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Michel Foucault

De Wikiberal
Michel Foucault
Philosophe

Dates 1926-1984
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Tendance Inclassable
Origine France France
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Citation
inter lib.org sur Michel Foucault

Michel Foucault, né le 15 octobre 1926 à Poitiers et mort le 26 juin 1984 à Paris, était un philosophe français. Il fut titulaire, entre 1970 et 1984, d'une chaire au Collège de France à laquelle il donna le titre d'Histoire des systèmes de pensée. Michel Foucault est généralement connu pour ses critiques des institutions sociales, principalement la psychiatrie, la médecine, le système carcéral, et pour ses idées sur l'histoire de la sexualité, ses théories générales concernant le pouvoir et les relations complexes entre pouvoir et connaissance.

Biographie

En plus de sa licence en philosophie à la Sorbonne, Michel Foucault obtient en 1947 une licence en psychologie. Comme de nombreux autres normaliens de son époque, il adhère au Parti communiste français, mais pour une courte période, de 1950 à 1953. Suite à la découverte de la situation réelle en Union soviétique, notamment des Goulags sous la dictature de Staline, il quitte le parti.

En 1951, il est reçu à l'agrégation de philosophie. Tout en occupant un poste de répétiteur à l'École normale supérieure, il accepte un poste d'assistant à l'université de Lille, où de 1953 à 1954, il enseigne la psychologie. En 1954, il publie son premier livre, Maladie mentale et personnalité, un travail commandé par Althusser et qu'il désavoua par la suite. La même année, il accepte un poste à l'université d'Uppsala en Suède en tant que conseiller culturel. A la fin de 1958, il quitte la Suède pour la Pologne (Varsovie). Il y est chargé de la réouverture du Centre de civilisation française. Il retourne en France en 1960 pour finir sa thèse et occuper un poste de philosophie à l'université de Clermont-Ferrand. En 1961, il obtient son doctorat en soutenant deux thèses, l'une dite thèse mineure et intitulée "Kant, Anthropologie", l'autre dite thèse d'État intitulée "Folie et Déraison. Histoire de la folie à l'âge classique".

En 1966, il publie Les Mots et les Choses, qui connaît immédiatement un immense succès. Nombre des débats, d'échanges et d'interviews se font les échos de l'opposition à l'humanisme, et de son affranchissement par l'étude des systèmes et de leurs structures. Dès la fin des événements de 1968, le gouvernement français décide de la création d'une université expérimentale à Vincennes. Michel Foucault y prend la direction du département de philosophie. Il est élu au Collège de France en 1970 comme professeur d’Histoire des systèmes de pensée. Dans ses cours, il met en relief pour la première fois, en France, l’existence du courant néolibéral français. Il encouragea ses étudiants à lire des auteurs encore inconnus comme Friedrich Hayek et Ludwig von Mises.

À la fin des années 1970, le militantisme politique de gauche est en recul, notamment avec la désillusion de nombreux militants de gauche, certains d'entre eux prenant un virage idéologique à 180°, formant les Nouveaux Philosophes. C'est durant cette période que Foucault se met à l'écriture d'un projet d'Histoire de la sexualité dont il publiera trois volumes. De 1970 à avril 1984 il poursuit ses cours au Collège de France, y enseignant les principes de gouvernementalité, et la biopolitique (cours de 1978 et de 1979), puis à partir de 1983 sur Le gouvernement de soi et des autres, ainsi que sur la parrhésia.

Le biopouvoir : rapport de pouvoir entre l'institutionnel et l'individu

La réflexion sur le pouvoir de Michel Foucault se retrouve dans son livre "Surveiller et punir", qui paraît en 1975. Il étudie les structures des micro-pouvoirs qui se développèrent dans les sociétés occidentales au XVIIIe siècle, avec un regard approfondi sur les prisons et les Écoles. Au pouvoir ancestral qui donne la mort et laisse vivre, s'est substitué le biopouvoir qui fait vivre et laisse mourir (État-providence : sécurité sociale, assurances, etc.). La microphysique du pouvoir est donc un système social qui gratifie et qui punit.

Michel Foucault a mis en lumière certaines pratiques et techniques de domination du pouvoir à l'égard des individus par l'intermédiaire des institutions. Il note la grande similitude dans les modes de traitements accordés ou infligés à de grands groupes d'individus constituant virtuellement les frontières du groupe social : les fous, les condamnés, certains groupes d'étrangers, les soldats et les enfants. Il considère que finalement, ils ont en commun d'être regardés avec méfiance et exclus, par un enfermement en règle dans des structures fermées, spécialisées, construites et organisées sur des modèles similaires (asiles, prisons, casernes, campements, écoles) inspirés du modèle monacal, ce qu'il a appelé « institution disciplinaire ».

Dans la seconde moitié des années 1970, il s'est ainsi intéressé à ce qui lui semblait une nouvelle forme d'exercice du pouvoir (sur la vie), qu'il a appelé biopouvoir (concept repris et développé depuis par François Ewald, Giorgio Agamben, Judith Revel et Antonio Negri, notamment), indiquant le moment où, autour du XVIIIe siècle, la vie - non seulement biologique mais entendue comme l'existence tout entière: celle des individus et comme celle des populations, la sexualité comme les affects, l'alimentation comme la santé, les loisirs comme la productivité économique – entre comme telle dans les mécanismes du pouvoir et devient ainsi un enjeu essentiel pour la politique.

Son travail se présente comme une histoire des limites tracées à l'intérieur de la société, et qui définissent les seuils à partir desquels on est fou, malade, criminel, déviant. Les clivages internes de la société ont une histoire, faite d'une lente formation, sans cesse remise en cause et montrant ses limites. De part et d'autre de ces domaines d'exclusion et d'inclusion se constituent des formes de subjectivité différentes, et le sujet est donc une concrétion politique et historique, et pas typiquement une substance libre comme le voudrait la tradition et le sens commun. les micro-pouvoirs produisant des discours permettant de contrôler qui est ou qui n'est pas dans la norme :

je ne me perçois moi-même que selon les critères formés par l'histoire. Le pouvoir n'est pas une autorité s'exerçant sur des sujets de droit, mais avant tout une puissance immanente à la société, qui s'exprime dans la production de normes et de valeurs.

L'amorce de la pensée libérale

L'autorité ancestrale était centrée sur le pouvoir. Michel Foucault présente les micropouvoirs où la liberté de chacun est peu à peu réduite au confinement engendré par les institutions. Sortir de la norme n'est plus possible puisque l'individu se rend coupable d'anormalité. Michel Foucault utilise la métaphore du panoptique (projet architectural de prison inventé par Jeremy Bentham et conçu pour que les prisonniers puissent tous être vus depuis une tour centrale). L’idée du panoptique est l'aspiration du souverain à la surveillance exhaustive et individualisée des personnes au travers de l'auto-discipline de ses sujets.

Le problème politique décisif du point de vue des libertés n'est donc plus la souveraineté absolue du pouvoir. Ce sont les micropouvoirs institutionnels entrelacés et se chevauchant qui constituent de nouvelles formes de domination. Cependant, ces micropouvoirs peuvent générer de nouvelles formes institutionnelles dans la mesure où l'individu est libre car Il n'y a de relation de pouvoir qu'entre des sujets libres. Ainsi l'utilitarisme chez Michel Foucault, dans son rapport à la docilité, ouvre un champ ouvert de nouvelles considérations, du côté de l'analyse syndicale, du travail, de la productivité, de la créativité et de l'autonomie. Quels sont les éléments qui permettent de comprendre la soumission au pouvoir dans un cadre de rationalité utilitariste ? À partir de quel moment cet intérêt de l'individu pour la docilité n'occasionne pas la privation de sa liberté ?

« Le problème à la fois politique, éthique, social et philosophique qui se pose à nous aujourd'hui n'est pas d'essayer de libérer l'individu de l'État et de ses institutions, mais de nous libérer, nous, de l'État et du type d'individualisation qui s'y rattache. Il nous faut promouvoir de nouvelles formes de subjectivité. » (« Le Sujet et le Pouvoir »). Autrement dit le discours n'est pas "Si vous n'aimez pas la France quittez là", mais comment s'affranchir des micropouvoirs (assurance sociale, système de santé etc.) sans devoir s'exiler ou comment conserver son individualité sans perdre ses relations sociales ?

Michel Foucault diagnostique l’intervention du gouvernement et ses limites sur le plan cognitif, comme l'a fait Friedrich Hayek. Pour le souverain de l'époque médiévale, la population est un concept opaque, elle est composée d'éléments de plus en plus nombreux et autonomes. L'accessibilité à cette population est tentée par la prise en compte de régularités. En démographie, il s'agit du calcul normatif du taux de natalité, du taux de mortalité et de l'accroissement démographique. Sur le plan économique, les invariants comportementaux sur la recherche d'utilités des individus donnent des indications aux gouvernants. Cependant, l’individu seul est capable de savoir quel est son désir. Il sait quel est son intérêt et décide des moyens à mettre en œuvre pour les réaliser. Aucun pouvoir ne peut donc se substituer à lui. Plus la population s'accroît, plus l'interaction incessante des actions individuelles donne une complexité inaccessible au savoir gouvernemental. Dans ses cours au Collège de France, de 1978 à 1979, publié sous le nom de Naissance de la biopolitique, Michel Foucault est à l’origine du développement de recherches internationales qui portent sur la gouvernementalité c'est-à-dire de comprendre les nouvelles façons de gouverner les hommes en sortant du dogme utilitariste.

L'apport posthume à la théorie de l'organisation

Depuis son décès, Michel Foucault a inspiré de nombreux auteurs en management (Gibson Burrell, Chris Carter, David Knights, Alan McKinlay, Michael Rowlinson, Ken Starkey). Ils se sont appuyés sur les concepts de discipline, de surveillance et de relations entre pouvoir et savoir afin d'apporter un éclairage nouveau sur la genèse de l'organisation moderne. L'autre objectif est de lever de nouvelles questions sur la théorie de l'organisation. La carrière bureaucratique est analysée, par exemple, comme un dispositif disciplinaire qui a remplacé les formes corporelles de contrôle, c'est-à-dire des mécanismes visant à modifier des choix rationnels plutôt que d'imposer des contraintes sur les organismes. Peu importe leur situation dans la chaine hiérarchique, les individus qui se sentent surveillés dans l'entreprise ont des comportements modifiés, certains seront moins enthousiastes, d'autres plus stressés ou alors moins productifs.

Anthony Hopwood, professeur à la London School of Economics (LSE), fondateur et rédacteur en chef de la revue, Accounting, Organizations and Society journal utilisa le travail de Michel Foucault afin de démontrer la construction sociale de l'information comptable et l'a appliquée dans l'analyse archéologique de la comptabilité. Peter Miller et Ted O’Leary, utilisant le principe de gouvernementabilité ont mis en lumière les techniques comptables pour savoir si les sujets sont connaissables donc gouvernables. Les comptables ont ainsi pu mettre en avant que leur discipline n'était pas technique ou neutre mais qu'elle représente un discours de pouvoir et de connaissance qui a des effets réels.

Barbara Townley utilisa l'analyse foucauldienne afin d'illustrer et de comprendre la façon dont un corps de connaissance émerge, ce qui lui donne son unité et comment il fonctionne en pratique. En l'appliquant à la gestion des ressources humaines, elle chercha à comprendre les effets sur le corps de connaissance de la fonction RH en ce qui concerne les techniques de sélection par centre d'évaluation ou par entretien. En les confrontant avec la relation entre pouvoir et connaissance, elle met en lumière que des techniques, qui semblent triviales dans le recrutement, représentent des formes de pouvoir sur les salariés. Les corps de connaissance produisent des catégories ou des vérités sur les choses ou les personnes qui ne sont pas évidentes en soi mais des constructions sociales.

Les recherches historiques soulèvent des questions quant à l'identification de la naissance de l'organisation moderne avec la philosophie des lumières, comme le sous-entend Michel Foucault. Ces contributions examinent l'impact en gestion du discours totalitaire, de ses limites et des possibilités de résistance par les différents protagonistes au sein de l'entreprise.

Bibliographie

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  • 1964, Histoire de la folie à l'âge classique, U.G.E., coll. « 10/18 », Paris
    • Nouvelle édition en 1972, Histoire de la folie à l'âge classique. Folie et déraison, Gallimard, coll. « Tel », Paris, ISBN 2070295826
  • 1966, Les mots et les choses. Une archéologie des sciences humaines, Gallimard, coll. « Bibliothèque des sciences humaines », Paris, ISBN 2070224848
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  • 1970,
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    • b. Histoire de la sexualité, vol. 3 : Le souci de soi, Gallimard, Paris, ISBN 2070273822
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    • b. Dits et écrits, vol. 2 : 1976-1988, Gallimard, coll. « Quarto », Paris, ISBN 2070762904
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Littérature secondaire

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    • H. L Dreyfus et P. Rabinow, What Is Maturity? Habermas And Foucault On "What Is Enlightenment", In: Foucault A Critical Reader, C. D. Hoy, dir., Blackwell : Oxford
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Citations

  • Une des manies les plus intrigantes des intellectuels consiste à projeter ainsi sur les sociétés libérales les défauts qu’ils refusent de discerner dans les sociétés totalitaires… En Europe, Michel Foucault est l’un des penseurs chez qui on l’observe avec le plus d’étonnement, car Foucault n’a jamais été communiste, ni sympathisant, ni même marxiste, contrairement à Sartre et à tant d’autres. Seul un banal parti pris “progressiste” intervient donc chez lui quand il interprète les sociétés ouvertes avec sa théorie de l’enfermement, développée en particulier dans Surveiller et punir. Foucault y décrit les sociétés libérales comme fondées sur le principe d’un enferment généralisé: enfermement de l’enfant à l’école, du soldat dans la caserne, du délinquant, ou prétendu tel, dans les prisons; du fou ou du pseudo-fou à l’hôpital psychiatrique. Lorsqu’il fourre dans le même panier des formes aussi hétéroclites d’enfermement, pour intenter un procès en totalitarisme aux sociétés démocratiques, et ce au moment même où celles-ci n’avaient jamais connu un tel degré de liberté, ni ne libéralisation de tous les secteurs ci-dessus énumérés, Foucault, on ne peut s’empêcher de la penser, décrit en réalité une autre société, une société qui le fascine, mais qu’il ne nomme pas: la société communiste. (Jean-François Revel, La Connaissance inutile, 1988)
  • Foucault a une période libérale. Elle fut inspirée par des libéraux économiques tels qu'Adam Smith, Wihelm Röpke et l'Ecole de Chicago. Dans ses cours de 1978 et 1979, l'anti-étatisme latent était nourri par la résurgence des idées néolibérales que la crise économique avait précipitée. (...) A un moment où comme nombre de ses contemporains il tentait de libérer la vie intellectuelle française de l'emprise de la gauche révolutionnaire, le libéralisme économique s'est révélé une arme théorique redoutable dans le combat contre les inclinations autoritaires de la gauche. » (Michael Behrent, 2009)

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