Benjamin Franklin

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Benjamin Franklin
Homme politique

Dates 1706-1790
Benjamin franklin michael deas pain.jpg
Tendance Libéral classique
Origine États-Unis États-Unis
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Citation « En ce monde rien n'est certain, à part la mort et les impôts. »
inter lib.org sur Benjamin Franklin

Benjamin Franklin, né le 17 janvier 1706 à Boston et mort le 17 avril 1790 à Philadelphie, publiciste, imprimeur, physicien et homme politique américain, est un des pères de la Révolution américaine.


Un fils de ses œuvres

Il commence à travailler très tôt dans le magasin de son père, un immigrant anglais, un artisan, fabricant de bougies et savons. Ayant rompu avec sa famille, il quitte Boston pour New York puis s'établit sans un sou à Philadelphie, où il trouve une place d'apprenti imprimeur. En quelques années, il se marie (1730) et fonde sa propre imprimerie.

Dès 1726, il a établi une liste de 13 vertus qu’il s’est efforcé de pratiquer sa vie durant :

  1. Tempérance
  2. Silence
  3. Ordre
  4. Résolution
  5. Frugalité
  6. Industrie
  7. Sincérité
  8. Justice
  9. Modération
  10. Propreté
  11. Tranquillité
  12. Chasteté
  13. Humilité

En 1729, il fait l'acquisition d'un journal, la Gazette de Pennsylvanie qui lui permet de publier régulièrement des chroniques et des éditoriaux qui en font bientôt le quotidien le plus lu de l'Amérique coloniale. Il contribue à la création de l’Académie de Philadelphie (1751) qui devait devenir l’Université de Pennsylvanie, et à celle du premier Hôpital des États-Unis. En 1769, il est élu Président de la Société Américaine de Philosophie. Cet autodidacte apprend aussi plusieurs langues étrangères parmi lesquelles le français, l'allemand, l'espagnol, l'italien.

Esprit encyclopédique, il est un homme des Lumières. Ses expériences sur l'électricité sont célèbres, il installe un paratonnerre sur sa maison de Philadelphie et crée les mots du vocabulaire usuel : batterie, positif, négatif, charge. Partant d'une série d'expériences qu'il avait réalisé, il réussit à bâtir une théorie physique qui donne une explication au phénomène de la foudre. Il est également l'inventeur des lunettes à double foyer et du poêle à bois à combustion contrôlée.

Plaçant toutes ses inventions dans le domaine public, il refuse toute propriété intellectuelle dans ce domaine : « de même que nous profitons des avantages que nous apportent les inventions d'autres, nous devrions être heureux d'avoir l'opportunité de servir les autres au moyen de nos propres inventions ; et nous devrions faire cela gratuitement et avec générosité. »

Il publie, sous le pseudonyme de Richard Saunders, L'Almanach du pauvre Richard (Poor Richard’s Almanac), un recueil de chroniques parsemé de maximes, sentences et proverbes en tout genre qui devient le livre des sagesses de la classe moyenne de l'époque.

En France, Paul-Louis Courier qui fut lié à La Fayette, le cite en exemple dans son Pamphlet des pamphlets publié en 1825.

Un des pères de l’Indépendance

Après plusieurs voyages en Grande-Bretagne comme représentant colonial, il retourne à Philadelphie, où il se range parmi les partisans de l'indépendance. En 1776, il préside la “Convention Constitutionnelle de Philadelphie”. Il devait être l'un des auteurs de la Déclaration d'Indépendance. En octobre 1776, Franklin accepte de faire partie de l'équipe des trois envoyés américains en France, en compagnie de Silas Deane et Arthur Lee. Durant l'été 1782, alors que John Adams et John Jay prennent le chemin de Paris, Franklin rédige les grandes lignes du traité qui devient le traité de Paris. Il participe ensuite à la rédaction de la Constitution. Il est ainsi le seul des pères fondateurs à avoir signé les trois textes fondateurs des États-Unis. Il a consacré ses dernières années à la lutte pour l’abolition de l’esclavage.

Littérature secondaire

  • 1982, Bruce E. Johansen, Forgotten Founders: Benjamin Franklin, the Iroquois, and the Rationale for the American Revolution. Ipswich, Mass.: Gambit

Citations

  • « Aucune nation n’a jamais été ruinée par le commerce. »
        — Benjamin Franklin
  • « En ce monde rien n'est certain, à part la mort et les impôts. »
        — Benjamin Franklin, Lettres
  • « Il y a bien des manières de ne pas réussir, mais la plus sûre est de ne jamais prendre de risques. »
  • « Le mien vaut mieux que le nôtre. »
        — Benjamin Franklin, Almanach du pauvre Richard
  • « Les lois trop douces ne sont pas suivies, les lois trop sévères ne sont pas appliquées. »
        — Benjamin Franklin, Almanach du pauvre Richard
  • « Celui qui vit d'espérance court le risque de mourir de faim. »
  • « Dieu aide ceux qui s'aident eux-mêmes. »
  • « Si vous voulez voir la valeur de l'argent, essayez donc d'en emprunter. »
  • « Les créanciers ont meilleure mémoire que les débiteurs. »
        — Benjamin Franklin, Almanach du pauvre Richard
  • « Lorsque les citoyens réaliseront qu’ils peuvent voter pour obtenir plus d’argent, l’abolition de la République aura sonné. La Constitution finira par échouer, comme toute autre chose, et c’est la corruption générale qui la mènera à sa perte. »

L'Américain idéal

  • « Benjamin Franklin est le type même du self-made man, paraissant résumer en sa personne les aspirations des classes moyennes en pleine ascension. Il est permis de ne pas croire à la prédestination. Mais il est difficile de ne pas noter, comme le faisait déjà Sainte-Beuve, qu’en anglais médiéval un franklin est un homme libre, occupant une position intermédiaire entre le servage et la noblesse. Comme l’on peut remarquer qu’un benjamin est littéralement un fils cadet. Or Benjamin Franklin transforma cette infériorité d’Ancien Régime en titre de gloire : Je suis un fils cadet, issu de fils cadets depuis cinq générations. Les Américains pareillement se sentaient tous des cadets et des bourgeois par rapport à l’Angleterre aristocratique et à l’Ancien Monde, mais ils étaient bien décidés à égaler puis à dépasser leurs aînés. »
        — Bernard Cottret, La Révolution américaine, p. 24-25
  • « Tout en lui annonçait la simplicité des mœurs anciennes. Il avait quitté la perruque qu’il portait auparavant et montrait à la multitude étonnée une tête digne du pinceau du Guide, sur un corps droit et vigoureux, couvert des habits les plus simples. Il portait de larges lunettes, et à sa main un bâton blanc. Il parlait peu, il savait être impoli sans rudesse, et sa fierté n’était que le sentiment de la dignité de son être. […] Un tel personnage était fait pour exciter la curiosité de Paris ; le peuple s’attroupait sur son passage ; on demandait : Quel est ce vieux paysan qui a l’air si noble ?  »
        — Benjamin Franklin, Vie de Franklin, an III, p. 31

Littérature secondaire

  • 1964, Lenord W. Larabee et. al. , dir., "The autobiography of Benjamin Franklin", New Haven: Yale University Press

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