nombre de personnalités politiques se persuadent qu’il nous faut de nouvelles règles, de nouvelles lois, et pour certains, une nouvelle Constitution. Pourtant notre pays a pu avancer, il y a longtemps, avec cette même Constitution, et sans que la colère gronde. (Révolution, 2016)
  • L’art d’être français (...), c’est, très profondément, décider de ne pas nous adapter au monde qui nous échappe, de ne pas céder à la loi du plus fort, mais bien de porter un projet de résistance, d’ambition, pour aujourd’hui et pour demain. (discours du 25 avril 2019)

Citations sur Emmanuel Macron

  • Le credo de Macron est celui d’un pur monarque républicain, partisan d’un État stratège au service d’une puissance publique contrôlée par une petite élite issue de deux ou trois grandes écoles. (François Garçon, Le Temps, 17/07/2017)
  • Macron, ce n'est ni un colbertiste ni un jacobin. Pour lui, il ne s'agit pas de dénier tout rôle à l'État, mais d'optimiser son intervention. C'est un libéral girondin à la française qui ne se prend pas pour le maître d'œuvre d'une économie administrée, mais qui croit en l'État stratège, efficace et judicieux pour sortir de l'obésité étatique entretenue par la gauche comme par la droite. (Mathieu Laine, Le Point, 11/01/2018)
  • Macron, c’est le grand flou. Entre l’électeur de gauche et l’électeur de droite qui votent pour Macron, l’un des deux, forcément, sera cocu, mais toute l’intelligence de Macron est de faire croire à l’un que ce sera l’autre et inversement. (Jean d’Ormesson)
  • Macron n’est qu’un technocrate comme les autres. Il n’a pas l’ombre d’une solution pour le pays, hormis l’habituel petit jeu des prélèvements et des taxes, que viennent corriger à la marge des subventions aux secteurs et aux personnes qui ne s’en sortent pas. (Claude Reichman, 08/11/2018)
  • Dans la France de Macron, il n’y a plus d’alternative. Protégé par des institutions encore solides, il doit d’urgence entendre la leçon de Turgot et consacrer désormais le plus clair de son temps à désengorger avec force et pédagogie un pays étranglé par trente ans de déni, d’empilement de taxes et de contraintes. Baisser fortement la dépense publique, réduire d’autant la pression fiscale, voilà qui ne plaira pas à tous. Mais, en améliorant ainsi la vie des Français, avec pragmatisme, courage et détermination, Emmanuel Macron trouverait les soutiens qui lui manquent aujourd’hui. Surtout, il marquerait l’Histoire en nous évitant le pire et en devenant ce Turgot qui a réussi. (Mathieu Laine, Le Point, 06/12/2018)
  • Pour moi, Emmanuel Macron, c’est un peu le Barack Obama français : ses convictions sont floues. Depuis le début, j’ai le sentiment que son mouvement, La République en marche, est nébuleux, sans vrai soutien populaire. Dans son discours de septembre 2017 sur l’Europe, il expliquait aux Français qu’il fallait accepter l’immigration comme une fatalité et que l’approfondissement de l’intégration européenne passait par la fin des Etats-nations. (...) Il est hors-sol. Sous son costume, il n’y a rien. (Steve Bannon, L'Express, 06/02/2019)
  • Comme je le dis depuis son élection, dans le fond monsieur Macron est un nouveau Jaruzelski, placé là par les caciques de la mondialisation pour qu’ils puissent continuer à piller tranquillement notre pays. (...) S’il veut que les français se fâchent vraiment, qu’il continue, le résultat est garanti et il lui faudra se réfugier en Grande-Bretagne, comme Napoléon III le fit en son temps. (Charles Gave, 11/02/2019)
  • Depuis son élection, le président a certes réalisé plusieurs réformes, mais, sur le plan financier, il reste sur la même ligne que tous ses prédécesseurs depuis M. Giscard d’Estaing : le laxisme et l’endettement comme modes de gestion. (Franz-Olivier Giesbert, Le Point, 14/02/2019)
  • Emmanuel Macron a accompli un remarquable exploit : celui de faire descendre les Français dans la rue sans même avoir rien réformé. (Nicolas Lecaussin, Les donneurs de leçons : Pourquoi la France est en vrac !, 2019)
  • Loin de vouloir regrouper toutes les tendances vers un programme consensuel, comme certains l'avaient espéré, il est apparu que le président n'était que le défenseur d'un groupe de privilégiés étatistes. (Emmanuel Garessus, 25/03/2019)
  • Celui, enfin, qui promettait de réduire le déficit public et de diminuer la dette est devenu le président de nouvelles dépenses qui – tout laisse à le penser – seront pour l’essentiel financées par l’emprunt. En un mot, celui qui était accusé depuis deux ans d’être un abominable ultralibéral s’affiche aujourd’hui ouvertement comme un fervent keynésien. (Pierre-Antoine Delhommais, Le Point, 02/05/2019)

Bibliographie

Liens externes

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