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Anarchie

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L'anarchie N'existe Pas, sur l'anarchie et le libéralisme (for)

L'anarchie est l'état d'une société sans État (selon Liberpedia). Voir anarchisme et panarchie.

Par opposition à anomie.

Les États aiment l'anarchie !

Paradoxalement, les États vivent entre eux en état d'anarchie et résistent à toute tentative de les soumettre à une autorité supérieure. Cela ne serait pas grave si la guerre n'était pas considérée comme un moyen légitime de résolution de conflit entre États, ce qui est le cas aujourd'hui. La différence fondamentale entre l'anarchie prônée par les anarcho-capitalistes et celles dans laquelle vivent les États est donc la question de l'usage de la violence : les États considèrent légitime de l'employer pour résoudre leurs conflits, alors que les anarcho-capitalistes la considèrent comme illégitime.

Les États tolèrent donc à l'extérieur de leurs frontières ce qu'ils ne tolèreraient pas à l'intérieur de leurs frontières. Les anarcho-capitalistes y voient une confirmation de leurs thèses :

On n'a pas assez réfléchi sur le fait que le monde a toujours existé dans un état d’anarchie internationale, sans gouvernement commun, sans monopole coercitif de la décision au-delà des divers États. Pourtant, les relations internationales entre leurs citoyens privés ont généralement fonctionné assez correctement malgré cette absence d'un gouvernement unique au-dessus d'eux. (Murray Rothbard)

Erreur commune : "le libéralisme, c'est l'anarchie"

Ce qui est sous-entendu est plutôt : "le libéralisme, c'est le désordre", le terme d'anarchie étant employé ici incorrectement. Cette erreur s'explique psychologiquement parce que la liberté fait peur, et que les gens ignorent tout du libéralisme (qu'ils ne connaissent pas, puisqu'il n'existe aucun pays libéral). Le libéralisme est d'abord le respect du droit légitime d'autrui, car une société civilisée ne peut exister sans règles. Pour autant, cela ne justifie pas une coercition arbitraire telle que celle que l'État exerce le plus souvent dans tous les domaines de nos existences : libertés individuelles, libertés publiques, liberté d'expression, économie, etc., son interventionnisme étant sans limites.

Bibliographie

  • 1972, Thomas Hogarty, Cases in Anarchy, In: Explorations in the Theory of Anarchy, edited by Gordon Tullock. Blacksburg Va.: Center for Study of Public Choice
  • 1992, Alexander Wendt, « Anarchy Is What States Make of It : The Social Construction of Power Politics », International Organization, vol 46, printemps

Citations

  • Le libéralisme est une anarchie avec le respect des autres et de la propriété. (Pascal Salin)
  • L'anarchie, ce n'est pas d'avoir aucune règle, c'est de n'avoir aucun maître qui vous contraigne à obéir à des règles non consenties. (Kent McManigal)
  • On n’est jamais mieux gouverné que lorsqu’il n’y a pas de gouvernement. (Jean-Baptiste Say)
  • L’anarchie nous entoure. Sans elle, notre monde s’écroulerait. Tout progrès est dû à elle. Tout ordre provient d’elle. Tous les bienfaits qui nous élèvent au-dessus de l’état de nature sont dûs à elle. L’espèce humaine s’épanouit uniquement grâce à l’absence de contrôle, et non grâce à lui. Je dis que nous avons besoin de toujours plus d’absence de contrôle pour rendre le monde encore plus beau. (Jeffrey Tucker)
  • « Peut-on se passer de l’État ? » Comme nous aimerions tous nous passer de l’État, de ses exigences, de ses papiers, de ses interdictions, de son poids écrasant et de plus en plus écrasant ! Un chef-d’œuvre a été écrit sur l’absence de l’État : c’est Robinson Crusoé. Il me suffit de recevoir ma déclaration d’impôts et de boucler ma ceinture en voiture pour rêver de Robinson. Mais il ne serait pas difficile, après une première partie consacrée à la liberté de l’individu sans État, d’entamer la seconde partie (quel ennui !) où l’État apparaîtrait comme le Grand Protecteur qui vient aider les plus faibles contre les plus forts et dont personne ne peut se passer. On parlerait de Hobbes, bien sûr, et de son homme qui est un loup pour l’homme, de Spinoza pour s’amuser un peu, de Rousseau et de son Contrat social, de Kant, naturellement, et on finirait sur Hegel pour qui l’État finit par se confondre avec la philosophie. Pouah ! Une troisième et dernière partie montrerait avec éclat – repouah ! – que l’État libérateur peut être aussi, si vous n’y prenez garde, un État oppresseur qui surveille les citoyens, organise des écoutes, se sert de grandes oreilles et menace la démocratie avec le cumul des pouvoirs. Re-repouah ! On bouclerait la boucle avec Benjamin Constant : « Que l’État se contente d’être juste. Nous nous chargeons d’être heureux. » (Jean d'Ormesson, Le Figaro, 14 juin 2007)

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