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Lord Palmerston

De Wikiberal
Lord Palmerston
Homme politique

Dates 1784-1865
Lord Palmerston 1855.jpg
Tendance
Origine Royaume-Uni Royaume-Uni
Articles internes Liste de tous les articles

Citation
inter lib.org sur lord Palmerston
Histoire du Royaume-Uni

Henry John Temple 3e vicomte Palmerston connu comme lord Palmerston (Westminster, 20 octobre 1784 – Brocket Hall, Hertfordshire, 18 octobre 1865) a été deux fois premier ministre du Royaume-Uni sous le règne de la reine Victoria. Il avait commencé sa carrière comme Tory avant de rallier le parti libéral. Le gouvernement qu’il forme en 1859 est le premier qui représente le nouveau parti libéral qui avait succédé aux Whigs. Néanmoins, sa politique paraît comme fort peu libérale, marquée surtout par une indéniable agressivité (politique de la canonnière) et un fort nationalisme teintée de conservatisme, caractéristique de l’impérialisme britannique. C'est néanmoins sous son gouvernement qu'est signé le traité de libre-échange entre la France et le Royaume-Uni en 1860.

Biographie

Après des études à Edimbourg et Cambridge, il entre au Parlement en 1807 et occupe diverses fonctions jusqu’en 1828. Passé dans l’opposition, il se révèle un bon orateur. Il revient au pouvoir dans le sillage de Charles Grey qui en fait son ministre des Affaires étrangères, poste qu’il devait occuper à trois reprises pendant une vingtaine d’années (1830-1834) (1835-1841) (1846-1851).

S’il mène une politique d’entente avec la France sur la question de la Belgique au moment de l’ambassade de Talleyrand, il ne va cesser ensuite de se méfier des Français et de Louis-Philippe, entretenant une stérile rivalité entre les deux monarchies les plus libérales d’Europe. Pour s’opposer à la politique égyptienne de la France, il n’hésite pas à s’entendre avec les puissances autocratiques (Russie, Autriche, Prusse) par la Convention de Londres (1840).

Ce belliciste francophobe est écarté entre 1841 et 1846, moment où se développe une entente cordiale franco-anglaise à l’initiative de Guizot et lord Aberdeen. De retour aux affaires, il essaie en vain d’empêcher le mariage de l’infante d’Espagne avec un Orléans.

Au moment des révolutions de 1848, qu’il regarde avec sympathie, il se montre un avocat convaincu du droit des peuples à l’auto-détermination, ce qui contribue à l’impopularité du gouvernement britannique parmi les monarchies européennes. La reine Victoria et le prince Albert ne peuvent cacher leur indignation face aux initiatives aventureuses de leur ministre des Affaires étrangères. Attaqué à la Chambre des Communes, il répond que la « véritable politique de l’Angleterre (…) est d’être le champion de la justice et du droit ». Bien que la reine ait exprimé son mécontentement au premier ministre en 1850, Palmerston refuse de démissionner, considérant que la source du pouvoir ne résidait plus dans la Couronne. Devenu secrétaire à l’Intérieur, il s’oppose à la réforme électorale souhaitée par lord John Russell en 1853.

La reine doit se résoudre de mauvais gré à l’appeler comme Premier ministre (6 février 1855 – 6 février 1858) où il va reprendre sa politique agressive en Asie, justifiant le bombardement de Canton qui va aboutir à la seconde guerre de l’Opium (1856). Attaqué par Richard Cobden et William Gladstone aux Communes, il répond le 3 mars 1857 que le discours de Cobden était perverti « par un sentiment anti-anglais » : renversé par la majorité, il demande la dissolution du Parlement et remporte une écrasante victoire aux élections de 1857.

La révolte des Cipayes l’incite à transférer l’autorité en Inde de la Compagnie des Indes à la Couronne. Refusant de rejoindre le parti conservateur, il va revenir une seconde fois comme premier ministre (12 juin 1859-18 octobre 1865) mais cette fois au nom du nouveau parti libéral, Russell et Gladstone acceptant d’entrer au cabinet. Lors de la Guerre de Sécession, cet ancien abolitionniste montre de la sympathie pour les États confédérés, voyant dans le conflit une occasion d’affaiblir les États-Unis. Il meurt au pouvoir quelques mois après avoir remporté une nouvelle fois les élections générales (1865).

Liens externes

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