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Discours

De Wikiberal

Un discours est un développement oral fait devant une audience. Par extension, on désigne ainsi toute suite de paroles écrites ou prononcées dans un but déterminé, adressées à une assemblée, à quelques personnes ou à une seule.

Dans le contexte politique, le discours est souvent normatif et moralisateur. Par exemple, le discours répressif et moralisateur contre la prostitution (ou la pornographie, l'usage de drogues, etc.) est un interventionnisme de l'homme et de la femme politique qui conçoit la défense de la liberté par l'annonce d'un discours d’interdiction, faisant apparaître cette dernière comme l’unique solution pour protéger les prétendues "victimes". Durant les campagnes électorales, les personnages publics se complaisent à prononcer des termes vagues et quelquefois creux (weasel words, motvirus) comme solidarité ou justice sociale, juste pour que leur énoncé endorme l'esprit de curiosité de leur auditoire.

Des alternatives méthodologiques d'analyses discursives

Dans le domaine de la sociologie, de la communication et de la théorie des organisations, l’analyse discursive des acteurs se fonde sur un riche éventail d'alternatives méthodologiques disponibles, y compris l'analyse de la conversation, l'ethnométhodologie, la déconstruction[1], l'analyse du récit, l'intertextualité, la sociolinguistique[2], l'analyse critique du discours, la narratologie[3], la méthode lexicométrique ou l'analyse de contenu[4].

  • L'analyse conversationnelle est l'étude du "parler" dans l'interaction verbale et non verbale dans des situations de la vie quotidienne. Depuis la fin des années 1960 (par les sociologues Harvey Sacks, Emanuel Schegloff et Gail Jefferson), elle décrit l'ordre, la structure et les modes d'interaction séquentielle, dans un contexte institutionnel (à l'école, dans le cabinet d'un médecin, au tribunal de Justice ou ailleurs) ou simplement dans une conversation informelle.
  • Le Storytelling[5] ou la narratologie[6] de management est l'étude des histoires pour mieux faire passer une idée aux parties prenantes de l'entreprise. La narratologie en management considère que l’entreprise n'est pas un lieu de lutte de classes, comme le présentait l'analyse marxiste mais un espace où s’affrontent récits et contre-récits. Les chercheurs montrent que les récits ou les histoires possèdent une formidable puissance fédératrice. L'image de l'entreprise est donc constituée par ces histoires en interne (bavardage concernant le moral des salariés, notes de la direction financière sur la performance économique) tout comme la réputation s'étoffe à l'extérieur de l'organisation par le positionnement ou l'opinion que l'étude de marché va renforcer. Un exemple notoire, illustrant la narratologie provient de l'anecdote sur une infirmière zambienne, qu'utilise Stephen Denning, alors responsable de la gestion de la connaissance (knowledge management) à la Banque mondiale. Il arrive à mobiliser toute son équipe sur les insuffisances de son institution par vexation d'incompétence. car, toutes les immenses ressources d'informations de la banque mondiale n'étaient pas accessibles à l'infirmière qui utilisa plus avantageusement un site médical sur internet plus pertinent pour soigner un patient de la malaria. La narratologie implique un leadership discursif pour savoir raconter des histoires dans différentes activités de management (publicité pour une marque, activité de conseil pour la gestion stratégique) pour tenter de mobiliser son auditoire. Loin d'être une méthode improvisée, l'histoire racontée utilise les ressorts de l'émotion de l'auditeur pour favoriser son transfert sur le personnage de la narration, beaucoup plus efficace que la froideur d'un graphique ou d'un transparent de powerpoint. Le récit est ainsi instrumentalisé pour jouer sur la subjectivité perceptive de l'auditeur posant des problèmes éthiques. Mais, dans la majorité des cas, le storytelling met en valeur des récits porteurs de sens.
  • La méthode lexicométrique permet de détecter les univers lexicaux et de révéler l’importance du sens (cognitif) des mots, de leur direction (circulation) et de leur globalisation (partage entre acteurs) pour déceler leur finalité de "bon sens" (sens communs).
  • L'analyse de contenu de communication examine essentiellement la présence, la signification et les relations de certains mots et / ou des phrases pour faire des inférences sur le message communiqué.
  • La sociolinguistique interactionnelle (SI) est une forme d'analyse du discours qui est devenue populaire dans l'examen du discours dans le milieu du travail (John J. Gumperz[7], Janet Holmes[8]; Shari Kendall[9]. La SI s'appuie sur des informations socio-culturelles et contextuelles pour aider l'analyse du discours et elle examine la manière dont les interactants interprètent les énoncés les uns des autres. L'analyse contextuelle offerte par la SI contraste avec l'approche de l'analyse de conversation qui analyse le discours sur une base uniquement sur ce qui est contenu dans les limites de la conversation.
  • L'analyse critique du discours[10] a ses racines dans la socio-linguistique, la sémiotique et la théorie de la construction sociale. Elle est basée sur l'affirmation que les visions du monde sont construites par le langage. C'est donc une approche socio-constructiviste de la réalité (Peter Berger). En conséquence, les micro-analyses des textes écrits et parlés fournissent des éléments de preuve de l'influence du contexte socio-politique et historique en combinaison de l'analyse macro-textuelle. Les discours, dans ce contexte, sont une agrégation d'opinions particulières du monde en action, souvent représentés comme des histoires dans la langue courante. Les hypothèses sur les relations entre les entités clés (comme par exemple entre les gens et la nature, ou entre le gouvernement et la société), établissent des positions des individus au sujet de certains thèmes et sur leurs relations, par exemple, entre l'employeur et l'employé. Les acteurs emploient des dispositifs rhétoriques telles que les métaphores qui servent à normaliser ces relations. De manière significative, l'Analyse critique du discours consiste également à apprécier et à comprendre comment l'information est stratégiquement disposée et omise afin de promouvoir des interprétations particulières et des récits "normalisés". Les discours sont dit à la fois être constitués et constitutifs des réalités sociales, avec le pouvoir de construire et de contrôler les conséquences matérielles. L'analyse des discours peut révéler des mécanismes par lesquels les relations de pouvoir sont promulguées, reproduites et finalement normalisées comme faisant partie du "sens commun". Le bon sens est "taken for granted" ; il est pris pour acquis sans discussion préalable, examen, doute ou interrogation dès le commencement de la conversation. Ces instances discursives peuvent dévoiler au grand jour l'abus de domination oul'inégalité économique et sociale.
  • La psycholinguistique que l'on retrouve principalement appliquée dans la programmation d’algorithme (Traitement informatisé du langage naturel utilisé pour les moteurs de recherche, les traductions automatisées ou les corrections orthographiques) par l'apport commun de la linguistique et de l'informatique. Elle vise à analyser sémantiquement des textes ou des bases de données non structurées par le contrôle d'apparitions d’ambiguïté de sens. Par exemple, La psycholinguistique s'intéresse aux marqueurs prosodiques (la vitesse de la parole[11], les divers accents phoniques, la tonalité de la voix, les silences, les mots sur la langue, etc.), aux marqueurs discursifs (les mots qui n'apportent pas d'informations mais qui s’intègrent au langage ou le parasite, par ex : "eh bien", "tout à fait", "mais alors", etc.), les marqueurs lexicaux, les marqueurs morphologiques, etc.
  • La communication non verbale[12], repose surtout sur l'expressivité de l'acteur (expression du visage, gestes, comportement, etc.) en dehors du texte écrit ou des paroles prononcées.

L'analyse autrichienne des textes

Une approche analytique du discours est une étude systématique des textes qui permet de réfléchir sur l'« acteur » ou les acteurs, sur les récits et dans les histoires où ils se trouvent. Chaque texte contient des indices au sujet des objets de connaissance, des conceptions de soi, du statut et des relations sociales, et du pouvoir. L'analyse du discours est un mode de recherche universitaire qui étudie le « sens » à travers une « étude systématique des textes », et elle est considérée comme un moyen utile de donner un sens à la nature rapidement changeante du travail et de l'organisation. Un "texte" est quelque chose qui rapporte des phénomènes sociaux en tant qu'être, comprenant les comptes rendus verbaux et écrits, des représentations visuelles, des bâtiments, des vêtements, des objets culturels etc.

Des auteurs comme Keenoy et Oswick (2003), utilisant la métaphore du "landscape" (paysage) soutiennent que le sens d'un texte est intégré dans un « textscape », c'est à dire qu'il est acquis grâce à de continuelles références à d'autres textes (par l'intertextualité par exemple) - qui sont tous spatialement et temporellement situés. Par ailleurs, les textes sont « multi-fonctionnels » dans leur nature, car ils constituent des formes de connaissances, ils sont interpersonnels, en aidant les gens à développer leur concept de soi et d'identité sociale, et ils informent les relations sociales entre les différents acteurs.

L'analyse autrichienne des textes principalement défendue par Don Lavoie va plus loin dans la métaphore du "texte paysager". En s'appuyant sur la notion de structure de capital, la métaphore est évidente que le sens du texte ne se perçoit pas seulement en surface, comme une vision d'un paysage dans son horizon, mais également en profondeur. Les ressources du discours s'appuient également dans ses racines plus ou moins profondes. Par exemple, un texte sur la liberté exige de comprendre comment cette notion s'enracine dans les différents auteurs qui ont traité de ce thème dans l'histoire de la littérature. Les points de connexion ne s’effectuent pas uniquement en surface, avec des auteurs contemporains, mais également en référence à des textes plus anciens, dont la vérité est intacte. Les idées ont certes, des conséquences, selon la formule consacrée par le conservateur américain Richard Weaver, mais les idées aussi ont des racines qui nous permettent de les relier à d'autres racines plus ou moins profondes. Le sens des textes n'est pas toujours évident, d'où une recherche de sa signification par des recherches de sources alternatives et des comparaisons pour pouvoir les intégrer à son capital de savoir.

Actuellement, une nouvelle méthodologie d'analyse du discours se met en place, avec l'analyse autrichienne de la littérature. Aussi, plusieurs chercheurs, dont Paul Cantor et Stephen Cox, sont actuellement en train de faire émerger cette nouvelle discipline qui consiste à lire les textes avec les outils méthodologiques de l'école autrichienne : individualisme méthodologique, subjectivisme (des choix, temporels), acteur-entrepreneur, conséquences inattendues des actions humaines (ordre spontané) etc.

Annexes

Notes et références

  1. * J. Culler, 1982, "On deconstruction: Theory and criticisms after structuralism", Ithaca NY : Jumbuck University Press
  2. * Michael Stubbs, 1983, "Discourse Analysis: The Sociolinguistic Analysis of Natural Language", Oxford, U.K: Blackwell
  3. Influencées par l'école française de narratologie, les études américaines en sciences sociales ont commencé, dans les années 1980, sur les récits du monde du travail.
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  5. En économie et dans le monde des entreprises, une histoire est un récit d'un événement que le narrateur relate par rapport à sa propre expérience, ou de celle de quelqu'un d'autre connu ou inconnu, ou il peut s'agir d'une histoire d'un autre source comme un film ou un livre. Les histoires fonctionnent comme une technique de communication et une technique de motivation (engagement) efficaces pour trois raisons principales. Tout d'abord, les histoires transmettent des émotions de manière efficace avec une idée forte et convaincante. Nous nous souvenons de ce que nous ressentons. Et nos émotions nous poussent à agir. Deuxièmement, les histoires sont concrètes dans notre esprit. Elles ont la capacité de nous transporter dans un endroit et dans le temps où l'on peut s'imaginer les événements qui sont relatés. Les bonnes histoires sont mémorables. Nous avons plus de chances de nous rappeler une histoire qu'une présentation d'un ensemble de faits déconnectés. Enfin, les histoires représentent une stratégie d'attraction, contrairement à la stratégie de pression normative que nous utilisons d'une manière plus traditionnelle. Les histoires engagent l'auditeur en l'attirant pour participer dans la "conversation de l'histoire" plutôt qu'elles ne disent ce qu'il faut penser.
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Liens internes