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William Gladstone

De Wikiberal
William Gladstone
Homme politique

Dates 1809-1898
William gladstone.jpg
Tendance
Origine Royaume-Uni Royaume-Uni
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Citation
inter lib.org sur William Gladstone
Histoire du Royaume-Uni

William Ewart Gladstone (Liverpool, 29 décembre 1809 - Hawarden, Flintshire,19 mai 1898) premier ministre et homme politique britannique a été la figure dominante du parti libéral sous le règne de Victoria. La reine n’appréciait guère l'homme se plaignant qu’il s’adresse à elle comme au public d’une réunion électorale.


Les débuts politiques

Fils d’un marchand, il fait ses études à Eton puis à Oxford où naît sa réputation d’orateur : il est alors un Tory et dénonce les projets de réforme des Whigs. Dans son Grand Tour d’Europe, il visite la Belgique, la France, l’Allemagne et l’Italie.

Élu député conservateur aux Communes en 1832 avec le soutien du duc de Newcastle, il combat l’abolition de l’esclavage et toute législation du travail. Il participe au gouvernement de Robert Peel (1834-1835) et publie son premier ouvrage, The State in its Relations with the Church, en 1838 où il considère que l’État doit défendre et promouvoir l’église anglicane. En 1840, il commence à se pencher sur le sort des prostituées de Londres pour les aider et les encourager à changer de vie. Il est président du bureau du Commerce dans le second gouvernement Peel (1843-1844) puis secrétaire aux Colonies (1845).

Le libéral

Après la mort de Peel, Gladstone s’impose comme son héritier politique. Partisan du libre-échange et de la réduction des dépenses publiques, il se sépare des conservateurs et critique la politique de Lord Palmerston. Les Peelites s’étant rapprochés des Whigs, il devient chancelier de l’Échiquier dans le gouvernement de lord Aberdeen (1852-1855), poste qu’il occupe ensuite dans le gouvernement Palmerston (1859) et il s’active à réduire considérablement les taxes considérant qu’il importe de laisser l’argent fructifier dans les poches des gens. Le 7 octobre 1862, à Newcastle, il soutient la cause de la Confédération dans la Guerre civile américaine, discours public qu’il devait plus tard regretter. En mai 1864, à la grande indignation de la reine et de Palmerston, il affirme que rien ne s’oppose à l’octroi du droit de vote à tous les hommes doués de raison mais qu’il faudrait que les ouvriers montrent plus d’intérêt pour le sujet. Ses positions réformistes lui font perdre son siège de député à Oxford en 1865 mais il réussit à se faire élire un mois plus tard dans le Lancashire.

Le premier ministre

Devenu leader du parti libéral en 1867, il est nommé premier ministre pour la première fois (1868-1874). Le libéralisme gladstonien est caractérisé par la volonté de réduire les dépenses publiques pour laisser l’économie et la société développer toutes leurs potentialités mais aussi sur le plan extérieur par le libre-échange et la promotion de la paix et de la compréhension entre les peuples. Soucieux de calmer l’agitation nationaliste en Irlande, il libère les catholiques irlandais de l’obligation de payer la dîme à l’église anglicane dont les biens sont partagés entre les églises catholiques et presbytériennes. Il fait également voter l’Education Act (1870) qui généralise l’enseignement primaire. Il fait enfin adopter le principe du scrutin secret (1872).

Le pamphlétaire

La victoire des conservateurs en 1874 lui fait perdre la direction du parti libéral. Indigné par la proclamation de l’infaillibilité pontificale, il publie un pamphlet, The Vatican Decrees in their Bearing on Civil Allegiance considérant que les catholiques anglais sont placés devant le dilemme de choisir entre la loyauté à l’égard du pape et celle à l’égard de la Couronne. Il complète son argumentation dans un second pamphlet, Vaticanism: an Answer to Reproofs and Replies où il décrit l’église romaine comme une « monarchie asiatique : rien de moins qu’un des plus hauts sommets du despotisme et de l'asservissement religieux ». A ses yeux le pape souhaite détruire le règne de la loi pour le remplacer par une tyrannie arbitraire. Dans un autre pamphlet, Bulgarian Horrors and the Questions of the East, il dénonce en 1876 l’indifférence du gouvernement de Disraeli à la violente répression mené par les autorités ottomanes contre la rébellion bulgare. Il critique férocement la seconde guerre d’Afghanistan et la guerre contre les Zoulous.

Le retour au pouvoir et son échec

Le retour des libéraux au pouvoir lui permette de devenir premier ministre pour la seconde fois (1880-1885). Hostile au lobby colonial, il est néanmoins amené à soutenir l’envoi de troupes en Egypte pour rétablir l’ordre suite à des émeutes (1882) et la chute de Karthoum au Soudan en 1885 en proie à la révolte mahdiste est fatale à sa popularité : on lui reproche de n’avoir pas agi avec suffisamment de rapidité pour sauver le général Gordon. Il démissionne mais s’allie avec les nationalistes irlandais pour renverser le gouvernement de lord Salisbury. Mais ce gouvernement de 1886 ne dure que quelques mois. Il revient une quatrième et dernière fois comme premier ministre en 1892. Il propose de nouveau un Home Rule Bill pour permettre la création d’un parlement irlandais mais le texte est rejeté par les Lords. Gladstone démissionne en mars 1894. Il prononce son dernier discours public à l’âge de 86 ans à Liverpool pour dénoncer le massacre des Arméniens.

Littérature secondaire

Liens externes

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