John Prince Smith

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John Prince Smith
économiste

Dates 1809 - 1874
Tendance minarchiste
Origine Royaume-Uni Royaume-Uni puis Allemagne Allemagne
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Citation
inter lib.org sur John Prince Smith

John Prince Smith (Londres, 1809 - Berlin, 3 novembre 1874) est un économiste anglais ayant émigré en Allemagne.

Présentation

Après son arrivée en Allemagne, il entame une carrière de publiciste en faveur de la liberté économique et contre la monopolisation de l'industrie par l'État, tout particulièrement à des fins belliqueuses. On lui doit de nombreux pamphlets et articles (Apologie de la liberté industrielle, Le Marché, etc.).

A l'instar de nombreux libéraux du XIXe siècle, partisans de l'État minimal, le seul rôle qu'il reconnaisse à l'État est la production de sécurité.

Sur le modèle de l'Anti Corn Law League de Richard Cobden, il crée en décembre 1846 une "Union pour le libre-échange" en compagnie d'économistes et d'industriels allemands. Si bien que l'on peut légitimement le considérer comme le père du libre-échangisme allemand. Fortement influencé par Frédéric Bastiat, il traduit et publie les Harmonies économiques en 1850. De 1860 jusqu'à sa mort, Prince Smith va être le président de la Société d'économie de Berlin. Optimiste comme l'économiste français, il oppose à « la loi d'airain des salaires » promulguée par Lassalle ce qu'il appelait la « loi d'or », à savoir celle « qui a pour effet d'élever [les travailleurs] à un niveau de vie de plus en plus aisé. »

Entre 1862 et 1866, il siège comme député de Stettin à la Chambre prussienne. Il se montre peu intéressé par les questions constitutionnelles et soutient Bismarck. Mais cette stratégie va se révéler une illusion, Bismarck devant rompre ultérieurement avec le libéralisme et se tourner vers le protectionnisme et le socialisme d'État.

Vers la fin de sa vie, il change radicalement ses conceptions politiques et économiques. Dans L'État et l'économie, il raille le libre-échangisme comme facteur de paix - thèse qu'il qualifie de "sentimentaliste" - et va même jusqu'à refuser la baisse des dépenses militaires. Pour lui, face à la menace socialiste, un État fort est nécessaire, permettant ainsi à la communauté nationale de surmonter ses divisions et de traverser les épreuves. La puissance publique cesse d'être un veilleur de nuit, garant de la sécurité, mais doit veiller à constituer et préserver une conscience nationale chez les citoyens, de même qu'à les éduquer. Dans cette optique, il conteste désormais le rôle de contrôle budgétaire et politique dévolu au Parlement ainsi que la responsabilité parlementaire des ministres ; seul le Kaiser est légitimé à les démettre.

Littérature secondaire

  • 2006, Ralph Raico, « Le libéralisme allemand authentique du XIXe siècle » in Philippe Nemo et Jean Petitot, Histoire du libéralisme en Europe, PUF 2006, p. 890-904

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Voir aussi

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