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Gaspard Koenig

De Wikiberal
Gaspard Koenig
Philosophe, romancier

Dates Né en 1982
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Tendance
Origine France France
Articles internes Liste de tous les articles

Citation
inter lib.org sur Gaspard Koenig

Gaspard Koenig, né en 1982, est un philosophe et écrivain français se réclamant du "jacobinisme libéral", d'après l'expression de l'historien Pierre Rosanvallon.

Présentation

Il est normalien, major du concours d'entrée de l'École normale supérieure lettres et sciences humaines (ex-Fontenay - Saint-Cloud localisée à Lyon)[1], agrégé en philosophie. Il a également étudié à Columbia.

Il a écrit deux romans, en 2004 et 2006, récompensés pour Un baiser à la russe (2006) du prix littéraire de la Vocation et du Prix Jean Freustié.

Il a été la « plume » de la ministre de l'Économie Christine Lagarde jusqu'en juin 2009. Il travaille désormais pour la BERD et collabore au Magazine Littéraire.

Par ailleurs, il continue d'écrire, par exemple sur la corruption, à laquelle il a consacré en 2009 un ouvrage, Les discrètes vertus de la corruption. Il analyse ce phénomène, en se plaçant en particulier dans la perspective de La Fable des abeilles de Bernard Mandeville, qui faisait des vices privés des vertus publiques. En faisant l'éloge de la corruption, il se place dans la même veine que Philippe Simonnot ou Bertrand Lemennicier par exemple.

Philosophiquement, il se revendique libéral, citant par exemple Hayek, Revel ou Bastiat[2].

C'est également un spécialiste de Marcel Proust ; dans Octave avait vingt ans, Octave est ainsi un personnage accessoire de À la recherche du temps perdu.

En 2012, il est candidat aux élections législatives à Londres (3è circonscription des Français de l'Etranger) avec l'investiture du Parti Libéral Démocrate (PLD) dont il restera vice-président jusqu'en 2014. Il est toujours conseiller national du Parti Libéral Démocrate (PLD).

Il préside désormais le think tank Génération Libre.

Dans son livre Le révolutionnaire, l'expert et le geek (2015), il plaide pour un "jacobinisme libéral" qui exige un État fort, capable d'émanciper l’individu de tous les corps intermédiaires.

Dans Les aventuriers de la liberté (2016), il donne la parole à plusieurs "aventuriers de la liberté" : hackeurs, opposants chinois (l'économiste Mao Yushi) ou saoudiens (Ensaf Haidar, épouse du blogueur Raif Badawi), pionniers de l'école libre (Toby Young), entrepreneurs "2.0", activistes libertariens du Free State Project, etc.

Citations

  • Libéral, je défends l’idée d’un individu autonome, libre de ses choix et responsable de ses actions, donc censé faire usage d’une forme de libre arbitre. Une idée qui se trouve peu ou prou au fondement de nos sociétés occidentales depuis les Lumières, et qui justifie à la fois les droits individuels, les mécanismes de marché, le droit de vote et la justice pénale. (La fin de l'individu, 2019)
  • La catallaxie est une manière d’accorder sa confiance sans pour autant devenir ami, de s’associer sans se connaître, de faire société sans exiger des valeurs communes. Comme Socrate, le marché sait qu’il ne sait pas. Il va donc s’évertuer à favoriser l’émergence d’un ordre spontané sans chercher à contrôler ni même à recenser les détails des échanges quotidiens. À l’inverse, l’économie dirigée repose sur l’illusion qu’une institution centrale serait en mesure de tout connaître et donc de tout organiser de manière verticale, broyant inévitablement les choix individuels. Voilà pourquoi le planisme est, aux yeux de Hayek, le début du totalitarisme. (La fin de l'individu, 2019)
  • Un libertaire qui s'assume est un libéral qui s'ignore. (L'Herne-Cahier Michel Onfray, janvier 2019)
  • Tout au long de son existence, chacun est amené à se demander, pour paraphraser les quatre grandes questions de Kant : Que dois-je payer ? Qui puis-je rencontrer ? Où réside mon intérêt ? Qu'est-ce qu'un échange honnête ? »
  • Le secret du populisme, c'est de faire croire au peuple qu'il existe en tant que tel. (Time to Philo, 2017)
  • Que la société construise des valeurs communes est le signe d'une belle vitalité. Que l'État cherche à les imposer par la loi est le symptôme d'une inquiétante fragilité. C'est tout le génie de la modernité, depuis John Locke, d'avoir dissocié la morale de la loi, la sphère privée de la vie de la Cité. L'État ne doit pas dire le Bien, mais protéger les libertés. (Le Figaro, 04/05/2015)
  • Loin de défendre l’intérêt général, l’État moderne est au contraire fondé sur la préservation des bureaucrates qui administrent ses largesses, la reconduction des politiques qui les distribuent, et la protection des rentiers qui en bénéficient. Clientélisme, népotisme et favoritisme constituent les exemples quotidiens de cette corruption légalisée.

Notes et références

  1. Journal Officiel
  2. Ce soir ou jamais, émission présentée par Frédéric Taddéi, 17 décembre 2009

Publications

  • 2004, Octave avait vingt ans, Grasset
    • réédition Livre de Poche, 2006, ISBN 2253115924
  • 2006, Un baiser à la russe, Grasset
    • réédition Livre de Poche, 2007, ISBN 2253119512
  • 2009, Les discrètes vertus de la corruption, Grasset, ISBN 2246706718
  • 2015, Le révolutionnaire, l'expert et le geek, Plon, ISBN 2259229891
  • 2016, Les aventuriers de la liberté, Plon, ISBN 2259249345
  • 2017, Time to Philo, Larousse
  • 2018, Voyages d'un philosophe aux pays des libertés, éditions de l'Observatoire
  • 2019, La fin de l'individu : Voyage d'un philosophe au pays de l'intelligence artificielle, éditions de l'Observatoire

Liens externes

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